Avec la Play:3, nous avons eu l'opportunité de tester le système d'enceintes réseau de Sonos, qui permet de gérer une installation audio multi-pièces en toute facilité. La plus petite enceinte de la gamme (et la moins chère) tient-elle ses promesses ?

Bon
Pour :
Installation facile
Petit gabarit passe partout
Rendu sonore équilibré
Compatibilité étendue avec les services musicaux en ligne
Contre :
Pas d'entrée auxiliaire
Rapport qualité/prix à l'avantage de la Play:5
Sonos, dont la réputation des solutions de sonorisation multi-pièces et sans-fil n’est plus à faire, nous a proposé de tester la dernière née de sa gamme, la petite enceinte Play:3, lancée cet été au moment de rafraîchir l’image de ses produits. Une enceinte plus accessible que la Sonos S5 (devenue Play:5) qui a toutefois l’avantage d’être plus volumineuse, et donc d’avoir plus de coffre. L’avantage de la Play:3, en plus d’être moins chère, c’est que – facilement "pairable" et peu encombrante – elle permet aussi de sonoriser une pièce en stéréo en ayant juste besoin d’une prise électrique, se glissant à peu près n’importe où.
Moins complète et moins puissante que la Play:5
Première impression, la Play:3 (268 x 132 x 160 mm) est plus compacte que la Play:5 (365 x 217 x 123 mm) et surtout plus légère (2,6 Kg au lieu de 4,2 Kg). Le design reprend quant à lui les grandes lignes de la gamme, avec une sobriété qui colle à l’usage simplifié du produit qui n’affiche que trois boutons (mute, « + » et « - »). Les matériaux utilisés sont de bonne qualité, la finition est impeccable. On remarque l’utilisation de bandes en caoutchouc pour finir l’avant et l’arrière de l’enceinte. Une bonne idée pour mieux absorber les vibrations et conférer à la Play:3 une bonne assise, qu’elle soit posée à l’horizontale ou à la verticale. Quant à ceux qui préfèreraient l'installer sur pied ou la fixer au mur, sachez qu’elle dispose d’un pas de vis standard sur la face arrière, à côté de la seule connectique présente : un port RJ45.
C’est sans doute l’un des plus gros points noirs de la Play:3, qui perd deux connectiques audio, l’entrée auxiliaire, la sortie casque et un port Ethernet par rapport à la Play:5. C’est bien sûr déplorable et l’on aurait aimé que Sonos fasse au moins l’effort de proposer une entrée auxiliaire toujours bien pratique. Même si, au final, le positionnement du produit fait que cela ne pose pas plus de problème que cela, puisqu’il s’agit surtout de venir sonoriser une pièce supplémentaire sur son installation. Quant à ceux qui voudraient n’utiliser qu’une de ces enceintes sans-fil, ils s’orienteront davantage vers la Play:5 et sa connectique plus complète, qui offre en plus des performances sonores un peu au-dessus.
Concernant l’enceinte en elle-même, signalons qu’est est construite autour de 3 haut-parleurs disposant chacun d’un ampli numérique (2 medium de 3 pouces et 1 tweeter), auxquels s’ajoute un radiateur de basses passif (une membrane spécifique) plutôt efficace. C’est la principale différence de conception avec la Play:5 qui compte 1 tweeter supplémentaire et, surtout, un transducteur de basses 3,5 pouces. Malheureusement, Sonos ne communique pas sur la puissance totale délivrée par sa Play:3. Sachez toutefois qu’elle est bien suffisante pour sonoriser avec puissance une pièce d’environ 30 m², et qu’avec une paire de Play:3 poussées à fort volume, il est très facile de faire trembler les vitres. Là n’est de toute manière pas forcément l’intérêt d’un tel système, son rendu sonore à niveau d’écoute moyen étant bien plus intéressant à juger.
A ce niveau-là, on constate qu’en dépit de sa petite taille, la Play:3 sonne relativement bien. On évite l’écueil des stations qui insistent trop sur les graves, avec une neutralité plus marquée, surtout sur les mediums qui sont étonnamment clairs, alors que les aigus se comportent très bien en restant dynamiques. Bien sûr, vu la conception de cette enceinte, on n’est pas étonné de voir qu’a fort volume les basses finissent par se faire manger par les medium en saturant, ce que révèle n’importe quel solo de contrebasse joué à bloc. Quant à la spatialité, l’illusion est bonne en se positionnant à quelques mètres de la Play:3 à bon volume, mais l’on remarque dans la plupart des situations qu’il est très difficile d’enrober l’oreille avec une seule enceinte. Pour la stéréo, nous ne saurions trop vous conseiller d’utiliser deux Play:3 dans une même pièce, même si bien sûr cela double la facture (la Play:3 est vendue 299€). Le résultat sonore étant toutefois plus intéressant que celui obtenu avec une seule Play:5 (399€), lui-même étant meilleur (meilleures basses, plus puissant, plus dense et plus spatial) que sur une seule Play:3. Logique.
