Le piratage de films pornographiques fait débat dans le cadre de l'affaire Hard Disk Productions.
L'affaire Hard Disk Productions pourrait-elle marquer un précédent dans le piratage de films pornographiques ? Pour rappel, dans cette affaire, un juge américain a d'ores et déjà rendu une décision peu habituelle, encourageant à la divulgation des identités des 1500 internautes accusés par le producteur de films pour adultes d'avoir piraté ses oeuvres via les réseaux P2P. Un producteur qui a bien sûr joué de cette menace pour encourager les pirates à régler avec lui le litige à l'amiable, ce que plusieurs associations de défense des internautes lui reprochaient, parlant d’extorsion de fonds.
Aujourd'hui, une nouvelle plainte concerne ce producteur. Déposée par Liuxia Wong, une internaute californienne qui nie avoir téléchargé le film Amateur Allure Jen, une production de Hard Disk. Elle ne comprend donc pas comment elle peut se retrouver dans la liste des pirates stigmatisés par le studio (on pourrait lui insinuer de demander à son copain, mais passons...). Bien entendu, elle n'a pas souhaité payer les 3440 dollars que lui réclamait le producteur pour taire son nom dans l'affaire, et a été attaquée en justice. Elle contre-attaque en déposant plainte à son tour, mais elle ne demande pas de dommages et intérêts, simplement la réponse à la question qu'elle se pose : est-il illégal de télécharger des films porno ?
Le porno ne collerait pas à la définition constitutionnelle du droit d'auteur américain
Bien sûr, elle et son avocat n'y vont pas sans arguments et pointent un article de la Constitution des États-Unis concernant le droit d'auteur qui stipule : "Le droit d'auteur doit favoriser le progrès de la science et des arts utiles, en assurant, pour un temps limité, aux auteurs et inventeurs le droit exclusif à leurs écrits et découvertes respectifs". Pour Liuxia Wong, la pornographie ne concerne ni les arts utiles, ni la science, et ne peut prétendre à la protection du droit d'auteur.
Elle n'hésite pas non plus à qualifier d'obscènes les films de Hard Disk. Elle considère que rémunérer des gens pour pouvoir filmer des actes sexuels amateurs enfreint plusieurs lois relatives à la prostitution. Dans le cas où le Tribunal compétent recevrait les arguments de Liuxia Wong, la jurisprudence pourrait être favorable à la légalisation du piratage de films pornographiques... Pas sûr que ce soit exactement là où la plaignante veuille en venir.
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j'aurais plutôt dit de longueur
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oui oui --> []
chacun son opinion :/