Les trois géants comparaissent pour avoir diffusé des publicités prohibées. Ces dernières proposaient des techniques, interdites en Inde, afin de déterminer le sexe du futur enfant.
Trois poids lourds d'Internet se retrouvent ensemble dans le banc des accusés de la Cour suprême de l'Inde. Ils sont poursuivis pour la diffusion de publicités promouvant des moyens pour connaître le sexe du futur enfant. Or, cette pratique est interdite en Inde en raison d'un nombre élevé d'avortements de foetus de sexe féminin, estimés à environ 900 000 par an selon l'UNICEF. En Inde en effet, les garçons sont préférés aux filles car ils perpétuent le nom patrimonial et subviennent aux besoins des parents une fois ceux-ci âgés. En revanche, la famille doit généralement payer une dot lors du mariage d'une fille, qui s'engage alors avec sa belle-famille.
C'est l'avocat indien Sabu Mathew George, militant pour l'amélioration du statut de la femme, qui est à l'origine de cette plainte. Il a estimé que les sociétés n'avaient pas le droit de gagner de l'argent en enfreignant la loi. Google, qui détient plus de 80% des recherches effectuées dans le pays, a déclaré tenir compte très sérieusement des lois locales. Rishi Jaitly, de la section indienne du géant, a cependant regretté la plainte. Il estime en effet normal que l'"on n'attaque pas la compagnie téléphonique lorsqu'un crime est planifié par téléphone". Suivant le même raisonnement, il s'est dit triste de voir "un des fondements d'Internet mis à mal", celui de la neutralité des intermédiaires.
Source : ITWire
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