Le CSA est chargé de veiller sur l'audiovisuel français. Il vient d'épingler le FAI Free à cause de la chaîne Man X, qui diffuse des programmes pour adultes. Les mesures de protections mises en place par Free sont insuffisantes et l'opérateur est sommé d'agir rapidement
L'encadrement de la diffusion de contenus pornographiques est très prononcé en France. Ainsi, outre l'icône "+ 18" et une diffusion entre minuit et 6h du matin, seules certaines chaînes ont droit à ce type de contenu (chaînes cinéma ou contribuant à la production, service de paiement à la demande). Le CSA - Conseil Supérieur de l'Audiovisuel - veille au bon respect des règles édictées.
Free vient se faire épingler pour sa diffusion de la chaîne pour adulte Man X. Les dispositifs de verrouillage ne semblaient en effet pas actifs. Free est donc mis en demeure, sans que pour le moment aucune sanction n'ait été prise. Mais si la société ne réagit pas rapidement, elle pourrait encourir une amende, voire l'interdiction de diffuser cette chaîne. Ce n'est pas la première affaire qui touche le FAI : il y a trois ans, XXL avait déjà posé problème et, plus récemment, le code d'accès demandé sur le service TVPerso du FAI, pour visionner les contenus de la section adulte, avait semblé insuffisant au CSA.
Pour le Conseil, les programmes pour adultes "doivent faire l’objet, en plus du contrôle d’accès au service, d’un verrouillage spécifique lié à leur catégorie dès la première utilisation et sans qu’une intervention de l’utilisateur soit nécessaire". L'accès à ces programmes doit être rendu impossible "sans la saisie d’un code personnel et doit s’accompagner du message suivant : Ce programme est verrouillé en raison de sa nocivité pour les mineurs". De plus, le code de verrouillage doit différer de 0000 et être entré à nouveau en cas de changement de chaîne ou de mise en veille du décodeur. Il ne doit pas pouvoir être désactivé.
Ce point de vue, dont l'explication principale réside en la protection des mineurs selon le site du CSA, peut être assez aisément compris même s'il paraitra à certains disproportionné. Alors que près de 55% des foyers ont accès à Internet, l'accès à la pornographie ne passe plus uniquement pas la télévision, loin de là. Les filtres parentaux ont encore des progrès à faire et bien souvent, seul un bref avertissement est présent en guise de page d'accueil sur les sites présentant du contenu pour adultes. Le CSA n'a pas compétence pour Internet et stipule la non-existence "d'instance qui régule efficacement l'activité du réseau mondial". Le paquet télécom pourrait bien changer cette donne même si les gains obtenus seraient tout à fait discutables.
Source : PCInpact
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