Publié le 21 février 2005 , par Laurent
- mis à jour le 03 février 2010 à 00h
Pour ceux qui auraient encore un doute qualitatif dans le choix entre
la PSP et la Nintendo DS, nous répondrons qu’il n’y a pas lieu d’utiliser
le terme de concurrence entre ces deux consoles portables tant elles
n’ont rien avoir l’une avec l’autre. La PSP appartient à une gamme
nettement supérieure qui n’a d’inconvénient par rapport à la Nintendo
DS qu’un prix estimé deux fois supérieur à cette dernière. Pour le reste, la
console de Sony est largement supérieure en tout. Faute de pouvoir
émettre un jugement sur la qualité de développement et d’optimisation
des prochains jeux tant d’un côté et de l’autre, nous nous en tiendrons
aux spécificités techniques et donc au potentiel de la console. Mais
rappelons que cela n’est pas un jugement catégorique puisque l’histoire
nous apprend qu’une petite console cadencée seulement à 33Mhz a évincé
une concurrente cadencée à 200Mhz. Naturellement, d’autres facteurs que
la simple fréquence du processeur interviennent dans l’efficacité
finale mais ceci pour démontrer que Sony a su tirer le plein
potentiel de sa Playstation première génération alors que Nintendo est
resté sur la sellette malgré des spécifications techniques bien
meilleures.
La Nintendo DS n’est pas une mauvaise console, loin de là. C’est une
bonne petite machine, qui de par sa compatibilité avec les jeux
propres à la Gameboy Advance, va pouvoir bénéficier dès sa sortie d’un
catalogue de jeux bien fourni. Elle s’inscrit dans une continuité pépère des
consoles portables de Nintendo. De plus, son prix la rend très
accessible (environ 150 euros) et le prix des jeux ne devrait excéder les 40€ dans le pire
des cas. Elle s’adressera principalement aux petits joueurs
occasionnels qui ne désirent rien d’autre de sa console qu’un petit
moment de détente. Les joueurs plus exigeants et disposant de
meilleurs moyens financiers se tourneront vraisemblablement vers la PSP
de Sony, plus jolie, plus puissante, plus polyvalente et dotée d’un
écran somptueux. Là ou Sony lance une révolution, Nintendo lance une
évolution.
Rédiger un article sur un produit non prévu pour notre marché n’est
pas chose évidente. L’expérience se base sur un modèle particulier et
certainement très différent de la version finale que nous pourrons
trouver dans nos contrées. Le packaging, les manuels intégralement
japonais n’aident pas vraiment à cerner un produit tel qu’il sera
proposé en Europe. Dès lors, que dire des futures possibilités
d’évolution du dit produit si ce n’est qu’elles auraient le mérite d’être
mentionnées. Et c’est ce que nous faisons de part cet ajout à notre
article sur la Nintendo DS. Malgré tout, cela ne change rien à notre
conclusion. Nous tenons à fournir des articles concrets sur du matériel
que nous avons réellement éprouvé et il est absolument hors de question
d’attribuer une note positive ou négative à une évolution dont nos
uniques connaissances se limitent à des bribes d’information.
Néanmoins, la spéculation est de mise mais elle n’a d’objectif que de
stimuler objectivement votre réflexion.
Nous reprendrons donc certains points non mentionnés ou développés dans
l'article même. Et un de ces points est celui de l'écran tactile.
Contrairement à Spiderman 2, d’autres jeux proposent une gestion concrète de l’écran tactile. C’est le cas notamment de Metroid Prime Hunters
normalement livré d’origine avec la console. Dans ce cas, il vous est
possible de diriger votre personnage via l’écran tactile, à l’aide du
stylet ou plus simplement de votre pouce. Ne bénéficiant pas de ce jeu,
nous ne pouvons donc émettre d’avis sur l’efficacité de cette
possibilité. Malgré tout, la réflexion suivante n’est pas dénuée de
sens : à quoi bon bénéficier d’un affichage double si l’un est encombré
d’un gros doigt dans une fonction faisant certainement double emploi
avec les boutons standards déjà présents ? De plus, de par la
disposition centrale de l’écran tactile, la manipulation n’est pas
forcément aisée pour une console qui se veut portable et ergonomique.
Dès lors, l’intérêt devrait résider en la gestion exclusive de
fonctions secondaires, comme par exemple le changement d’arme dans un
FPS ou de caméra dans une simulation automobile.
Ne perdons pas de vue également qu’une telle fonctionnalité est
totalement dépendante du bon vouloir des développeurs. Metroid, en plus
d’être relativement bien conçu visuellement comparé à Spiderman,
propose une gestion assez complète. Mais il est aussi livré d’origine
avec le jeu, ce qui laisse un sous entendu possible: NVIDIA ne
proposerait pas Tetris avec ses cartes graphiques haut de gamme.
Bien qu’aucune gestion logicielle n’existe d’origine concernant une
fonction dictaphone ou autre, un microphone est bel et bien présent sur
la console. Outre les possibilités standards que l’on peut imaginer et
qui seront certainement proposées à l’avenir, Nintendo affirme que
certains jeux pourront exploiter un système de reconnaissance vocale
afin d’interagir dans le jeu.
Dépourvue de fonctions multimédia à l’origine, Nintendo pourrait remédier à cela avec le Play Yan, un module de gestion multimédia. Avec le Play Yan,
la console sera en mesure de lire des fichiers vidéo et audio. Dans le
premier cas, le format supporté est le MPEG-4 dans une résolution
maximale de 352x288 pour une fluidité d’animation comprise entre 6 et
30 images par seconde. Le son sera quant à lui échantillonné à une
fréquence de 8KHz. Au niveau des fichiers audio, la console sera
compatible avec le format MP3 pour une fréquence d’échantillonnage
allant de 32KHZ à 48KHz. Le stockage se fera par le biais d’une carte
mémoire de type SD. Le Play Yan devrait être disponible au Japon dans les prochains jours.
De plus, Nintendo prévoit d’exploiter l’écran tactile dans une
utilisation moins ludique. Il compte en effet proposer dans un avenir
proche un logiciel permettant d’utiliser la DS comme un PDA ou presque.
Même si toutes ces évolutions pourront rendre la Nintendo DS plus
intéressante pour les personnes ne désirant pas uniquement jouer, elles
ne seront pas gratuites. Pour information, la Play-Yan est disponible à
la réservation en Asie pour un prix avoisinant les 65€ et ce, sans
carte mémoire.
Prix compétitifs des jeux et de la console
Ergonomie efficace
Bonne autonomie
Ecran tactile
Compatibilité des jeux GBA
(Conditionnel) La reconnaissance vocale
(Conditionnel) La Play Yan
(Conditionnel) Le logiciel de gestion type PDA
Spécifications techniques d'un autre âge en comparaison de la concurrence
Aucune autre fonction intéressante, hormis le jeu
Qualité d'affichage moyenne et difficulté d'un positionnement optimal des deux écrans (reflets)
Menus assez austères
Pas de compatibilité Wi-Fi des jeux GBA multi joueurs et aucune possibilité filaire
(Conditionnel) Le prix de la Play Yan, réduisant l'attrait financier de la NDS ainsi que le manque d'ergonomie de l'ensemble.