Greenpeace s'intéresse aux méfaits des data-centers et distribue les bons comme les mauvais points...
Greenpeace, qui mesure via son baromètre l'activité polluante des grandes entreprises du monde des nouvelles technologies, vient de publier un nouveau rapport s'intéressant aux conséquences du cloud computing qui requiert d'énormes machineries avec des serveurs qui tournent sans cesse et, indubitablement, polluent... L'ONG joue donc le rôle d'arbitre et distribue les cartons, comme ceux, rouges, attribués à des groupes comme Apple ou Facebook.
En effet, ce que l'on appelle les fermes de serveurs, ainsi que toutes les infrastructures d'acheminement des données, ont des conséquences néfastes sur l'environnement car elles consomment énormément d'énergie. De l'énergie pas vraiment propre, surtout aux Etats-Unis où les centrales à charbon sont encore nombreuses.
Malgré tout, certaines multi-nationales sont félicitées pour l'exemple qu'elles donnent, en réussissant à croître tout en mesurant les effets environnementaux négatifs de leur activité. C'est notamment le cas d'entreprises comme Microsoft, Google ou IBM. Et si Greenpeace tire la sonnette d'alarme aujourd'hui, c'est pour éduquer et espérer que nous n'ayons pas à en subir les conséquences demain. En effet, dans dix ans, Greenpeace estime que la consommation des data-centers et autres réseaux télécoms sera trois fois plus importante qu'aujourd'hui et sera égale à celle de l'Allemagne, de la France, du Canada et du Brésil réunis. Soit près de 2 000 milliards de kWh !
Bons et mauvais points
Autre société à être félicitée par Greenpeace : Yahoo. En effet, le groupe américain va ouvrir un nouveau data-center à Lockport aux Etats-Unis qui, en plus d'être pensé pour consommer un minimum d'énergie, sera alimenté par une centrale hydro-électrique voisinne à faibles émissions. Quant à Google, son intention d'accroître la quantité d'énergies renouvelables dans son portefeuille énergétique séduit également l'ONG.
En ce qui concerne les mauvais élèves, Apple est montré du doigt avec un data-center agrandi en Caroline du Nord qui puise déjà 60% de son énergie d'une centrale à charbon, tandis que Facebook est épinglé pour son data-center de l'Oregon alimenté par PacificCorp, le fournisseur d'énergie le moins cher mais le plus polluant. A noter que Greenpeace n'est pas vierge de tout reproche non plus, ses serveurs n'étant pas particulièrement propres...
|
|
Sharp IS01 : entre smartphone et netbook | Noctua propose un kit gratuit aux utilisateurs de CPU AMD |
|
Imprimer
Envoyer
3 Réactions
308 Approbations


Flux RSS
Dernières réactions
Il faut réduire la conso et augmenter les centrales dites "propres"
Quand c'est un seul fournisseur, ça ne change effectivement rien. Mais quand une entreprise à le choix entre plusieurs fournisseurs d'électricité, s'ils optent pour un fournisseur pas cher utilisant des centrales polluantes et un plus cher, mais moins polluant, ça peut changer pas mal : dans le premier cas, c'est les centrales polluantes qui vont monter en charge (voir des nouvelles centrales polluantes qui vont être construites), dans le second cas c'est des centrales moins polluantes qui vont monter en charge.
Donc au final, pour une même production globale sur les deux fournisseurs, la part du "propre" va être plus élevée si le datacenter se fournit chez le second producteur plutôt que chez le premier.