La Commission européenne a reçu cinq nouvelles plaintes dans le cadre de son enquête sur Google.
Après les Etats-Unis, c’est en Europe que Google est sous le feu de diverses plaintes au titre d’abus de position dominante. A l’origine, quatre plaintes ont poussé la Commission européenne à ouvrir une enquête en fin d’année dernière. Et celles-ci sont rejointes aujourd’hui par cinq nouvelles plaintes déposées par de « plus petites sociétés » qui accusent Google de pénaliser leurs services dans les résultats de son moteur de recherche, en plus de favoriser les résultats renvoyant vers ses propres pages.
Bruxelles ne dévoile pas l’identité de ces plaignants, mais il s’agirait notamment du moteur de recherche eJustice ainsi que des comparateurs de prix Ciao (filiale de Microsoft) et Foundem qui ont tous trois déjà communiqué leurs inquiétudes quant à l’attitude de Google. L’agence de presse Reuters confirme de son côté que c’est au total neuf plaintes sur lesquelles travaille actuellement la Commission européenne dans le cadre de son enquête sur Google.
A Bruxelles de trancher
Bruxelles va désormais tenter de constater si Google a bel et bien usé de sa position dominante pour favoriser ses propres services aux dépens de concurrents sur les marchés spécifiques que sont la recherche en ligne ou de la comparaison de prix. Commission européenne qui devra également définir si Google a volontairement altéré le score attribué à ces concurrents dans le cadre des « résultats de recherche payants », à savoir les fameux « liens sponsorisés ».
Google – dont le slogan est « Don’t be evil ! » – s’était défendu lors de l’ouverture de cette enquête de n’avoir jamais influencé de manière déloyale les résultats fournis par son moteur de recherche, et se disait prêt à coopérer avec la Commission afin « de s’améliorer ». Reste à voir si Google écopera des mêmes sanctions que Microsoft ou Intel s’il est reconnu coupable par la Commission européen, qui peut infliger des amendes allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires mondial d’une entreprise, et n’hésite généralement pas à faire payer le prix fort. Ces enquêtes étant généralement longues, on ne sait pas encore quand un premier verdict pourrait tomber.
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La, les societes plaignantes ne sont pas des moteurs de recherche. Je ne vois pas ou est l'abus de position de ne pas referencer tel ou telle page. Google est proprio et maitre de son moteur, il peut en faire ce qu'il veut.. Il a bien le droit de favoriser ses applis maison par rapport aux autres. Il y a des fois ou Google abuse mais la faut arreter le chichon quoi. De quel "droit" peut-on exiger d'etre reference en priorite par un moteur de recherche (si ce n'est qu'on a paye plus cher)? Si ces societes avaient paye pour etre referencees en priorite et que Google n'honore pas son contrat, la oui. Mais ca n'est pas le cas je suppose.
Un exemple dans un different domaine, Canal+ fait bien de la pub pour Canal+ Sat non? Ou est le mal?
Pas seulement. Cf plus loin
Si justement c’est de ce cas là dont parle la news.
Citation : « qui accusent Google de pénaliser leurs services dans les résultats de son moteur de recherche, en plus de favoriser les résultats renvoyant vers ses propres pages. »
Sous –entendu, ils ont fait ce qu’il fallait mais parce qu’ils ont une activité concurrente Google les rétrograde dans les résultats.
Oui Canal Sat appartient à Canal + et peut donc faire ce qu’il veut sur sa chaine… mais il n’est pas en position dominante.
Il y a quelques années, suite à une condamnation de la commission Européenne, Microsoft a dû faire une version de Windows sans WMP car des éditeurs de logiciel du même type (je me souviens de RealPlayer) trouvaient qu’il y avait un abus de position dominante en fournissant WMP avec Windows, les utilisateurs n’éprouvant pas le besoin de télécharger un autre lecteur.
Plus récemment Ms a dû créer un panneau pour informer les utilisateurs des autres navigateurs.
Et tu vois dans ces 2 cas là, Windows appartenait à Microsoft et l'on aurait donc pu croire que celui-ci puisse faire ce qu’il voulait. Ça aurait probablement vrai si celui –ci n’était en position dominante.
Google, de part sa position a presque le pouvoir de vie ou de mort (on l’a encore vu dernièrement avec la presse Belge), il faut donc ouvrir l’œil. D’ailleurs sur la news de Reuters on peut lire que les USA ont lancé aussi une enquête sur Google…
http://www.reuters.com/article/201...1I20110802