Téléphoner, en plein vol, depuis sa place en avion, avec son propre téléphone mobile, sera bientôt possible. Du moins Bruxelles vient-elle de donner son feu vert au développement de ce type d’offres.
Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Sous peu, c’en sera fini de cette bulle de silence – tout relatif – et d’isolement que peut être l’avion : les passagers auront le droit de garder allumés leurs téléphones mobiles et même de recevoir et de passer des appels en plein vol. Non seulement il faudra rester joignable pour le boulot, mais en plus, il faudra supporter le babillage de ses voisins… Heureusement, le coût des communications pourrait réfréner quelques ardeurs. En effet, il ne sera pas question d’utiliser directement le réseau de téléphonie mobile de son opérateur : les compagnies aériennes vont devoir équiper leurs appareils de relais GSM/satellite pour acheminer les communications vers le sol. Et cela aura un coût, aujourd’hui indéterminé.
Dans communiqué, la Commission Européenne se contente d’appeler de ses vœux la « transparence » et « l’innovation » au niveau des tarifs, de la part des opérateurs. Alors que Bruxelles a dû récemment taper du poing sur la table au sujet des tarifs d’itinérance dans l’Union Européenne, on peut s’étonner d’une naïveté apparente aussi prononcée.
Reste qu’Air France ne devrait pas tarder à lancer ses services : la compagnie aérienne teste en effet les télécommunications mobiles en avion depuis le mois de décembre dernier. Ryanair serait également intéressé.
Mais, nomades connectés convulsifs, ne comptez pas trop sur ces liaisons mobiles en avion pour vous connecter à Internet : il n’est question que de voix, voire de SMS, pas de transmissions de données en Edge ou HSDPA. Déçus ?
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