L’Akasa Revo est un système de refroidissement proposant les spécifications suivantes :
- Sockets supportés : LGA775, 939, AM2
- Dimensions (Lxpxh) : 132x90x138 millimètres
- Ailettes et base en aluminium
- Surface de dissipation de 1200 cm²
- Ventilateur double roulements à bille de 92 millimètres : 600-2200 rotations par minute
- Connecteur PWM 4 broches
- Flux d’air : 11.44 à 41.96 CFM
- Niveau sonore : 17-26 dB/A
- Poids annoncé : 330 grammes
- Poids réel : 326 grammes – 368 avec le système de rétention Intel LGA775
Bundle :- Dissipateur avec son ventilateur
- Manuel d’installation
- Système de rétention pour LGA 775
- Système de rétention pour AMD 939/AM2
- Pâte thermique
En n’ayant recours qu’à de l’aluminium, Akasa a fait de ce Revo un poids plume avec un peu plus de 300 grammes, ce qui est plutôt appréciable. Si le choix de l’aluminium pour les ailettes est compréhensible et plutôt habituel dans le domaine des radiateurs, on comprend nettement moins l’utilisation d’aluminium pour la base en contact avec l’IHS du processeur. En effet, une base en cuivre alourdit très peu le poids général et offre un transfert de chaleur bien meilleur. Akasa a beau eu nous affirmer que cela n’avait pas d’importance vu le système SilentFlux utilisé, nous n’avons pas été convaincu. Le transfert de chaleur de l’IHS vers la chambre d’évaporation est on ne peut plus important si on veut dissiper un maximum de chaleur. A déplorer également, la finition de la base. Le polissage est très grossier et la surface loin d’être lisse. Pour un produit vendu plus de 50 euros, c’est juste inadmissible.
De leur côté les ailettes en aluminium sont mieux finies et font penser à un radiateur de voiture comme ceux utilisés en watercooling. On remarquera également un « bouton » sur un des montants du radiateur. Il s’agit de l’endroit par lequel le liquide de refroidissement a été rempli. Ce bouchon de remplissage est scellé et ne permet donc aucun remplissage ni vidage sous peine de faire sauter la garantie. Logique vu que le fluide utilisé est du fluide frigorigène ou R134a. A noter que ce « liquide » se retrouve dans le Noise Limit Silentflux ATX qui est le même modèle que l’Akasa Revo. En réalité, c’est la société danoise Noise Limit qui a mis au point ce ventirad et le présentait d’ailleurs fièrement lors du Computex de Taiwan.
Le principe de ce système SilentFlux a beau avoir l’air nouveau, ce n’est pas réellement le cas. Il était en effet déjà utilisé dans le peu performant Asetek Vapochill Micro et dans le Calmera KS10 de Noiseless Cooler, tous deux produits par le même firme. Si à première vue le principe semble similaire au heatpipe, dans les faits c’est quelque peu différent. Dans un caloduc, le « liquide » s’évapore sous l’effet de la chaleur transmise par le processeur. Cette vapeur va alors monter dans le tube qui est en contact avec des ailettes. En transmettant la chaleur aux ailettes, la vapeur se condense pour redevenir un liquide qui va alors redescendre vers la base du dissipateur en coulant le long des parois du tube. Le trajet aller-retour s’effectue donc dans un seul et unique tube avec aussi pour avantage avec les heatpipes modernes que la position du dissipateur importe peu.
Le principe du thermosiphon est quelque peu différent. Le liquide est stocké dans une chambre d’évaporation située au-dessus de la base. Sous l’effet de la chaleur, ce liquide va aussi s’évaporer pour alors s’élever dans le tube et rejoindre les ailettes qui vont là aussi dissiper la chaleur. Ce qui différencie le Revo d’un système à caloducs concerne le chemin de retour du fluide. Une fois revenu à l’état liquide, le fluide ne revient pas par le même tube mais grâce à la gravité par un autre tube qui arrive dans le bas de la base. De ce fait, le principe du thermosiphon a un inconvénient majeur qui est de devoir respecter un sens de montage afin d’éviter que l’évaporateur présent au-dessus de la base ne soit plus haut que le condensateur (les ailettes). Dans le cas contraire, on court le risque d’avoir un évaporateur vide de liquide signifiant donc une absence d’évaporation. Akasa indique d’ailleurs dans son manuel les orientations à respecter lors de l’installation. Signalons ici qu’Akasa évoque la présence d’une pompe à bulles qui serait localisée dans le plus gros des tuyaux, celui situé à droite du radiateur. Dans les faits, c'est faux et s'il y avait vraiment une pompe à bulles, le sens d'installation aurait moins d'importance vu que cette pompe se chargerait d'assurer la circulation correcte du fluide.
Le principe de thermosiphon appliqué au Revo se matérialise par une « chambre d’évaporation » située au-dessus de la base en aluminium. A droite de cette dernière se trouve le tube d’évacuation du liquide « évaporé » qui remonte vers les ailettes du radiateur. En traversant les ailettes, le fluide va se condenser et redevenir liquide pour revenir vers la chambre par le second tuyau localisé à gauche du radiateur. On signalera que la finition ne semble pas exceptionnelle à première vue du fait de l’usage de matériau brut non poli. En réalité, l’assemblage est de bonne facture mais Akasa aurait pu demander à l’usine française qui fabrique ce Revo d’utiliser des matériaux plus flatteurs…
L’installation se déroule sans trop de problèmes puisque il n’est fait aucun usage de contreplaque à placer sous la carte mère. Selon le socket, il suffit de placer le système de rétention approprié. Une fois ce dernier en place, on lève les deux crochets d’arrimage, on insère le Revo entre ces derniers et on le pose sur le processeur. Il ne reste alors qu’à clipser les leviers sur la pièce de plastique noire située au sommet de la chambre d’évaporation. L’opération n’est pas difficile mais demande un peu de doigté vu que les leviers doivent s’insérer de part et d’autre du support du radiateur à ailettes.
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