Si 10 000 cartes musiques ont déjà été demandées en une semaine et que cela semble réjouir le ministère de la Culture, le projet n'en est pas moins entaché de quelques problèmes de taille...
Hier, à l'occasion du Conseil des ministres, Frédéric Mitterrand a fait un premier bilan de la Carte musique lancée le 28 octobre dernier. "En une semaine, 10 000 cartes ont été créées" a fait savoir le ministre de la Culture. De quoi déjà se réjouir ? Ce serait évidemment trop tôt, malgré le ton enjoué du ministre. D'ailleurs, il convient de rappeler que la création d'une carte sur la plateforme Internet du ministère de la Culture n'équivaut pas forcément à un acte d'achat. Car faire la demande d'une carte sur l'un des 14 sites partenaires ne veut pas dire que l'internaute va immédiatement l'utiliser. Il faudra donc attendre les statistiques d'utilisation de la Carte musique sur les principales plateformes de téléchargement de musique en ligne pour mieux analyser les résultats de cette opération.
Aussi, et malgré la déclaration sur l'honneur demandée par le processus, rien n'empêche de tricher et de tromper le système, profitant par exemple de la Carte jeune sans être âgé de 12 à 25 ans ou encore faire la demande de plusieurs cartes en utilisant plusieurs identités et adresses e-mail valides. Surtout que l'on imagine mal le ministère de la Culture se lancer dans une grande opération d'identification des bénéficiaires de la Carte musique.
Une carte favorisant iTunes ?
Autre problème, la carte en question correspond à un crédit subventionné. Rappelons qu'elle donne droit à 50€ d'achats numériques pour 25€, étant financée à 50% par l'Etat. Mais cette somme, sur iTunes par exemple qui vend également des contenus vidéo et des applications, peut tout à fait être utilisée pour acheter autre chose que de la musique. Quand on sait que la plateforme d'Apple représente 7 achats de musique numérique sur 10 en France, et qu'elle est donc la plus visible, on se doute bien que l'ensemble des crédits alloués par la carte ne seront pas forcément dépensés dans la section adéquat.
On attend donc désormais de nouvelles statistiques plus complètes pour constater, ou pas, les bienfaits de la Carte musique sur l'industrie du disque... même s'il est difficile de ne pas être particulièrement dubitatif sur l'intérêt éducatif vis-à-vis de l'achat de musique en ligne plébiscité par le gouvernement.
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Faire subventionner l'industrie du disque (pourtant très riche et bénéficiaire) par le contribuable, il fallait tout de même oser.
Je crois que je préférais Frédéric Mitterand quand il s'occupait avec des "éphèbes de 40 ans" en Thaïlande.
Moi qui voulais cotiser pour ma retraite, je pourrai continuer à bosser en musique (enfin la musique de merde du jeune à côté de chez moi)...
J'ai rien contre le fait de payer des impôts mais de savoir que par exemple pour itunes, 30% de la subvention se barre directement dans la poche de ricains ça me fait mal au cul. On se paye un plan de relance mais pas celui de la France.
EDIT : en une semaine, ça fait 250 000 € de nos impôts qui se sont barré pour cette connerie. Chaumage, se serrer la ceinture, toussa.