Google n'accepte par les critiques quant à sa possible atteinte à la neutralité des réseaux, et dit ne pas vouloir chercher de traitement de faveur de la part des principaux FAI...
C'est la rédaction du Wall Street Journal qui avait mis le feu aux poudres en accusant directement Google de porter atteinte à la neutralité des réseaux, un concept bien connu des économistes spécialistes d'Internet sous le terme de "Net Neutrality". Le principe de Net Neutrality est simple : Internet ne doit pas favoriser, ni pénaliser, certains contenus par rapport aux autres. C'est dans ce cadre qu'était très apprécié le moteur derrière Google et son principe de pertinence des résultats. Mais le modèle économique de l'empire Google a évolué, et selon le Wall Street Journal, le géant met aujourd'hui en péril la neutralité du réseau des réseaux.
L'affaire est même traitée au plus haut niveau de la politique, puisque le président élu Barack Obama s'est personnellement engagé durant sa campagne à faire respecter la neutralité des réseaux. Une lutte de chaque instant quand on sait à quel point Internet est aujourd'hui prédominant dans les stratégies économiques des plus grandes firmes internationales. Plus précisément, le Wall Street Journal mettait le doigt sur une pratique dérangeante, selon laquelle Google n'hésiterait pas à se faire l'allié de founisseurs d'accès à Internet peu scrupuleux négociant des voie d'accès rapides vers certains sites en échange d'une rémunération.
Richard Whitt, le conseiller de Google en la matière, martèle donc sur le blog officiel du géant que la Net Neutrality est ce pour quoi Google officie aujourd'hui, et que le principe est au coeur de toutes les mécaniques de l'entreprise depuis sa création. Contrant ainsi les accusations du Wall Street Journal qu'il dit "non fondées". "Tous les accords de colocation de Google avec les FAI - que nous avons menés via des projets appelés OpenEdge et Google Global Cache - sont non exclusifs, ce qui implique que d'autres entités peuvent bénéficier du même type d'arrangement" précise-t-il. L'exemple qu'il cite est celui de YouTube, dont la rapidité de chargement des vidéos s'explique par la proximité avec les serveurs de Google, les deux services appartenant au même groupe. Aussi, Richard Whitt précise que les technologies développées en ce sens pour accélérer les réseaux sont souvent mises à la disposition de tous et, surtout, ne sont pas à vendre.
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