Pour répondre aux problèmes de miniaturisation et d’augmentation de la puissance des processeurs, l’université de Rochester propose des processeurs en "3D"...
Comme vous le savez probablement, il devient de plus en plus difficile pour les fondeurs d’augmenter la puissance de nos processeurs. Et ce essentiellement à cause de la chaleur à dissiper. Une des solutions fut d’utiliser plusieurs cœurs dans un même processeur et de continuer à affiner la gravure. Depuis cette période, les fréquences de fonctionnement n’ont plus augmenté. Malgré tout, nous atteignons une nouvelle limite, il devient difficile d’introduire plus de cœurs dans une seule puce. Pourquoi ? Nos puces sont en "2D", il faut entendre par là, en largeur et longueur, la hauteur ne variant pas. Certes, cela est pratique pour la dissipation thermique, mais engendre des problèmes de propagation des informations dus à des interconnexions de plus en plus longues.
L’idée de l’Université de Rochester n’est pas nouvelle : empiler les cœurs. Les chercheurs nomment leur nouveau processeur : le Cube. Attention ce terme est trompeur, ne vous attendez pas à voir apparaître un processeur sous la forme d’un cube, nous parlons ici de microélectronique et nous parlons donc en nanomètres et micromètres. Ne voyez surtout pas une superposition de puces, ou de cœurs, l’idée est bien celle-ci, mais ne se transcrit pas ainsi en microélectronique. Sans entrer dans les détails, vous allez avoir plusieurs couches de différents matériaux qui vont se superposer et dans lesquels des interconnexions seront faites à l’aide de "vias". L’avancée réelle se situe peut-être plus dans la fabrication de ces puces que dans l’idée de départ...

Le problème qui saute aux yeux est celui du dégagement thermique. Car comment refroidir efficacement plusieurs couches de matériaux avec un seul ventilateur ? Pour l’instant, peu d’informations ont filtré, mais il se pourrait que le dégagement thermique ne soit pas si important qu'imaginé. Les interconnexions sont plus courtes, il faudra donc moins de puissance pour garder des informations valides, ce qui induirait un dégagement thermique moindre. Pour le moment, ce prototype de processeur fabriqué avec l’aide du MIT, atteint la fréquence de 1,4 Ghz.
Nous avons donc encore le temps avant de voir ce type de processeur débarquer sur le marché. De plus, la suprématie d’Intel ne pousse pas forcément le fondeur historique à faire évoluer ses processeurs. Et les chercheurs risquent de nous faire rêver encore longtemps... A quand les vraies révolutions : processeur optique, quantique ? Mystère.
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