Quitte à remettre en cause la neutralité du Net, le président de la République évoque une prolongation de la loi Hadopi et son extension au domaine du streaming, via la mise en place d'un filtrage.
A l'occasion de son intervention, en fin de semaine dernière, au Forum d'Avignon devant l'industrie du cinéma et de la musique, Nicolas Sarkozy a fait savoir que le dispositif Hadopi pourrait être étendu au streaming illicite. Le Monde rapporte les propos du président : "J'aime une musique, je veux la partager : la démarche n'est pas en soi négative. Sur les sites de streaming, l’idéologie du partage, excusez-moi, c’est l’idéologie de l’argent : je vole d’un côté et je vends de l’autre. Qu’on ne me demande pas de soutenir cela".
Or, pour être efficace, une telle évolution du dispositif nécessiterait de mettre en place un filtrage efficace, ce qui pose autant de difficultés techniques que de questions de fond sur la neutralité du Net. La Haute autorité elle-même déclarait, en juillet dernier, ne pas être forcément partisane d'un filtrage, de nature à "atteindre la neutralité, la sécurité des réseaux ou encore la protection de la vie privée". Selon elle, ce que les ayants-droit attendent, c'est une vraie promotion de l'offre légale et la mise en place d'outils pour favoriser la consommation de contenus audio et vidéo par les internautes sur des plateformes légales.
Le piratage sur le P2P en baisse de 35%, mais combien de pirates sont passés au streaming et au téléchargement direct ?
Mais Nicolas Sarkozy compte sur de nouvelles évolutions techniques qui permettraient de mettre en place de manière efficace un filtrage du streaming illégal, mais aussi du téléchargement direct. "Si la technologie nous permet une nouvelle évolution, alors on adaptera la loi" a-t-il déclaré. Lui qui vante les résultats de la Hadopi avec un recul du piratage via les réseaux Peer-to-Peer de l'ordre de 35%. Un chiffre qui ne tient pas compte de l'essor, en contrepartie, du streaming et du téléchargement direct chez des hébergeurs tels que Megaupload ou RapidShare.
Enfin, autre mesure évoquée par Nicolas Sarkozy à l'occasion de cette intervention : la création d'un Centre National de la Musique, sur le principe du CNC (Centre National du Cinema). Un CNM qui serait financé par un prélèvement forfaitaire sur le prix des abonnements à Internet, alors que Frédéric Mitterrand préfère chercher d'autres pistes de financement. Il faut savoir que les FAI financent déjà en partie le CNC, via le Cosip. Inutile de dire que la Fédération Française des Télécoms ne voit pas cette possibilité de financement d'une autre branche culturelle d'un très bon œil...
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rooo, on sera bien rejoint par les etudiants de France et les cheminots les plus devoues
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non mais faut arrêter, si il y a prélèvement sur tout les forfaits internet dans ce cas pu besoin de payer pour télécharger, et la si j'ai bien compris il veut créer une taxe sur les abonnements et en plus que la musique continue a être payante... ya pa un pb la???
après jveu pas être méchant, mais prenons une personne, elle veut regarder un film ou écouter une musique, et elle gagne le smic!! pas comme certain qui dise de la merde et qui sont payer 22 000brut par mois...
et bah cette personne ne peut pas acheter tout ce que la pub et autre l'encourage à acheter donc elle télécharge et si elle trouve des sous elle ira acheter!!
préparer vous à déménagez de ce super pays...
Et si les ayants droit faisaient eux-mêmes leur promotion, et mettaient en place eux-mêmes ces outils qu'ils réclament ? C'est quand même un comble qu'une industrie aussi riche aille réclamer à l'État de faire son propre boulot. En fait, non, le comble, c'est que l'État s'empresse d'accéder à toutes leurs demandes, si déraisonnables soient-elles.