Les chiffres de Spotify témoignent de l'engouement pour les offres de streaming sur abonnement de qualité...
Tout s'est accéléré pour le service de streaming européen Spotify sur la fin d'année 2011. En effet, en l'espace de quelques mois, le site s'est lancé avec succès sur le marché américain et a reçu le soutien de Facebook en faisant partie des services les mieux mis en avant par l'Open Graph 2.0, ce qui lui a permis de doper son audience. Et puisque le modèle de Spotify est clairement orienté de sorte à ce que les utilisateurs soient encouragés à s'abonner à l'une de ses offres payantes (les limitations d'écoute sont depuis peu déployées aux États-Unis), il est intéressant de voir dans quelle mesure le service réussit à faire payer les gens pour écouter de la musique.
Les derniers chiffres connus nous permettent de dire que le modèle fonctionne. Fin 2011, Spotify comptait 2,5 millions d'utilisateurs payants et aujourd'hui plus de 3 millions d'abonnés. Pour rappel, l'écoute illimité, en qualité supérieure et sans publicité sur ordinateur est facturée 4,99€/$, alors que le streaming sur mobile et l'écoute hors-ligne (possibilité de télécharger albums et playlists sur son smartphone) est comprise dans l'abonnement à 9,99€/$. Cet abonnement, le plus cher, concerne environ 20% des clients.
Une vraie solution pour combattre le piratage
Cela prouve donc que le modèle de la consommation de contenus en streaming sur abonnement fonctionne lorsque l'offre est adaptée. Ce que démontre également aux États-Unis le succès de Netflix qui vient de poster de très bons résultats. Netflix, leader américain de la location de films par voie postale, a pris avec succès le virage du numérique en devenant le n°1 de la SVOD, ou VOD par abonnement. En France, le modèle tarde à arriver et seul le groupe Canal Plus propose une offre de cet acabit avec Canal Play Infinity. Dommage, si le service proposant de regarder films et séries TV en illimité est disponible pour un prix raisonnable (9,99€ par mois), son catalogue est très loin de ressembler à celui - énorme - de Netflix qui réussit à proposer des films et des séries TV bien plus récents.
Reste qu'il s'agit là de vraies pistes concrètes de rémunération pour les ayants-droit qui, plutôt que de s'acharner sur les pirates, feraient parfois mieux de concentrer leurs efforts pour proposer des offres légales vraiment attractives, plutôt que de vouloir maximiser leurs profits sur des volumes de vente plus restreints...
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La conclusion est parfaite.
...ou encore http://www.rue89.com/2010/04/26/mu...tes-149056
Payé des miettes pendant que les éditeurs s'engrossent sur mon dos, il n'en est pas question...