Lorsque l'on parle de refroidissement du processeur, un des premiers mots qui vient à l'esprit est "ventirad". Malheureusement son complément nécessaire et indispensable est bien souvent négligé dans l'affaire. Nous voulons bien entendu parler des pâtes thermiques, matériaux cruciaux dans le refroidissement des processeurs. Quels gains peut-on en attendre, comment faut-ils les appliquer, existe-il une réelle différence entre ces différentes pâtes ? La réponse dans notre comparatif.
Nul besoin de revenir sur la nécessité d'installer un radiateur (surmonté
ou non d’un ventilateur) sur votre processeur, tout le monde sera
d’accord là-dessus. A l’inverse il est un paramètre que certains
d’entre vous négligent et que d’autres remettent en cause : la pâte
thermique. C’est en effet un composant occupant une place centrale dans
le refroidissement de votre processeur, qui aura pour rôle de
transmettre correctement la chaleur dégagée par votre processeur au
radiateur qui le surmonte.
Tant qu’à parler de pâte thermique, il serait plus judicieux de parler
de joint thermique. En effet, que ce soit la surface du radiateur ou
bien celle du processeur, elles possèdent toutes deux des micros
porosités. Lorsque l’on met en contact ces deux composants, la surface
d’échange se trouve parsemée de petits trous uniquement remplis d’air.
Ce dernier étant un très mauvais conducteur thermique (0.0254 W/mK) ces
espaces limitent le transfert de chaleur du processeur vers le
radiateur. C’est là qu’intervient le joint thermique en venant combler
ces petits trous avec un matériau capable de transmettre correctement
la chaleur. Malheureusement la théorie est rapidement rattrapée par la
pratique… Du fait d’un cahier des charges assez fourni (conductivité
électrique, constitution, stockage, tenue dans le temps etc.…) les
matériaux éligibles à cette tâche sont peu nombreux et possèdent une
conductivité thermique limitée. Par exemple, la très réputée Arctic
Silver 5 possède un coefficient de conductivité thermique annoncé aux
alentours de 18 W/mK, contre 400 W/mK pour le cuivre, métal réputé très
bon conducteur thermique. C’est théoriquement 700 fois mieux que l’air,
mais tout de même 20 fois moins bien que le cuivre. Il est à noter que
la plupart des pâtes que nous allons tester annoncent un coefficient
aux alentours de 5 W/mK. Vous l’aurez donc compris, le joint thermique
est la moins mauvaise solution à ce problème... Une autre solution
consiste à poncer avec du papier de verre de plus en plus fin les deux
surfaces en cause, ceci afin de gommer le maximum d’imperfections. En
pratique cela se révèle efficace sur les températures, mais ne permet
pas de se passer de joint thermique.
Bref, la pâte thermique reste un élément clé dans le refroidissement
d’un processeur. Mais laquelle choisir ? Y a–t-il de réelles
différences de performances entre elles ? C’est ce à quoi nous allons
répondre dans ce comparatif de 14 pâtes thermiques… Vous verrez que
nous avons inclus plusieurs modèles qui ne sont pas vendus au détail
mais que l'on retrouve en bundle avec de nombreux ventirads. Nous les
avons testées afin d'évaluer leur niveau de performance, ce qui
permettra de savoir si c'est absolument nécessaire de prendre des pâtes
de marques réputées ou si l'on peut se contenter de ces pâtes livrées
avec les dissipateurs...
| Un peu de théorie |
|
Imprimer
Envoyer
2 Réactions
159 Approbations





Flux RSS
Dernières réactions
Comparatif de 14 pâtes thermiques
En pratique : la pose
Publié le 12 mai 2005 , par Julien Beguec - mis à jour le 05 juillet 2009 à 16h
La pose de la pâte thermique est un sujet d
C'esT TOUT