Chrome et Chrome OS : au cœur des Chromebooks, nouvelle tentative de percée de Google qui souhaite transformer le navigateur en client Web à tout faire.
Des netbooks tournant sous Chrome OS, voilà les Chromebooks (la contraction était trop facile pour que Google s'en prive). Après avoir évoqué l'avenir d'Android autour de Ice Cream Sandwich hier, Google a profité de son événement annuel Google I/O pour officialiser les ordinateurs portables qui tourneront sous Chrome OS et qui seront disponibles dans un petit mois dans le commerce.
Mais Google a bien sûr débuté cette conférence en parlant de Chrome, le navigateur Internet, qui a été téléchargé 160 millions de fois depuis son lancement et n'en finit plus de voler des parts de marché à ses concurrents à un rythme exponentiel. La rythme de sortie frénétique devrait donc se poursuivre avec une nouvelle version "majeure" tous les six mois, les objectifs étant clairement évoqués, à savoir proposer des API toujours plus complètes aux développeurs Web et être le plus performant possible sur les standards du Web moderne. La vitesse de rendu des pages Internet restant un sujet omniprésent dans la bouche des ingénieurs qui travaillent sur Chrome.
Chrome Web Store
Tout cela n'est pas désintéressé, et lorsque Google fait des démonstrations pour afficher ces performances accrues et toutes les dernières optimisations, c'est pour mieux appuyer sur le Chrome Web Store, boutique de Web Apps de Chrome qui s'oriente vers le multimédia et le jeu vidéo dans le navigateur. Pour favoriser l'émergence de cette boutique d'applications pour le navigateur, Google fait du pied aux développeurs en leur sortant le tapis rouge, en leur présentant le micro-paiement in-app et quelques exemples de ce qu'il est d'ores et déjà possible de faire.
Avec Graphicly Comics pour lire des BD, ou encore le jeu vedette Angry Birds dont une version a été développée par Rovio pour le Chrome Web Store, affichant 60 fps avec compatibilité WebGL ou Canvas pour l'accélération matérielle. Le jeu est même jouable hors-ligne et propose quelques niveaux spécialement conçus pour cette version Chrome. Comme pour sa politique d'accessoires pour terminaux Android, Google prend une nouvelle fois la politique d'Apple à contre pied en facilitant les choses aux développeurs avec une commission unique sur les ventes... et pas fixée à 30% des recettes, mais à seulement 5% !
Autour d'un tel navigateur, Google a donc imaginé un système d'exploitation léger et connecté, idéal pour les ordinateurs portables. Ce sont les Chromebooks, qui affichent des promesses attractives : démarrage instantané, connexion permanente, batterie longue durée, des documents accessibles de partout, des mises à jour automatiques et une sécurité à toute épreuve. Bref, Google présente un OS inédit, à mi-chemin entre les systèmes embarqués par les smartphones et ceux, plus lourds, des ordinateurs portables traditionnels. Chrome OS, le système, tourne donc entièrement autour du navigateur et de la connexion Internet. Qu'il s'agisse de la gestion des fichiers, de la lecture de vidéos, ou de la gestion des paramètres de la machine, tout se fait via les onglets de Chrome. Les Chromebooks sont presque des clients, qui vont piocher leurs contenus dans le Cloud, mais sont aussi capables de les conserver en partie en mémoire en local. Et quand on parle de Cloud, de stockage en ligne, Google a réponse à tout avec ses multiples solutions, de YouTube à Picasa, en passant par le tout nouveau Google Music ou les Google Docs.
Chromebooks en location, sans engagement
Il ne restait plus à Google qu'à trouver des constructeurs partenaires pour fabriquer ces machines. Les premiers Chromebooks seront donc proposés par Samsung et Acer. Samsung présente ainsi son Chromebook doté d'un écran de 12" qui promet un démarrage en 8 secondes et une sortie de veille quasi-instantanée, une autonomie de 8 heures sur batterie et un module 3G permettant d'être "toujours connecté". Le modèle Acer, lui, est un 11,6" aux caractéristiques quasi-identiques, mais à la batterie dont l'autonomie sera limitée à 6h30. Deux Chromebooks qui sortiront d'abord aux Etats-Unis le 15 juin, chez Best Buy et Amazon, puis dans six pays dont la France (Amazon.fr sera le premier distributeur de ces portables). A noter que Google prévoit aussi un bel avenir à ses Chromebooks dans le monde de l'entreprise où le côté client sécurise les responsables informatiques, surtout que plusieurs applications très précieuses pour les entreprises pourraient rapidement se trouver disponibles en Cloud.
Enfin, dernier information d'importance, le prix de ces Chromebooks. Comme le prédisait la rumeur (qui avait vu juste), ils seront bien proposés en location au tarif de 28 dollars par mois (location du matériel et du logiciel), et ce sans période d'engagement minimum. Un prix qui sera ramené à 20 dollars pour les étudiants et les écoliers, ce qui pourrait valoir à ces portables un joli succès sur les bancs de l'école. Ces tarifs par abonnement seront bien sûr réservés aux entreprises et aux établissements scolaires, cibles de Google. Pour le grand public, il en coûtera 349$ pour le modèle Acer, et 429$ pour le Samsung (499$ pour le modèle 3G). On attend évidemment de savoir ce qu'il en sera de notre côté de l'Atlantique.
[Mise à jour]
Les Chromebooks débarqueront bien en France à compter du 15 juin. Sur le site dédié aux Chromebooks, on devine que SFR sera partenaire chez nous, puisque l'opérateur offrira 1 Go de données pour les modèles 3G. On attend toutefois encore des informations concernant le prix de ces netbooks sous Chrome OS.
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Surtout dans notre pays de l'illimité "à la Française" ...
Grosso modo un abonnement 3G+ coûtera plus cher que la loc du matériel, sans compter que rendre le matériel au bout de 6 mois n'empêchera pas de payer son abo 3G+ 6 mois encore.
Bancal comme truc, non ?
Parce qu'en mode bureautique/pièce jointe 500/1000Mo ça peut vite devenir juste ou alors il va falloir du wifi un peu partout.
Bref, à voir mais pour étudiants ou pro ça peut être une belle solution.
Google n'a rien imaginer du tout, Chrome le navigateur n'est que le résultat de Chromium, un navigateur open source, sur lequel Google se base.
De la même façon, Chrome OS n'est que la déclinaison de Chromium OS