Le TGI de Carpentras invoque un "trouble anormal du voisinage" et oblige SFR à démonter une antenne relais. SFR a fait appel de cette décision.
Deux habitants de Châteauneuf-du-Pape viennent d'obtenir gain de cause devant le TGI de Carpentras en condamnant SFR à démonter l'une de ses antennes relais. Motif invoqué par le tribunal : le trouble anormal du voisinage, décidé selon plusieurs critères, notamment sanitaires et esthétiques.
Objet du délit, un pylône gris de 20 mètres de haut situé à moins de 135 mètres des habitations et équipé d'une antenne relais téléphonique. SFR devra payer 400 euros par jour d'astreinte dans l'hypothèse où l'opérateur trainerait la patte, de quoi accélérer la démolition de ce pylône également jugé disgracieux.
"Nous avons pris acte de la décision du TGI de Carpentras concernant le démontage de l'antenne et nous faisons appel de ce jugement qui se base en partie sur un motif esthétique" a expliqué SFR.
Quant à l'association Robins des toits, elle se félicite de cette nouvelle décision de justice qui joue en la faveur de ses recommandations, après l'affaire perdue par Bouygues Télécom devant le TGI de Versailles : "Ce jugement confirme celui de Versailles. En l'absence de décision législative, la justice est obligée de faire le travail des politiques (...) Le rapport de force est maintenant en faveur des associations et des particuliers sur cette question de santé publique qui mérite au minimum un débat".
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