Les livres électroniques sont de plus en plus téléchargés. Problème pour l'industrie du livre, ce sont essentiellement les ouvrages gratuits qui sont prisés par les possesseurs de liseuses électroniques...
Hier, nous revenions sur les chiffres publiés par l'institut GfK, démontrant la prise de poids du streaming sur le marché de la musique en ligne. Aujourd'hui, ce même baromètre (REC, pour Référence E-Content) nous offre un aperçu des tendances du marché du livre électronique. C'est ainsi que l'on apprend que sur le deuxième trimestre de l'année 2011, 77% des livres électroniques téléchargés concernent des ouvrages mis à disposition gratuitement. Aussi, 3 consommateurs d'e-Books sur 4 avouent n'avoir jamais acheté le moindre ouvrage, se contentant des livres qu'ils téléchargent gratuitement, dont une majorité de classiques tombés dans le domaine public.
Parmi les librairies virtuelles préférées des amateurs de livres électroniques, on compte Google Books, Gallica et la Bibliothèque Nationale de France qui représentent à elles trois 52% des téléchargements légaux. Figurent également en bonne place les inévitables Amazon et iTunes. Mais ce rapport insiste aussi sur les téléchargements illégaux, qui représenteraient 27% des ouvrages - normalement payants - téléchargés. On en déduit donc que le livre électronique se vend mal en France, alors que le marché des liseuses est assez dynamique. Si les fabricants de ces appareils peuvent donc se réjouir de voir leurs ventes progresser (malgré quelques couacs, comme le FnacBook), les éditeurs de presse profitent déjà moins de ces nouvelles opportunités numériques.
La problématique du prix
Ce sont d'ailleurs eux qui sont montrés du doigt par les associations de lecteurs numériques, notamment en raison des prix pratiqués sur le livre électronique qui n'autorise que des économies minimes par rapport à l'achat d'un livre papier en librairie. L'utilisation gênante de DRM et/ou de formats propriétaires ternissent un peu plus le tableau. Car si les amateurs de littérature sont nombreux à trouver le livre électronique pratique, ils ne sont majoritairement pas prêts à délaisser leur format poche souple, incassable et passe partout si c'est pour payer aussi cher un fichier numérique. Les éditeurs ne sont bien sûr pas dupes et savent pertinemment ce qui leur reste à faire pour dynamiser leurs ventes. Mais baisseront-ils vraiment les prix des versions électroniques de leurs ouvrages ?
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