Les autorités chargées de valider la fusion d'Oracle et de Sun sont trop longues. Sun ne peut plus attendre et, pris à la gorge, est obligé de licencier...
C'est un courrier adressé aux autorités américaines qui dévoile que Sun Microsystems, en grosse difficulté financière, va devoir procéder au licenciement de 3000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs, sur l'année 2010. Des licenciements qui, selon certains analystes, auraient pu être évités si les autorités américaines étaient allées plus vite dans le processus de validation du rachat de Sun par Oracle. Aucune zone du globe ne sera épargnée et toutes les filiales de Sun seront touchées.
Bruxelles en cause ?
Mais les autorités américaines ne sont pas seules en cause, puisqu'elles ont déjà donné leur aval pour la fusion de ces deux géants. En revanche, la Commission européenne tarde à rendre son verdict et le collège antitrust se questionne sur l'intégration de MySql qui place Oracle en position ultradominante sur le marché de la base de données. Les conclusions de Bruxelles sur le sujet ne sont pas attendues avant janvier. Résultat, Sun Microsystems, qui perdrait 100 millions de dollars par mois, est contraint de licencier.
Surtout qu'à côté, les concurrents profitent de cet immobilisme pour voler ses clients à Sun. Ainsi, IBM aurait séduit 250 nouveaux clients au cours du dernier semestre, HP en revendique plus d'une centaine et même Dell verrait ses commandes augmenter. Pour la plupart, il s'agit de clients qui délaissent Sun. Enfin, pour ternir un peu plus le tableau, les analystes rappellent qu'en plus de ces licenciements, la fusion d'Oracle et de Sun ne se fera pas sans trancher dans les effectifs autour d'une nouvelle organisation.
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