La gestion PWM des ventirads en pratique...

Conclusion

Publié le 06 mars 2006 , par Stephane CHARPENTIER - mis à jour le 03 février 2010 à 00h

Ne plus courir après l'ultime degré...



PWM connector Lorsque j'ai découvert la joie de monter un PC pièce par pièce il y a bien longtemps, et comme beaucoup d'entre vous, la recherche de l'ultime degré gagné était quasi un but, une quête du Saint Graal. "En rangeant correctement mes câbles dans mon boîtier, mon processeur est refroidi à 46°C au lieu de 47°C en burn !". Ce genre de phrases et de considérations prêtent à sourire aujourd'hui. Non pas que nous remettions en cause le refroidissement des composants, mais simplement parce que ce n'est pas un degré de différence qui va changer beaucoup de choses. Au fur et à mesure des années et de nos tests, nous avons pu constater qu'un processeur fonctionnait toujours aussi bien à 60°C dans un barebone ou un portable qu'à 40°C dans une tour dernier cri ultra ventilée.

Mais ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas dit. En effet, nos affirmations ci-dessus restent vraies pour autant que cet accroissement de chaleur ne soit pas préjudiciable au reste des composants comme la carte graphique ou les disques durs. Certains barebones deviennent par exemple de véritables fournaises ou des barbecues pour disques durs à cause d'un processeur chauffant trop et insuffisamment refroidi. Des portables deviennent des chauffe-cuisses à cause d'un refroidissement mal étudié, etc.

Bref, tout ça pour dire que les processeurs sont prévus pour fonctionner à des températures très élevées, bien souvent au-delà des 80 degrés, en théorie étant donné que des problèmes de stabilité commenceront à apparaître. A cette température, ce sera plutôt la carte mère qui se coupera afin d'éviter tout dégât irréparable. Avec les ventilateurs à quatre points, il faut se faire à l'idée que la performance de refroidissement est moins importante que la réduction des nuisances sonores. C'était déjà le cas avec les cartes mères permettant de gérer le ventilateur selon des seuils de température définis mais cette fonction est ici exacerbée car le ventilateur redescend très rapidement une fois la charge stoppée et à des rotations/minute très basses. Par contre, le PWM permet une réactivité intéressante qui va permettre d'éviter toute surchauffe intempestive. Bref, utiliser un ventilateur géré par le principe du PWM est comme être à bord d'un avion avec pilotage automatique : on laisse faire l'électronique en toute confiance...

...Mais un silence impressionnant en contrepartie



En contrepartie, on a doit à un silence impressionnant dans la majorité des tâches effectuées avec un PC. Il n'y a que lors de parties acharnées de jeu ou lors d'apllications sollicitant à 100% le processeur que le ventilateur va augmenter quelque peu son régime pour rester sous le seuil que vous aurez défini dans les bios... Avec certains ventirads, le résultat est impressionnant. L'Arctic Cooling Freezer est à ce niveau le plus silencieux, son ventilateur descendant sous les 600 tours/minute en idle ou lors de faibles sollicitaions du processeur. Le Zalman de son côté baisse à seulement 1350 tours/minute et est à ce titre décevant par rapport au CNPS9500 LED. En effet, ce dernier est suffisamment efficace que pour fonctionner en 5 volts en permanence, à savoir... à 1350 tours/minute. C'est d'ailleurs confirmé par nos tests du 9500-AT étant donné que c'est uniquement en mode performance qu'il a dépassé les 1500 tours/minute pour atteindre 2163 tours/minute. Bref, les véritables amateurs de silence déçus par le niveau sonore du 9500 LED au minimum se tourneront naturellement vers l'Arctic Cooling, disponible seulement pour une vingtaine d'euros !!!

Comparatif de ventirads - Arctic Cooling Freezer 7 Pro (4) Zalman CNPS9500 AT (3)

Le Freezer 7 Pro moins cher et plus silencieux que le 9500-AT, ce dernier est par contre plus performant...


Une compatibilité et une disponibilité limitées



Cela fait presque deux ans que ce connecteur à quatre points a été introduit sur les plateformes Intel et il est encore aujourd'hui impossible d'acquérir un ventilateur doté d'un connecteur à quatre broches. Exit donc les solutions à base de Thermalright ou autres Noctua, vendues sans ventilateur. C'est réellement dommage étant donné que c'est avec ce genre de dissipateurs que le PWM ferait des merveilles, l'efficacité de ces dissipateurs limitant encore plus les montées en régime du ventilateur. Mais le problème n'est pas limité aux ventilateurs et touche également les cartes mères. En effet, certaines cartes mères ne prévoient pas la gestion d'un ventilateur PWM alors qu'elles sont dotées d'un connecteur à quatre points. C'est véritablement dommage car contrairement au BTX, le PWM est un concept intéressant méritant plus de considérations...

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