A l'occasion de la soirée de lancement du Motorola Razr et des tablettes Xoom 2, nous avons pu prendre en main ces appareils Android pour vous livrer nos premières impressions.
Si vous suivez avec assiduité l’actualité high-tech, notamment sur PCWorld, vous n’êtes sans doute pas sans savoir que Motorola Mobility (en cours de rachat par Google) est en train de se réveiller et se positionne en cette fin d’année sur les terminaux Android haut-de-gamme avec trois nouveaux produits intéressants : le smartphone Razr et les tablettes Xoom 2 (10,1’’) et Xoom 2 Media Edition (8,2’’). Trois produits déjà présentés dans nos colonnes que nous avons eu la chance de pouvoir essayer hier soir à l’occasion d’un événement de lancement parisien. Inutile de vous dire que nous ne nous sommes pas faits prier pour triturer ces trois appareils qui partagent look, philosophie, caractéristiques et ambition.
Le retour du Razr, à toute épreuve ?
Sans forcément rappeler toutes les caractéristiques du Razr, qui se targue d’être le smartphone le plus fin au monde, nous devons reconnaître qu’il s’agit d’un Androphone impressionnant. Ce qui frappe au premier abord, c’est bien sûr cette finesse en main. 7,1 mm sur la quasi-totalité de la surface, ça ne laisse pas indifférent et même s’il est imposant avec son écran de 4,3’’, cette finesse lui permet de rester très discret en poche. C’est clairement l’un de ses atouts les plus marquants, même s’il ne s’en laisse pas conter par ailleurs. On doit donc reconnaître à son écran qHD (960 x 540) en Super AMOLED Plus (un Samsung ?) de belles qualités, avec des couleurs vraiment éclatantes. Quant au design général, c’est un carton plein, le mix de noir graphite et de reflets métallisés confère au smartphone une très belle allure. Surtout que la qualité de fabrication sera l’un des éléments phares de la campagne de Motorola. Traité à l’extérieur comme à l’intérieur pour être hydrophobe et résister aux gouttes de pluie comme au verre d’eau qui tombe, le Razr a aussi des allures d’incassable avec son dos en kevlar et son verre Gorilla Glass.
Difficile d’évaluer le capteur photo 8 MP en basse luminosité (bruit assez marqué et flash LED qui a tendance à cramer les sujets trop proches) mais les vidéos enregistrées en 1080p ont l’air de rendre plutôt bien. Quant au reste des caractéristiques, c’est du haut-de-gamme avec un SoC dual-core à 1,2 GHz qui décode la HD, 1 Go de RAM et 16 Go de ROM extensible jusqu’à 48 Go avec microSD. Compatible WiFi dual-band 2,4 et 5 GHz, il embarque une batterie de 1780 mAh qui promet une autonomie de 250 heures en veille, 450 minutes en conversation et 120 minutes en conf’ vidéo. D’ores et déjà en boutiques à 549€ nu, et 49€ avec formule Carré Web SFR (grâce à une offre de remboursement de 100€ sur la fin d’année), le Motorola Razr s’installe immédiatement parmi les smartphones Android les plus en vue. Surtout que s’il est livré avec Gingerbread 2.3, il aura droit à sa mise à jour vers Android 4.0 Ice Cream Sandwich en début d’année prochaine.
La Xoom 2 qu’il vous faut ?
Du côté de la Xoom 2, Motorola reprend à son compte la déclinaison en deux tailles d’écran comme l’a fait Samsung avec sa Galaxy Tab. Ainsi, il faudra compter avec la Xoom 2 et son écran IPS de 10,1’’ en 1280 x 800 et la Xoom 2 Media Edition et son écran IPS de 8,2’’ à la même définition. Ne demandez pas "pourquoi Media Edition ?", personne n'est en mesure de commenter ce choix marketing des plus douteux. Comme chez Samsung, il n’y a en fait pas grand-chose qui différencient les deux modèles passé leur taille. La 8,2’’ est simplement très légèrement plus épaisse (à 0,1 mm près), elle est plus légère avec 385 g contre 599 g, et embarque une batterie de 3900 mAh (environ 6h de navigation en WiFi) contre 7000 mAh (environ 10h20 en navigation WiFi) pour la 10,1’’.
