Suite au déploiement quasi inexistant du WiMax, l'ARCEP impose un redressement de la situation adressé à sept sociétés possédant des licences d'exploitation.
Malgré toutes les ambitions du WiMax, aucun déploiement en masse de cette technologie de transmission de données est à prévoir, alors que c'est la LTE qui a été majoritairement choisie pour la 4G. Contrairement à la LTE, le WiMax souffre d'un handicap qui freine son adoption : le Hand-Over.
Pour rentrer dans le détail, lorsqu'un coup de fil est passé en déplacement, en voiture par exemple, si l'antenne sur lequel celui-ci est "accroché" devient trop éloignée et nécessite trop de puissance pour continuer l'appel, alors, une procédure de "Hand-Over" s'enclenche pour passer sur une autre antenne plus proche et donc assurer la continuité de la liaison pour l'abonné. Sur le WiMax, pas de procédure de ce type car cette technologie est basée au départ sur les spécifications du WiFi, mais peut en revanche couvrir une plus grande zone, comme une petite ville. Au final, cette technologie ne peut être utilisée que pour les zones où l'installation de l'ADSL est difficile ou trop éloignées d'un central téléphonique.
Aujourd'hui, le WiMax ne fait pas figure de technologie du futur. Les détenteurs des licences pour les ondes radio n'ayant que très peu déployé ces installations en dehors des collectivités locales qui en ont fait expressément la demande. L'ARCEP, partant de ce constat, a tout simplement mis en demeure les sociétés ayant pris une ou plusieurs licences pour le WiMax.
Au nombre de 19, certaines ne l'ont pas ou peu utilisé. Sept ont été mises en demeure pour manquement à leur engagement contractuel sur le déploiement des antennes WiMax. Par exemple, Bolloré détient plusieurs licences régionales couvrant quasiment tout le territoire national. La société n'a pourtant finalement déployé que 12% des 427 sites promis en Ile-de-France, et même quasiment aucun site dans les autres régions de France.
L'ARCEP se positionne ici comme celui qui fait appliquer les textes, même si cette technologie tend à être remplacée avantageusement par la LTE. D'ailleurs, Bolloré propose de réutiliser les fréquences qu'il détient, à savoir la bande des 3,5 GHz, pour la LTE. Mais l'autorité de régulation est déjà en cours de procédure pour l'attribution sur la bande des 800 MHz et celle des 2,6 GHz vient juste d'être terminée, ce qui va compliquer les négociations entre ces sociétés en faute et l'ARCEP pour le passage d'une technologie à une autre, non prévue dans les contracts de licence signés.
Illiad, maison mère de Free, doit également se plier aux volontés de l'Arcep sur le WiMax et proposer une offre de ce type. Cette offre est loin d'être intéressante, puisqu'elle prévoit le versement de 100€ pour une étude d'éligibilité théorique, à quoi s'ajoute 1000€ pour un test grandeur nature si le précédent test est positif. Si tout se passe bien, il faudra débourser 220€ par mois pour un débit crête de 2 Mb/s... et pour 10 Mb/s ce sera 2200€. Autant dire que cette offre est hors de prix et n'incitera pas grand monde à s'abonner ! Une manœuvre uniquement mise en place pour ne pas être inquiétée par l'ARCEP ? Sans doute.
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un peu comme le WiMax .. c'est assez connu en plus !
ca s'appelle le "HangOver" ^^
http://www.zdnet.fr/actualites/res...315699.htm
Donc l'ARCEP l'a tué dans l'oeuf, c'est malin.