Nouvelle pression pour l’accélération du vote de la loi contre le téléchargement illégal. L’industrie s’impatiente et en appelle aux consommateurs. Mais le résultat est au minimum incomplet. Et le texte toujours pas à l’ordre du jour de l’assemblée qui doit le voter.
L’industrie du disque poursuit son offensive en soutien de la future loi Hadopi et de la ministre de la culture – Christine Albanel – qui en fait la promotion. Cette fois c’est la SCPP, société civile des producteurs phonographiques, qui sort opportunément de son chapeau un sondage commandé à Ipsos. Conclusion : 74% des français seraient favorables au projet de loi, comprendre à la riposte graduée (avertissement divers puis, in fine, coupure de la connexion). On les comprend dans la mesure ou le choix proposé par les sondeurs était entre ça ou des peines extrêmement lourdes, pécuniaires voire de prison. En fait la SCPP craint de voir tomber aux oubliettes un texte déjà stigmatisé par le parlement européen avant même son examen. Poussé par Michel Rocard cette institution s’est en effet prononcée contre les mesures de rétorsions proposées.
Du coup, il y a quelques semaines l’industrie française du disque avait déjà tapé du point sur la table et la semaine passée, depuis Cannes, la ministre avait dû rappelé à la mobilisation sur son texte. Celui ci prévoit la création de l’Hadopi, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur l'Internet, dotée donc de pouvoirs d’avertissements puis de sanctions pour les pirates multirécidivistes.
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