Pour le reste, c’est du kiff-kiff avec un OMAP dual-core à 1,2 GHz sur ARM Cortex A9, 1 Go de RAM et 16 Go d’espace de stockage (un modèle 32 Go existe en 10,1’’). Après un rapide test sous SunSpider 0.9.1 et Benchmark Pi - on ne se refait pas - les Xoom 2 font un tout petit poil mieux que les tablettes Honeycomb / Tegra 2 passées à la rédaction. C'est donc davantage dans le décodage HD que la différence pourra se faire, voire sur de vrais applications multi-threadées. Le capteur de 5 MP au dos encaisse la vidéo en 1080p alors qu’on retrouve un 1,3 MP en façade. Bref, Motorola offre vraiment le choix de la taille d’écran au consommateur, et se positionne d’un point de vue tarifaire assez habilement avec ses deux modèles, la Xoom 2 étant lancée à 459€ et la Xoom 2 Media Edition à 399€.
La Xoom 2 10,1" à gauche, et la Media Edition 8,2" à droite
En mains, ces deux Xoom 2 font bonne impression. On a du mal avec l’intégration sur la face arrière des boutons on/off et volume, ainsi qu’avec les enceintes mal placées pour qui tient la tablette en mode paysage. Mais on doit reconnaître que la qualité est là, avec une finesse là encore appréciable et un design original avec ces coins biseautés qui choquent moins que ce que l’on aurait pu penser. Les tablettes tournaient sous Android 3.2 Honeycomb, mais auront elles aussi le droit de passer en 4.0 en début d’année prochaine. Également orientées productivité, le marché de l’entreprise étant historiquement important pour Motorola, ces tablettes seront complétées par un set complet d’accessoires, allant du stylet au clavier, à la souris et au dock.
Et pour se différencier ?
Au-delà de leur conception et de leur design, ces trois terminaux Android Motorola auront bien évidemment besoin de quelques atouts supplémentaires pour se démarquer sur le marché. Ils pourront à ce titre compter – non pas sur une personnalisation d’Android aussi léchée que celle de Samsung sur sa Galaxy Tab – mais sur deux principales applications exclusives : MotoCast et SmartActions. Leur fonctionnement est simple et répond à deux vrais besoins en mobilité. Le principe de MotoCast est simple, puisque c’est celui du streaming media. Après avoir installé un soft sur son ordinateur (PC ou Mac), le téléphone ou la tablette accède en permanence, en WiFi et en 3G, au contenu de celui-ci (à condition qu’il reste allumé et connecté bien entendu), qu’il s’agisse d’audio, de vidéo et de photo. Après une petite démonstration, ça a effectivement l’air très simple et fonctionnel.
Quant à SmartActions, il s'agit d’une application qui permet de définir des règles et des actions en fonction des conditions d’utilisation du terminal, tirant notamment profit de la géolocalisation. Par exemple, cela permet de dire à son téléphone qu’il doit automatiquement éteindre le WiFi chaque fois que l’on quitte son lieu de travail et le rallumer une fois arrivé à la maison, ou à la tablette de baisser la luminosité de l’écran dès que le niveau de batterie passe sous les 20%. Bref, des petites règles qui paraissent anodines, mais qui peuvent faciliter la vie de l’utilisateur et améliorer son expérience, le but de tous les acteurs du marché actuellement. Rien de forcément nouveau, les applications permettant de faire cela existant déjà sur le Market, mais l’intégration de ces fonctionnalités est une bonne chose d’autant plus qu’elles ont l’air d’être bien pensées.
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J'avais lu au contraire que l'écran était au contraire vraiment décevant (et en Super AMOLED tout court).
Détails de l'écran : http://www.theverge.com/2011/11/8/...zrs-screen
Et Review qui va avec : http://www.theverge.com/2011/11/7/...azr-review