Christine Albanel est investie d'une nouvelle mission par le gouvernement autour des livres et du numérique. Certains y voient une préparation à son arrivée à la tête de la BNF.
Christine Albanel, évincée après la première débâcle d'Hadopi, revient sur le devant de la scène et toujours au sujet d'une affaire de piratage, mais concernant cette fois-ci les livres. Ainsi, l'ancienne ministre de la Culture vient d'être chargée par François Fillon d'une "mission d'information sur l'adaptation de l'industrie au livre numérique". Une mission d'importance alors que la filiaire litérraire commence à s'inquiéter du piratage de ses oeuvres et que les livres électroniques (ou e-books) se font doucement une place.
"Dans le domaine du livre, plusieurs axes méritent une étude approfondie (...) visant à permettre l'adaptation de ce secteur à l'économie numérique" explique François Fillon, alors que Christine Albanel devra rendre son rapport le 1er avril 2010. Elle devra notamment penser à toutes les pistes de développement autour d'une politique de numérisation des ouvrages, mais aussi trouver des solutions pour l'adaptation du secteur de l'édition à l'économie numérique, ce qui passera par la mise au point de moyens permettant de lutter efficacement contre le piratage des livres.
Christine Albanel à la tête de la BNF ?
Si l'on en croit un article du Figaro, cette responsabilité confiée à Christine Albanel préparerait sa nomination future à la tête de la Bibliothèque nationale de France. Une nomination qui pourrait avoir lieu au printemps 2010 en remplacement de Bruno Racine, largement critiqué pour être favorable à la numérisation de sa collection par l'américain Google.
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Quand on voit les moyens financiers colossaux que Google déploie afin de numériser ou même de financer cette opération pour diverses institutions et que l'on les compare à l'effort dérisoire qu'a essayé d'enclencher la communauté Européenne on sait qui sortira vainqueur du match.
Sans compter les désaccords sur le copyright et différents litiges opposant les ayants droits et Google qui n'aurait apparemment pas demandé l'avis de ces derniers pour publier des ouvrages.
En Europe on statue, on débat, on crée des commissions où l'on se gargarise de pouvoir répondre à une équation alors qu'aux Etats-Unis on paie pour pouvoir rentrer dans le vif...
Bref une belle pantalonnade en perspective
Quelle monde de m****