Le Super K du Japon est 1er du TOP500 !

Publié le 22 juin 2011 , par Florian Vieru - mis à jour le 27 juin 2011 à 11h - dans Hardware, PC Bureau - Mots clés : TOP500, NASA, CEA, Bull, Fujitsu, Cray, Intel, AMD, Nvidia

Le Japon met le paquet avec son supercalculateur K, trois fois plus puissant que le Tianhe-1A de la Chine...

L'arrivée de la Chine en tête du dernier classement TOP500 avait fait grand bruit. Tianhe-1A était alors le supercalculateur le plus puissant du monde. L'empire du Milieu vient cependant de perdre cette première place au profit d'un autre empire, celui du soleil levant. Le K, construit par Fujitsu, est opéré par l'Institut supérieur des sciences computationnelles de Riken. Il dépasse ainsi les huit quadrillions d'opérations à virgule flottante par seconde ! C'est la première fois depuis novembre 2004 que le Japon prend la tête du classement semi-annuel. Le K est un monstre composé de 672 racks, pour un total de 68 544 processeurs SPARC64 VIIIfx à 8 coeurs, pour un total de 548 352 coeurs. Cette bête de performances atteint 8,162 pétaflop par seconde sous LINPACK alors qu'elle est loin d'être finie. Chacun de ses CPU atteint 128 gigaflops (et 2,2 gigaflops par watt). Riken indique qu'il devrait atteindre environ 10 pétaflops une fois compléter, courant 2012. Il sera alors composé de plus de 800 racks et 80 000 processeurs ! Notons également que le K tire son nom de la lettre Kei de l'alphabet japonais Kanji, qui signifie 10 à la puissance 16.

La Chine se consolera en obtenant la seconde place du plus grand nombre de supercalculateur de ce 37e TOP500, avec 62 machines. Tianhe-1A est désormais second du classement, tandis que Nebulae est quatrième. Les États-Unis sont toujours en tête, avec 256 supercalculateurs. L'Allemagne en compte 30, la Grande-Bretagne 27, le Japon 26, et la France 25. Le Tera 100 du CEA chute à la 9e place, tandis que Pleiades est désormais 7e. Le monstre de la NASA contient désormais 23 296 Xeon (soit 111 104 coeurs), installés dans 182 racks. Il atteint 1,09 pétaflop par seconde sous LINPACK.

Riken_K_01 Riken_K_02 Riken_K_03

Les 500 ordinateurs de ce classement atteignent une puissance de calcul cumulée de 58,88 pétaflops par seconde ! Intel fournit près de 77,4% des processeurs de ce TOP500, et 169 de ces machines sont équipées de Xeon Westmere. AMD précise cependant qu'il est présent dans quatre des dix premiers supercalculateurs, et qu'il propulse près d'un tiers du top 100. Ces 68 machines sont toutes équipées des Opteron 6100 (à 8 ou 12 coeurs). La firme de Sunnyvale espère bien rattraper son retard avec Interlagos, son CPU à 16 coeurs basé sur la microarchitecture Bulldozer. 46,2% des supercalculateurs du TOP500 sont dotés de processeur quad-core, tandis que 42,4% sont conçus autour de puces hexa ou octo-cores (la moyenne étant de 15 550 coeurs par machines).

Les GPU sont désormais utilisés par 19 systèmes, dont les numéros 2, 4 et 5. Sur ces 19 machines, 12 utilisent des puces signées Nvidia. Du côté des fabricants, IBM est toujours le numéro un, suivi par HP, tandis que Cray maintient sa position, en devançant Fujitsu. La consommation de ces supercalculateurs est en hausse. 29 dépassent le mégawatt (le K va même au-delà de 10 mégawatts) et la moyenne du top 10 est de 4,3 MW. La présence des GPU permet cependant à ces derniers d'être plus efficaces, avec 464 Mflops/watt en moyenne. La consommation moyenne sur tout le TOP500 est de 543 KW.

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Dernières réactions

Moof@matbe - ( 3 approbations ) - le 22/06/11 à 09:57
Quelques remarques pour compléter...

La grosse performance des Japonais, c'est que Super K est un produit 100% made in Japan. Les CPU sont des modèles spécifiques fabriqués spécialement par Fujitsu pour le Super K. L'interconnect est lui aussi japonais. Autre remarque intéressante : le Super K n'utilise pas de GPU, ce qui risque de relancer bien des débats concernant l'intérêt du GPGPU pour le calcul scientifique.

Les GPU, puisqu'on en parle, ne sont pas plus "efficaces" que les CPU. En-dehors du LINPACK - le bench totalement useless, soit dit en passant - les GPU ont en pratique un ratio performances/watt à peine supérieur aux CPU, voire inférieur selon les situations.

Sinon, je crois qu'une petite relecture s'impose. J'ajoute que j'ai un doute sur l'existence de "sciences computationnelles", je n'ai jamais entendu ce mot. On parle en généralement de calcul hautes performances ou calcul scientifique.
Florian Vieru - le 22/06/11 à 10:04
Sciences computationnelles c'est deux mots, pas un. Et étant donné qu'il y'a un Master et un prix en la matière...
Eyce - ( 1 approbation ) - le 22/06/11 à 10:30
Quelques précisions sur l’architecture utilisée auraient été bienvenues, ou au moins des liens autres que les vieilles news de pcworld (genre vers la source de l'info, même si c'est pas dur à trouver :p)
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