Petit point sur le marché de la musique en France, avec une progression soutenue du numérique qui ne suffit toujours pas à compenser les pertes engendrées par la baisse des ventes de CD.
Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) a publié cette semaine son rapport semestriel dans lequel on constate que le marché de la musique numérique enregistre une croissance rassurante pour le secteur. Sur les six premiers mois de l'année 2011, les ventes ont augmenté de 23% (soit 9,9 millions d'euros supplémentaires) par rapport à la même période en 2010. Ce sont, comme on pouvait légitimement s'en douter, les formules d'abonnements aux services en ligne de type Deezer ou Spotify qui dynamisent principalement le marché. Avec près d'un million de clients (chiffre boosté par la prise de participation d'Orange), Deezer qui reverse 2,24€ HT par mois et par abonnement aux producteurs est l'un des plus gros contributeurs de cette embellie.
Et si le modèle du streaming gratuit financé par la publicité est loin d'être aussi rémunérateur, les revenus ainsi perçus sont tout de même en hausse de 45%, alors que dans le même temps le téléchargement légal ne progresse "que" de 13%. C'est tout pour les satisfactions, car ces hausses peinent toutefois à compenser la chute continue des ventes de CD, qui perdent sur le semestre encore 12%. La baisse globale encaissée par les producteurs est de 5,7%, la vente de musique sur supports physiques plafonnant à 173 millions d'euros et le numérique grimpant à 53 millions d'euros de recettes. Des producteurs qui n'avancent aucune solution concrète pour tenter d'inverser la tendance, si ce n'est demander à l'État de continuer à soutenir la Hadopi et faire pression sur les services de streaming pour qu'ils limitent au maximum l'intérêt du gratuit dans leurs offres, poussant les internautes vers les formules payantes.
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Et après y'en a ils vont plus croire au papacola!