Les avocats d'Hotfile devront préparer la défense de l'hébergeur car la MPAA va pouvoir poursuivre le service de téléchargement direct, même si les charges pour contrefaçon ne sont pas jugées recevables.
En février dernier, nous vous informions de l'offensive menée par des studios de cinéma américains contre Hotfile, l'hébergeur de fichiers acteur du téléchargement direct. Le juge qui supervise cette affaire vient d'autoriser ces studios à poursuivre Hotfile, mais pas sur le motif de la contrefaçon, uniquement pour sa "promotion du téléchargement illégal" et pour "générer des revenus indirectement à partir de contenus pirates". Le juge fédéral de Miami autorise donc la MPAA (lobby représentant les cinq studios en question) à poursuivre son action en justice contre Hotfile qui, pourtant, a déjà vu son statut de simple hébergeur confirmé par la justice à plusieurs reprises, au même titre que MegaUpload ou RapidShare.
Reste que dans l'affaire Grokster, en 2005, la Cour suprême avait jugé les gestionnaires du réseau P2P comme responsables des échanges de fichiers effectués sur celui-ci. C'est un cas sur lequel l'accusation pourra se baser pour argumenter sa demande. Suffisant pour faire reconnaître Hotfile comme coupable, même si l'illégalité du téléchargement est à juger du côté de l'utilisateur du service ? Il faudra à la MPAA démontrer que Hotfile laisse volontairement des fichiers illégaux circuler sur ses serveurs afin d'en tirer bénéfice, notamment une forte audience que le service convertit en recettes (abonnements et publicité).
Le lobby met par exemple en avant le fait qu'Hotfile laisse apparaître dans la liste des fichiers les plus populaires ceux qui font l'objet de demandes de retrait de la part des ayants-droit. Hotfile qui répond que le système est automatisé, d'où certains errements, et assure que les fichiers retirés de ses serveurs après demande ne figurent plus sur ces listes. Sur ce point précis comme sur le fond, cela sera au juge de trancher, car cette affaire est bien partie pour aller jusqu'au procès...
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Ah et pour le cine, je ne sais pas, la MPAA pourrait aller boire un verre avec monsieur UGC et lui tapoter gentiment/amicalement sur l'epaule pour qu'il cesse de vendre 13 euros l'entree. Ah oui, ca me semblerait etre une bonne idee ca.
PS: hehe, on va rigoler quand ils vont tenter de se frotter aux hebergeurs russes, genre ORON ^^
Ce qui veut dire "ne faites pas de bonnes prod, votre portefeuille ira mieux"
Je vois pas bien l'intérêt d'attiser le feu
Je fait absolument pas mieux que tout le monde...
J'avoue que les cinémas pratiquent des prix abusifs... Quand je vais au multiplex d'à côté, certaines salles ont un son pourri (d'ailleurs, le caisson de basses dans la salle 1 est déchiré) et une image floue. En plus, faut faire attention de ne pas tomber sur la séance 3D (c'est souvent trop sombre, faut louer des lunettes rayées qui ne marchent pas forcément, auquel cas il faudra les faire échanger rapidement après avoir raté le début du film) !
Le comble, c'est quand le son ou l'image manque ; le film ne reprend pas là où ça a coupé. Bon, c'est vrai que c'est spécifique au cinéma dont je parle, mais bon... Tout ça, c'est pour dire que c'est un peu _normal_ que les gens piratent, vu la prestation qu'on se voit offrir au cinéma.