Installation, configuration et utilisation : facile et agréable
L’un des gros avantages de Sonos est de rendre extrêmement facile le déploiement d’un système multi-pièces. Autant dire que mettre en fonction une seule enceinte Play:3 chez soi est un jeu d’enfant. D’autant plus que comme avec la Play:5, disposer d’un Bridge (49€) est facultatif pour faire le lien entre les différentes enceintes, chacune d’entre elles jouant en effet le rôle de récepteur et d’émetteur en créant le réseau WiFi Sonos. Il faut toutefois disposer d’une prise RJ45 sur son routeur à proximité du premier élément, qui doit être raccordé en filaire. C’est par ce biais que l’on raccorde l’enceinte à son réseau domestique, et après avoir installé le programme Sonos sur son ordinateur, la configuration se fait en un clin d’œil. Une fois cette première étape enfantine effectuée, ajouter d’autres enceintes Sonos est tout aussi facile et leur reconnaissance est immédiate. Il suffit ensuite de les nommer (en indiquant par exemple la pièce concernée) et le tour est joué. Idem pour appairer deux Play:3, une petite option est disponible dans le logiciel pour faciliter la connexion entre les deux enceintes concernées. Gros avantage, tout le maillage est correctement mémorisé par le système, et il n’y a pas besoin de reconfigurer une enceinte si on la débranche du courant pour la rebrancher ailleurs. Lorsque l’on souhaite balader sa Play:3 (après tout, elle a un format nomade !) d’une pièce à l’autre, disposer d’un système aussi instinctif est un gros avantage.
Pour le reste, il faut rappeler que le système Sonos est hautement connecté, et que cela permet d’utiliser ces enceintes réseau pour diffuser toutes sortes de sources musicales. La bibliothèque de morceaux disponible sur son PC évidemment, mais le soft permet également de lire une infinité de web-radios et surtout d’accéder aux principaux services de musique en ligne, tels que Spotify ou Deezer (et bien d'autres). Les possesseurs de comptes Premium (nécessaires) seront aux anges.
Il faut aussi rappeler que pour piloter le système audio Sonos, on peut utiliser la très bonne télécommande tactile à écran couleur de la marque (349€, outch !), mais aussi et surtout son smartphone iOS ou Android en téléchargeant l’application Sonos (gratuite, ouf !). Là aussi, une petite connexion via le WiFi au système Sonos et le tour est joué. On pilote tout via l’application, quel morceau est joué sur quelle enceinte, on accède là aussi aux web-radios et services de musique en ligne, à la musique disponible sur le réseau domestique et à celle contenue sur le smartphone. Seule ombre au tableau, si les applications proposent une ergonomie agréable et moderne, il n’en est pas de même pour le Desktop Controller sur ordinateur, un programme un peu vieillot qui propose certes toutes les fonctions nécessaires, mais qui n’est pas des plus conviviaux.
Idéale pour ajouter une enceinte à domicile sur son système Sonos
Au final, la Play:3 est une enceinte qui représente le prix d’appel de la gamme Sonos (299€ pour rappel) mais que l’on peut difficilement conseiller comme premier modèle à acquérir pour déployer cette solution chez soi, vu que pour 100€ de plus, la Play:5 (qui demande d’avoir un peu plus de place) offre un meilleur rendu sonore mono-enceinte et une connectique bien plus complète. Elle est également un peu chère même envisagée pour sonoriser une pièce supplémentaire, pourtant bien pratique pour cela, avec son petit format qui lui permet de s’intégrer partout (chambre, cuisine, salle de bain, etc.). Surtout qu’elle offre un son loin d’être décevant vu la taille qu’elle fait. Un format qui permet à un système composé de deux Play:3 d’offrir une performance sonore très intéressante, à condition de pouvoir y mettre le prix. Pour le reste, difficile de prendre en défaut le système Sonos. Installation et configuration sont parfaites de simplicité, l’ouverture sur tous les formats et sources numériques est un régal pour qui a pris le pli de consommer sa musique de façon « moderne ». Et il n’y a que très peu de concurrence sur ce marché, à moins de monter en gamme vers des installations bien plus onéreuses encore. Un produit qui s’adresse finalement encore pour le moment à une niche d’utilisateurs, mais bien pensé et plutôt performant.
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Généralement, ce type de bricolage est d'une efficacité douteuse.
La membrane a pour rôle d'agir comme l'évent d'une enceinte de type "bass-reflex" et le résultat est étonnamment efficace.
C'est sans doute la meilleure construction possible pour donner des graves corrects à une enceinte de cette taille, sachant qu'il n'y a pas vraiment la place non plus de déployer un tube replié pour amplifier les basses fréquences