Une démonstration de Huawei annonce du gigabit sur le réseau cuivre, mais pas à plus de 100 mètres !
Un débit de 1 Gb/s sur du cuivre, c'est le résultat de la démonstration faite par l'équipementier télécom chinois Huawei, qui avait d'ailleurs déjà atteint un débit de 700 Mb/s l'année dernière. Pour arriver à un tel résultat, les ingénieurs de Huawei ont utilisé le Time Division Duplexing qui est également disponible pour le WiMax.
Pour comparer et expliquer cette méthode, revenons à l'ADSL. Cette technologie bien connue pour l'accès à Internet utilise deux blocs de hautes fréquences. L'une est utilisée pour l'envoi des données et l'autre pour la réception. La répartition des blocs de fréquences est bien entendue plus importante du coté du download pour la réception du contenus plus volumineux que du coté de l'upload qui sert la plupart du temps à envoyer une requête pour demander l'accès au contenu.
On a donc ici séparé les deux fréquences, la bande passante étant directement reliée à la largeur en fréquence que la porteuse offre. Le TDD utilisé par Huawei pour monter en débit exploite ici une seule fréquence pour envoyer et recevoir les données multipliant ainsi par deux au minimum la bande passante pour simuler du Full Duplex sur du Half-Duplex. A cela on ajoute l'utilisation des deux bandes de fréquence pour avoir deux canaux Full-Duplex au final. Autre point intéressant concernant cette méthode, il est possible d'ajuster à la volée la taille des frames en fonction de l'utilisation.
Mais il y a un problème technique majeur pour assurer un tel débit : la longueur du fil de cuivre. D'après la démonstration, les équipements du constructeur ne peuvent pas dépasser les 100 mètres, ce qui devient tout de suite moins intéressant face au VDSL2 (Very high speed Digital Subscriber Line 2) offrant un débit plus petit mais qui peut aller jusqu'à un bon kilomètre, ou encore face aux autres technologies employées pour la fibre comme le FTTB (Fibre To The Building), raccordement en fibre jusqu'au pied de l'immeuble puis passage sur le cuivre classique, ou encore le FTTLa (Fiber To The Last amplifier) utilisée chez Numericable qui amène la fibre jusqu'au pied de l'immeuble et passe ensuite sur son réseau câblé pour la liaison verticale.
La démonstration faite par l'équipementier chinois n'est pas si extraordinaire que ça et nous pensons qu'il faudra attendre les prochaines expérimentations pour voir s'il est encore possible de monter plus haut en débits sur la bonne vieille paire de cuivre.
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Après ca éviterais le déploiement vertical de la fibre.
Cette techno est donc interesssante si on la combine avec une une autre, pas toute seule....
L'histoire des 100m serait utile à la campagne ou tirer des fibres est pas toujours évident mais amener une alimentation électrique tous les 100m est souvent encore plus compliqué donc je trouve cette techno inutile.
Autant le VDSL2 qui ne dépasse pas le 100Mbps permet de couvrir un village entier (1000m de cuivre), autant cette techno est inutile.