Difficile de conclure le test d’un tel boîtier. L’Antec Skeleton est un produit à part qui se démarque complètement de la production actuelle de boîtiers. Il est à ce titre seul sur son marché et est dès lors difficile à évaluer par rapport à une éventuelle concurrence. Comme tout produit excentrique, il aura ses aficionados et ses détracteurs les plus féroces. Avec un tel boîtier, l’adage « on aime ou on n’aime pas » prend tout son sens. Il embrasse une philosophie à laquelle il faut adhérer à savoir exposer son matériel à la vue de tous, et principalement à la sienne, ce qui requiert un minimum d’esprit geek ou nerdz, au choix. Il faut également aimer la poussière qui se déposera sans vergogne sur vos composants. Il faudra aussi accepter d’être dérangé par des flux d’airs qui pourront venir vous caresser le visage que ce soit en provenance du ventilateur de 250 millimètres ou de celui du processeur selon son orientation. Car évidemment pareil boîtier se pose sur le bureau et non à terre. Le Skeleton se doit d’être montré et non caché…
S’il nous est difficile de juger sur son utilité et sa raison d’être, nous pouvons par contre pointer ses défauts et ce qu’il n’est pas. Tout d’abord, le Skeleton est bien un boîtier et non un banc de test. Ceux qui comme votre serviteur y voyaient le banc de test idéal ne peuvent qu’être déçus. Déçu par l’impossibilité de retirer facilement le ventilateur de 250 millimètres qui rend difficile l’accès aux composants une fois le plateau amovible de la carte mère rentré dans la structure du Skeleton. Déçu par la coque qui entoure ce grand ventilateur et qui empêche le montage de ventirads dépassant une certaine hauteur. Déçu par la barre sur laquelle viennent s’arrimer les carte filles qui n’est pas solidaire du plateau amovible mais du châssis, ce qui nécessite son dévissage et retrait pour faire glisser la configuration hors de la structure du Skeleton. Déçu par la configuration et la disposition des éléments dans la partie inférieure qui rend difficile l’installation d’une alimentation non modulaire. L’acheminement et l’organisation des câbles est d’ailleurs compliquée. Déçu par la longueur des câbles des entrées/sorties frontales qui empêchent de le laisser connectés tout en sortant complètement la configuration du châssis, pour par exemple changer de ventirad. Bref, en tant que banc de test, il ne fait pas l’affaire.

Et en tant que « boîtier » ? Si certains défauts que nous venons d’évoquer subsistent si on l’évoque en tant que boîtier, ils seront moins rédhibitoires car limités à l’installation et non aux nombreuses manipulations découlant de l’utilisation d’un banc de test. Pour ses qualités, on pointera sa capacité à accepter 6 disques durs 3 pouces ½, son excellent refroidissement des composants, les faibles nuisances sonores des ventilateurs (pour autant que le 250mm soit réglé à 400 rpm) et une accessibilité accrue aux composants. Il est nettement plus facile de changer des barrettes de mémoire, d’ajouter un disque dur ou de faire un clear CMOS avec sa configuration installée dans le Skeleton qu’avec un boîtier classique. On appréciera également la possibilité d’installer une longe carte graphique sans problème. Il sera également intéressant pour les amateurs de LAN grâce à sa facilité de transport, ses diodes lumineuses et son exotisme qui vous différenciera des autres joueurs. Pensez par contre à prévoir une bâche si vous devez le transporter et qu’il pleut.
Au final, ce Skeleton a tout d’un boîtier classique en termes de fonctionnalités, en termes d’accueil de périphériques 3 pouces ½ et 5 pouces ¼, en termes d’entrées/sorties frontales ou encore au niveau de la capacité de refroidissement. Il est juste différent sur la forme et dans son concept. C’est sur ses différences qu’il compte s’appuyer pour justifier son prix qui n’est pas donné : 165 euros, sans alimentation...
| Antec Skeleton | ||||||
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Voila merci de m'indiquer si un test a été pratiqué et merci pour ce test bien detaillé .