Plus rien ne s’oppose à l’extradition du hacker anglais McKinnon, qui n’a plus qu’à espérer un minimum de clémence de la part de Cour Suprême.
L’affaire Gary McKinnon revient de nouveau sur le devant de la scène médiatique. Pour rappel, il s’agissait d’un hacker anglais qui était parvenu à pirater 97 ordinateurs du Pentagone et de la NASA avant que les États-Unis ne réclament son extradition.
Bien qu’il eut précisé être atteint du syndrome d'Asperger, toutes ses tentatives pour ne pas être jugé aux États-Unis ont échoué, de même que celle menée auprès la Cour européenne des droits de l'Homme. En dernier lieu, une requête a été envoyée au département Crown Prosecution Service (CPS) en Janvier dernier.
Mais cette dernière a aussi été rejetée, étant donné que les crimes pouvant entraîner des sanctions conformément à la loi anglaise sont moins nombreux que ceux déclarés par les autorités américaines. Ces derniers ne seront d’ailleurs pas obligés de fournir des preuves de leurs accusations, selon Karen Todner, l'avocate de M. McKinnon.
Les autorités judiciaires américaines vont ainsi coller sur ces actes des motivations idéologiques et politiques suite aux aveux du hacker qui a expliqué vouloir « découvrir ce que le gouvernement américain nous cache, à commencer par l'existence d'une vie extraterrestre », renforçant ainsi les charges retenues contre lui.
Il encourt ainsi une amende d’environ 900 000 dollars de dommages pour ses intrusions, de même que de nombreuses années d’emprisonnement. L’affaire sera prochainement portée devant Cour Suprême au mois d’avril par son avocate. La suite au prochain numéro…
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