En effet, le marché mobile a cela de complexe qu'il répond également à des exigences d'importance côté service. Disponibilité du réseau, vitesse de connexion haut-débit, richesse du portail, accords de roaming, programmes de fidélité, remplacement des mobiles, service client... Autant de paramètres que Free Mobile ne devra surtout pas survoler afin de ne pas connaître une nouvelle fois les mêmes problèmes de notoriété que Free, le FAI, a dû surmonter à ses débuts. Un problème d'importance alors que l'UFC-Que Chosir a encore récemment porté plainte contre Iliad sur des motifs attenants à cette problématique (cf. cet article).
Se pose ensuite la question de la rentabilité. Nos confrères de Zdnet, qui ont interrogé plusieurs spécialistes, ont recueillis les propos intéressants de Philippe Torres, directeur des études de l'Atelier BNP Paribas qui déclare : « Free peut espérer atteindre 10% à l'horizon 2016, c'est deux fois plus que tous les MVNO réunis aujourd'hui. Mais peut-on être rentable avec cette part de marché ? ». Un scepticisme de rigueur, même si certains y croient, notamment l'UFC-Que Choisir (!) : « Leurs annonces se sont presque toujours vérifiées, alors on y croit. Ils sont très créatifs et surtout très réactifs. Ils ne feront pas la même chose que les opérateurs en place, sinon c'est l'échec assuré ».
Trois heures de télécommunication vers les fixes et mobiles en métropole pour moins de 20€ par mois
En épluchant les documents de la candidature révélés publiquement par l'Arcep, on apprend que Free Mobile prévoit de lancer une offre prépayée, plusieurs forfaits mobiles 3G et un forfait autour d'une clé 3G. Documents qui révèlent que le forfait dit « d'entrée et de milieu de gamme » pourrait propose jusqu'à « trois heures de télécommunication vers les fixes et mobiles en métropole pour moins de 20€ par mois ». Autres indications, il semblerait qu'afin de limiter l'usage des forfaits data illimité en téléchargement, Free Mobile ait choisi d'imposer un ralentissement du débit après qu'un certain volume de données ait été téléchargé, comme le font aujourd'hui les opérateurs en place. Par contre, ni le service de messagerie instantanée, ni la téléphonie sur IP ne seront a priori restreints. Mais voilà, pour proposer ce genre de services à bas prix, Free Mobile ne proposera sans doute pas de subventionner une partie du prix des terminaux mobiles. En contrepartie, l'opérateur s'engage à vendre des terminaux à prix coûtants, avec une possibilité de paiement en plusieurs fois. « En général, le tarif des offres actuelles ne diminue pas au delà de la période d'engagement initial, alors que le téléphone est intégralement payé. Selon Free Mobile, sa politique en matière de terminaux incitera l'utilisateur à adopter une attitude rationnelle quant à la fréquence de renouvellement de son terminal » explique à ce propos l'Arcep.
Côté innovation, ces documents démontrent que Free Mobile a visiblement l'intention de suivre, très tôt, les dernières évolutions du secteur du mobile puisque sont évoqués un espace de stockage sécurisé pour ses données en ligne, la mise en place du paiement par mobile via les technologies NFC mais aussi l'accès à des services de téléchargement de musique, de vidéos et d'images, ainsi que celui à des offres de streaming. Sans oublier des services de géolocalisation, de cartographie ou de navigation. Bien entendu, les abonnés Free Mobile auront également la possibilité de se connecter aux points d'accès WiFi mutualisés des possesseurs de Freebox. Bien que les modalités n'aient pas été abordées. Voilà pour ce que l'on sait à ce jour de Free Mobile. Maintenant, c'est au nouvel opérateur de nous surprendre...
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hmmmm "peux-t-on" à remplacer par "peut-on" ?
C'est corrigé