La mise en demeure de trois acteurs agréés du marché des jeux d'argent en ligne soulève quelques dysfonctionnements et divergences d'opinions.
Jusqu'à présent, les mises en demeure de l'Arjel (Autorité de régulation des jeux d'argent en ligne) n'avaient affecté que des opérateurs non-agréés, afin de les empêcher d'exercer en France. Mais aujourd'hui, plusieurs problèmes et des "manquements injustifiés" poussent l'Autorité à mettre également en demeure trois opérateurs détenteurs d'un agrément.
Interrogé par nos confrères des Echos sur cette affaire, Jean-François Vilotte, président de l'Arcep, explique : "Nous étions jusqu'à présent dans une période d'ajustements avec la mise en place de la loi. Nous avons fait diverses recommandations pour qu'elle soit bien respectée. Cette période est désormais close. Nous allons saisir la commission des sanctions de l'Arjel de ce qui nous paraît être, au-delà des ajustements nécessaires, des manquements non justifiés. Le collège de l'Arjel doit d'ailleurs se prononcer ce vendredi sur la saisine de la commission à propos de trois opérateurs légaux".
C'est donc la commission des sanctions, une commission indépendante, qui devra statuer sur le sort de ces trois opérateurs que ne jouent pas le jeu et sortent des clous définis par l'Etat selon l'Arjel. Seraient notamment remises en questions les procédures d'ouverture de comptes et la modération des jeux.
Reste que l'Arjel est très contesté dans son secteur d'activité, entre les opérateurs qui invitent l'Autorité à commencer par faire interdire des sites illégaux qui continuent à être accessibles depuis la France, sans parler de ceux qui lui reprochent la mise en place d'un modèle économique non-rentable pour les opérateurs. Deux points cruciaux à propos desquels les réponses de l'Arjel sont claires : si tout n'est pas encore parfait concernant la lutte contre les services illégaux, 125 d'entre eux ont néanmoins déjà été mis en demeure puis bloqués, tandis que le modèle économique serait tout à fait viable, certains opérateurs ayant d'ores et déjà dépassé les prévisions de leurs business-plans.
"J'ai par ailleurs du mal à comprendre qu'un même opérateur, qui assure gagner de l'argent à l'étranger avec un taux de retour aux joueurs (TRJ) de 96 %, en perdrait nécessairement en France avec un TRJ plafonné à 85 %, même en tenant compte des prélèvements obligatoires" insiste Jean-François Vilotte.
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Il y a comme un lapsus là.
ici c'est l'Arjel