Le mode Turbo est apparu il y a près d’un an, en même temps que les Core i7 Bloomfield. A l’époque, le mode Turbo était anecdotique car augmentait la fréquence très modérément. Les Lynnfield fraîchement arrivés ont été nettement plus intéressants à ce niveau avec des augmentations de fréquences plus conséquentes. Ainsi le Core i7 870 cadencé à 2.93 GHz peut monter jusqu’à 3.6 GHz dans des tâches monothread, 3.46 GHz dans des applications utilisant 2 cores et 3.2 GHz dans les opérations impliquant 3 ou 4 cores.
Avec Clarksfield, Intel va encore plus loin puisque le gain de notre exemplaire de test est de 1200 MHz dans des tâches monothread ! Nous avons pu le constater dans des tâches n'utilisant qu'un seul core comme SuperPI. Grâce au logiciel TMonitor, nous avons vu la fréquence d’un core passer de 1600 à 2800 MHz. Mais ce fonctionnement n’est pas une science exacte et il faut tenir compte d’un paramètre déterminant : le TDP. Le but du mode Turbo est d’utiliser le plus possible la puissance du processeur tout en restant dans les limites du TDP, ici fixé à 45 watts. Ce TDP n’est pas le seul à entrer en ligne de compte, il y aussi la température des cores. Car le TDP est une valeur globale de consommation invariable tandis que la température dépend elle de la capacité de dissipation du système de refroidissement. Le mode Turbo ne peut pas agir sans tenir compte de la température des cores qui si elle est trop élevée pourrait poser problème. Le processeur est le seul maître à bord et c’est lui qui gère le mode Turbo au mieux en fonction de toutes les informations qu’il a à sa disposition, ajustant la tension, les coefficients multiplicateurs et par là fréquence selon les besoins du moment. Un véritable overclocking automatique.

Nous avons vécu par exemple un cas de figure où l’utilisation des 4 cores et de 4 threads dérivées de l’hyper-threading n’ont pas fait augmenter la fréquence puisque les 8 threads fonctionnaient à 1600 MHz. En limitant volontairement le nombre de cores à 3+HT (6 threads), la fréquence est bien passée à 1730 MHz, comme prévu. En réduisant le nombre de threads à quatre, nous n’avons pas non plus constaté une fréquence de 2.4 GHz mais 1.73 GHz aussi.
En réalité, il ne faut pas se préoccuper du Turbo, il effectue tout pour vous, à votre insu mais en troute sécurité. De ce fait il peut sensiblement augmenter les performances comme en atteste le tableau ci-dessous :

Le mode Turbo apporte des gains qui vont jusqu’à 40% dans des applications monothread. Dans les applications multi-thread, le gain est moins sensible et c’est logique. Il se situe aux alentours des 10%. Quoiqu’il en soit, le mode Turbo n’est pas un argument marketing, loin de là, c'est une réalité.
Imprimer
Envoyer
5 Réactions
327 Approbations





Flux RSS
Dernières réactions
Note à Stéphane sur la dernière phrase de l'article : il y a des processeurs mobiles basés sur l'AMD K10 qui sont déjà disponibles à la vente (Turion II X2)...
et http://www.pcworld.fr/2009/09/07/m...11/446051/