Cray amène le supercalculateur dans le bureau

Publié le 18 septembre 2008 , par Fabien BOURGEOIS - mis à jour le 18 septembre 2008 à 09h - dans Hardware, PC Bureau - Mots clés : Microsoft, Supercalculateur, Intel Xeon

Le constructeur américain Cray Inc. lancera bientôt son CX1, un supercalculateur à taille humaine. Celui-ci pourra aligner jusqu'à 16 processeurs Xeon, 64 Go de RAM et 4 To pour le stockage. Le futur système d'exploitation Microsoft destiné aux superordinateurs, HPC 2008, y est proposé, mais la machine pourra aussi être équipée des plus classiques distributions GNU/Linux de Red Hat ou de Novell.

Le constructeur Cray est un spécialiste de l'informatique haut de gamme et plus précisément de la conception de machines capables d'effectuer des tâches de calcul intensif. Cray lance, conjointement avec Microsoft, le CX1,  un supercalculateur "de bureau".

La machine, qui occupe une place réduite, n'a pas de commune mesure avec un ordinateur de bureau traditionnel. Elle peut en effet associer jusqu'à huit nœuds bi-processeurs pour 16 Intel Xeon dual ou quad-core - Cray ayant abandonné AMD, pourtant apprécié dans ce secteur, au profit d'Intel et de ses Xeon en avril dernier. La machine peut être équipée au maximum de 64 Go de mémoire vive et de 4 To d'espace disque. Il s'agit donc bel et bien d'un superordinateur, dont le prix annoncé variera, selon la configuration, entre 20 000 et 60 000 $ par machine. On imagine que le CX1 pourra servir dans certains cas au traitement de l'information financière, à la modélisation météo ou encore aux secteurs de la 3D ou du traitement vidéo.

Si Microsoft a été associé à cette machine, c'est par la possibilité d'y faire fonctionner Windows HPC Server 2008, la version Windows dédiée au calcul intensif. Or, le système ne devait être finalisé qu'en décembre mais pourrait bien être disponible dès le mois d'octobre dans le cas du CX1. Il faut dire que Microsoft est à la peine dans ce secteur puisque, selon le TOP 500 mondial, son système n'est présent que sur 1% des supermachines civiles les plus performantes. Cela dit, la version 2008 avait fait une apparition remarquée à la 23ème place du dernier classement, datant de juin 2008.

GNU/Linux domine très largement le domaine avec une part de marché de plus de 85% : l'OS libre est présent sur 427 des 500 supercalculateurs recensés.  Il y a moins de dix ans cependant, ce sont les systèmes de type UNIX qui atteignaient de tels scores, prouvant que le marché peut être rapidement bouleversé. Cray, pragmatique, a précisé que son CX1 peut aussi fonctionner avec des produits signés Red Hat ou Novell.

Quoi qu'il en soit, même si aucun chiffre n'a été annoncé, il ne s'agit pas de retrouver un équivalent de la puissance des supercalculateurs utilisés dans les milieux scientifiques avec ce CX1. Ces derniers comptent en effet souvent plusieurs dizaines de milliers de processeurs et coûtent plusieurs dizaines de millions de dollars chacun. C'est IBM qui est le grand vainqueur actuel du secteur, notamment grâce à ses processeurs à l'architecture POWER. De nombreux autres fondeurs aimeraient lui damer le pion, parmi lesquels Fujitsu, Sun ou encore la Chine et son Godson.

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