Alors que la crise bancaire américaine prend une tournure de crise économique mondiale, similaire à celle traversée lors du krach de Wall Street de 1929, le marché de l’informatique n'est pas épargné...
La crise bancaire américaine continue de faire des ravages, et pas seulement outre-Atlantique, à tel point que le marché de l’informatique commence à en pâtir sérieusement. C’est ainsi que de gros acteurs comme Dell, Ingram, Nortel, RIM ou encore NVIDIA tirent la sonnette d’alarme. Et les inquiétudes jaillissent...
Des faillites similaires à celle de Lehman Brothers seraient susceptibles d’entrainer des dizaines de milliers de pertes d'emplois et d’engendrer d'importantes fluctuations de la demande en terminaux professionnels et personnels. De ce fait, Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics, annonçait il y a quelques jours : "RIM semble probablement le plus exposé à tout risque de chute sur ce segment". Si le leader de la téléphonie sans fil venait effectivement à être touché, il va sans dire que d’autres pourraient bien en faire les frais, tels que Palm, HTC ou HP. Lors de la présentation du Blackberry Bold en Inde, RIM, tout en essayant d’apaiser les esprits, a d’ailleurs bien reconnu "qu’il pourrait y avoir un impact".
"Dell s’inquiète de la baisse de la demande nettement supérieure à celle prévue sur le marché informatique"
De son côté, NVIDIA, à la suite d’un important problème de fiabilité découvert sur certaines de ses puces graphiques pour ordinateurs portables a été contraint d’annoncer un plan de licenciement. Donnant lieu à une réduction des effectifs globaux d'environ 6,5%, soit 360 emplois dans le monde et une perte nette de près de 120 millions de dollars.
Parmi les acteurs centraux, Dell s’était aussi inquiété, mardi dernier, de la baisse de la demande nettement supérieure à celle prévue sur le marché informatique. Et a vu ses actions subir une étonnante dégringolade de 10% après que son Directeur Financier ait déclaré qu’il attendait un ralentissement de la demande mondiale du marché informatique pour le troisième trimestre. Pour le second semestre, un bénéfice en baisse de 17% (à 616 millions de dollars) avait été publié.
Enfin, dans les jours qui viennent, le secteur des services financiers risque de perdre beaucoup d’ampleur pour les entreprises de l’IT. Avec des opportunités de ventes de logiciels, de matériels et de services informatiques auprès des 10 premiers établissements bancaires également susceptibles de chuter d’un tiers après la faillite de la compagnie Bear Sterns. Il ne reste plus qu’à espérer que la crise économique mondiale se rétablisse au plus vite.
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