
Ce benchmark, appelé le Dhrystone CPU Arithmetic Benchmark calcule le nombre de MIPS (Millions Instructions per Second) qu'un processeur est capable de calculer. Il s'agit du nombre d'instructions par seconde que peut traiter le processeur, exprimée en millions. Baptisé aussi ALU, ce benchmark évalue la capacité de calcul des unités ALU du processeur. Pour rappel, les unités de calcul ALU (Arithmetic Logical Unit) sont les principales d'un processeur. Elles sont utilisées pour les calculs d'entiers et aussi pour des simulations de fonctions complexes.
Dans ce benchmark, le Pentium 4 3.6 GHz surpasse les autres grâce à sa fréquence de fonctionnement. En effet, il s'agit d'un benchmark dans lequel celle-ci joue un rôle important. Ce n'est pas pour rien que les Pentium 4 sont bien représentés dans le haut du tableau. Seuls les Athlons 64 FX-53 et 3800+ tiennent la comparaison. De manière générale, le P-Rating n'est pas vraiment respecté, les Pentium étant souvent devant leurs homologues AMD.

Le test Whetstone évalue la capacité des unités FPU, à savoir les Floating Points Units - unités en virgule flottante. Ces unités se chargent des calculs des nombres réels. Les valeurs de ce benchmarks sont exprimées en MFLOPS, soit Millions Floataing Operations Per Second - Millions d'instructions en virgule flottante par seconde. Dans ce test aussi, la fréquence est importante comme en atteste la domination des Pentium 4 dans le haut du classement. Signe aussi de l'importance de la fréquence, la position de l'Athlon XP 2800+ FSB333 placé devant les 3000+ Barton étant donné qu'il est cadencé à 2250 MHz là où le 3200+ Barton est cadencé à 2200 MHz. Il existe donc des benchmarks où la fréquence joue un rôle prépondérant sur l'architecture et ce test FPU en est un. Signalons une fois de plus que les Sempron font bien mieux que les Celeron. Les six derniers de ce classement illustrent un autre facteur important influençant ce test : le FSB. En effet, en queue de peloton on trouve les processeurs proposant un FSB de 100 ou 133 MHz.

Les unités de calcul SSE (Streaming Simd Extension) sont apparues avec le Pentium 3 et se chargent de la gestion des nombres entiers et flottants. L'arrivée du Pentium 4 a vu le passage de ces unités en version 2. Le SSE2 a vu alors son nombre d'instructions passer de 70 à 144. Ces instructions SSE2 n'ont été implémentées par AMD qu'à partir des Athlon 64, les Athlon XP se contentant des instructions SSE, d'où la valeur 0 pour ces processeurs et le Sempron 2800+ basé sur l'Athlon XP. Ce benchmark est aussi exprimé en MFLOPS, soit Millions Floating Operations Per Second - Millions d'instructions en virgule flottante par seconde.
Plus que les autres ce benchmark respecte scrupuleusement les fréquences de fonctionnement des processeurs, à l'exception du Pentium 4 'C' qui tire son épingle du jeu par rapport au Prescott pénalisé par la longueur de ses pipelines. Exception également à la hiérarchie basée sur la fréquence : les processeurs dont le FSB est faible, à savoir les Pentium et Celeron fonctionnant à 100 et 133 MHz de FSB.
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