Le piratage de magazines s'offre une vitrine

Publié le 19 août 2008 , par Fabien BOURGEOIS - mis à jour le 15 septembre 2008 à 11h - dans Internet - Mots clés : piratage

Un nouveau site de partage vient de faire son apparition et devrait faire parler de lui. Mygazines offre en effet, en toute illégalité, la lecture de plusieurs centaines de magazines, essentiellement anglophones.

Le piratage de contenus soumis à la propriété intellectuelle ne touche pas seulement le cinéma, la musique ou encore les jeux vidéos. L'industrie de la presse en est également victime. Des magazines ou e-books de journaux sont ainsi fréquemment échangés sur Internet.

Le report d'une partie des lecteurs vers les supports immatériels du Web a affecté la presse papier, morose depuis maintenant plusieurs années. Malgré cela, la présence des sociétés de presse dans la lutte contre le piratage est plus discrète que celle des autres industries concernées. La réaction envers un nouveau site Internet pourrait cependant s'avérer moins timide.

Mygazines, lancé il y a trois semaines, est un site qui propose à tout-un-chacun de scanner, d'envoyer et de partager l'intégralité de magazines achetés en kiosque. Il s'agit en somme d'une sorte de Youtube du magazine sous copyright. Outrepassant les lois concernant la propriété intellectuelle, le site permet donc de visionner des centaines de titres sans avoir à débourser le moindre sous et sans que les auteurs des contenus soient rétribués.

C'est  la presse étasunienne qui semble pour le moment la plus touchée. Le problème, c'est qu'il sera de prime abord compliqué pour elle de faire fermer ce site. Celui-ci est en effet enregistré dans le paradis fiscal d'Anguilla, une île des Caraîbes en dehors de la juridiction américaine. Le service semble quant à lui être hébergé en Suède.

Mais Mygazines risque tout de même la fermeture : à la différence de The Pirate Bay, en Suède, le site héberge du contenu illégal, ce qui devrait le rendre plus facilement attaquable. De plus, l'île d'Anguilla étant une dépendance britannique, on peut imaginer que les États-Unis n'auront pas une grande difficulté à obtenir davantage d'informations si elles le souhaitent.

Mygazines, déjà fort de plus de 15 000 inscrits, semble se défendre en disant qu'il ne fait que la même chose qu'un cabinet de médecins en mettant à disposition des magazines pour ses patients. Une réponse qui tient difficilement la route : le médecin est sensé acheter les journaux qu'il prête et  n'a aucun droit de reproduction.

Source : Branchez-vous

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