450.000, ce chiffre peut effrayer, mais comment faut-il l’interpréter ? Ce serait le nombre de films téléchargés illégalement par les internautes français en une journée. Le P2P est une fois de plus pointé du doigt.
L’association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (Alpha) a demandé à Thomson et Advestigo de déterminer l’ampleur du phénomène des téléchargements illégaux sur les réseaux de P2P tels qu’Emule et BitTorrent en France. Pour faire cette étude, un système de signature numérique des films a été utilisé. Les films présents sur le réseau sont analysés, la signature en résultant est ensuite comparée à celles d’une base de données d’œuvres originales. Cela permet donc de savoir de quelle œuvre est dérivé le fichier pirate et même de connaître sa qualité et ainsi détecter s’il a été filmé en salle ou réalisé à partir d’un DVD.
Sur le mois de juin 2008, 14,1 millions de fichiers ont été téléchargés illégalement. Les deux tiers des téléchargements sont des films américains suivis par les films français avec 19 %. Cette étude tombe à point nommé pour les réformes parlementaires de la rentrée et appuiera certainement le projet de loi Hadopi présenté mi-juin par le ministre de la Culture, Christine Albanel. Ce texte institue une riposte graduée allant du simple avertissement à une suspension de l’abonnement Internet. Voici une étude fort intéressante, mais à laquelle il manque une donnée d'importance : l'évaluation du manque à gagner provoqué par ces téléchargements pour les enrteprises concernées. Rappelons que Bienvenue chez les Ch’tis, le film français le plus piraté, est tout de même celui qui a fait le plus d’entrées en salles de cinéma. Faut-il améliorer les offres légales ou punir plus durement les pirates ? Une question à laquelle il est difficile de donner une réponse au vu du cas d’étude Radiohead.
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