Abordons maintenant la question qui fâche, l’aspect
graphique. Si le jeu était sorti il y a un an, nous aurions pu le qualifier de
beau, ou tout du moins dans ce qui se faisait à l’époque. Malheureusement,
entre temps, il y a eu trois colosses qui ont placé la barre bien plus haut.
Dès lors, Brothers In Arms n’est pas ce qu’on peut attendre actuellement d’un
tel jeu. Certes, il est loin d’être laid et certains détails sont flatteurs
mais ces derniers en côtoient d’autres plus choquants. Premier bémol, les
textures qui ne rendent pas justice aux paysages normands. Trop floues, elles
datent d’une autre époque du FPS. De loin, cela paraît pourtant très joli mais
l’illusion s’effondre en se rapprochant. Nous aurions apprécié un souci du
détail plus accru globalement et non pas spécifiquement pour un objet en en
négligeant un autre. Les personnages sont par exemple assez bien représentés.
Même si nous sommes loin des mimiques presque « humaines »
d’Half-Life 2, le dessin des unités est plus fin que le reste, avec plus de
petits détails valorisants. Globalement, cela reste très correct mais Brothers
In Arms ne sera certainement pas une référence graphique du genre.

Le détail des personnages est de bon ton, malgré quelques textures moyennes

De loin, cela peut sembler très beau. On déchante vite en s'approchant
En matière de référence, nous retiendrons principalement la
bande son accompagnant admirablement bien l’ambiance tristounette du jeu.
Toujours de la musique de fond, juste pour donner un léger rythme à l’action mais
jamais un concert hard rock à l’américaine pour illustrer un yankee, cigare au
bec et M16 à la main, près à en découdre avec tout ce qui bouge et qui n’aime
pas le camembert et le vin rouge. Les dialogues entre les unités sont également
très bien réalisés. Le doublage français ne souffre d’aucun défaut à ce niveau
là et pour peu, on se croirait à regarder le Soldat Ryan discutant avec ses
acolytes de tout et de rien, philosophant à tout va sur la raison de leur
présence ici ou autre strates intellectuelles du genre. A l’opposé d’un Serious
Sam où l’adaptation française de la voix de Bruce Willis n’a d’utile que de
débiter des blagues à deux sous, à la « double coups, double bobos ».
En termes de FPS, ce sont deux extrêmes.
De près, les textures sont tout, sauf fines. Des angles bien carrés, comme on les aime

Textures fades, aucun effet dernier cri, BiA n'est pas laid mais pas très beau non plus
Imprimer
Envoyer
Réaction
294 Approbations






Flux RSS