Le Centre National du Cinéma s'intéresse à la TV de rattrapage et livre quelques chiffres intéressants qui permettent de mesurer l'intérêt des français pour cette nouvelle façon de consommer la télévision.
La grande majorité des chaînes de télévision mettent désormais à disposition des internautes une partie de leurs programmes, diffusés à la demande. Une TV dite "de rattrapage" qui se fait également de plus en plus souvent disponible directement via les Box Internet des principaux FAI. Si bien que pour mieux analyser ces changements de consommation de la télévision en France, le CNC (Centre National du Cinéma) lançait son baromètre en fin d'année dernière. Il remarque ainsi que de 15 000 vidéos disponibles en octobre, on est passé à 17 000 programmes accessibles via la "Catch-Up TV" en décembre 2010. L'offre est toutefois focalisée sur les journaux télévisés (environ 50% des programmes ainsi disponibles) et les émissions "de flux" (42,4%), ce qui signifie que les documentaires, la fiction et les films ne comptaient que pour 7,5% en décembre dernier.
Une adoption encourageante et des progrès encore à faire
Les observateurs estiment néanmoins que cette proportion va forcément évoluer en faveur de ce dernier type de programmes, le plus demandé par les utilisateurs de la TV de rattrapage. Autre point critiqué par le CNC, les disparités existant encore entre les programmes disponibles sur Internet via l'ordinateur et ceux que l'on retrouve via les Box des FAI ou sur téléphones mobiles. Des inégalités qui ne sont pas justifiables et les diffuseurs sont ainsi appelés à rectifier le tir si possible. M6 est à ce titre cité en exemple, avec une politique très ouverte en matière de TV de rattrapage, tandis que France Télévisions aurait encore des progrès à faire. C'est toutefois France 3 qui propose - très largement - le plus de vidéos en Catch-Up TV, grâce à son offre régionale et locale.
En moyenne, les programmes proposés en rattrapage sont disponibles pendant 7 jours à compter de leur diffusion initiale et 64% de la programmation télévisuelle est ainsi disponible. Les programmes français dominent (et ce pour des questions de droits) avec "seulement" 36,7% de productions américaines. Fin 2010, 52% des internautes français disaient utiliser régulièrement les services de TV de rattrapage, une moyenne qui cache que ce sont surtout les jeunes qui utilisent ces services (80,6% des 15-19 ans, contre 32,7% des plus de 50 ans). Si l'on en croit le CNC, ce sont les séries et les feuilletons qui attirent le plus les utilisateurs.
En outre, le CNC en profite pour glisser quelques chiffres quant à la VOD payante. L'occasion d'apprendre que le marché de la VOD pèse aujourd'hui 135,66 millions d'euros en France avec 64,2% des recettes pour le cinéma.
|
|
AMD sur le point de lancer sa HD 6790 | M14x : Dell annonce un Alienware 14" |
|
Imprimer
Envoyer
8 Réactions
293 Approbations

Flux RSS
Dernières réactions
À terme, les groupes de TV (TF1, M6, France Télévisions, ...) ne seront plus que des distributeurs ou producteurs de contenu, et les chaines ne seront plus que des playlists de ce qui sera disponible en premier lieu par VoD. On peut imaginer les portails VoD qui mettent en avant les contenus actuels, les nouveautés, un accès aux playlists ("chaines") et derrière un accès au catalogue de tout ce qui a été diffusé dans le passé.
alors que le service de Catch up TV ou TV de rattrapage, ca evoque plus facilement le fait que la chaine te propose un service pour "rattraper" (justement !) ce que tu as rate et n'a pas pu enregistrer
De plus, on devrait regarder la TV uniquement par ces biais la, car les emissions sont depourvues de toute publicite
Et même si y en a généralement moins que sur le direct, c'est parfois tout aussi gênant, voir plus, parce qu'ils la mettent pas forcément au même endroit que dans le direct, et ils se font pas trop chier à déterminer où, parfois ça coupe en plein milieu d'une phrase...