Les
lois de l’évolution étant ce qu’elles sont, il était temps pour
Nintendo d’aller de l’avant et de proposer un nouveau produit. Mais pas
n’importe comment, car il y a un os et celui-ci s’appelle Sony. Un os
que Nintendo connaît très bien puisqu’il est le principal facteur de
l’échec commercial de sa Nintendo 64, évincée par la toute puissante
Playstation de son concurrent. Toute puissante, pas exactement puisque
la N64 est restée la console la plus véloce jusqu’au débarquement de la
Dreamcast de Sega et son Cpu Hitachi cadencé à 200 MHz. A titre de
comparaison, la Playstation première du nom était animée par un
processeur Mips R3000A cadencé à 33 MHz, contre un Mips R4300 tournant
à 93 MHz pour la N64. Comme vous pouvez le constater, la réussite ne
tient pas dans le nombre de mégahertzs.
On dit que l’histoire tend à se répéter et c’est ce que nous pourrions
penser dans le cas qui nous intéresse ici tout en procédant
préalablement à un échange des rôles. En effet, si la PSP de Sony peut
se targuer d’un processeur cadencé à 333Mhz, la Nintendo DS ne joue pas
du tout dans la même cour techniquement parlant et puisque nous sommes
occupés à faire l’apogée des mégahertz, penchons-nous sur le cas DS.
Cette dernière possède deux processeurs de marque ARM. Pour la petite
histoire, ARM (Arcos Risc Machine) a élaboré son premier processeur
Risc 8 bits du temps ou Intel s’occupait de son 8086 à architecture
Cisc. En faisant appel à des processeurs ARM, Nintendo ne s’aventure
pas en territoire inconnu puisque la GBA était déjà équipée d’un ARM7.
C’est d’ailleurs ce dernier qui est repris dans la NDS en tant que
processeur secondaire. Malgré tout, sa fréquence est revue à la hausse
et passe de 16 MHz à 33 MHz. Le processeur principal est un ARM9
cadencé à 66Mhz.
Le circuit graphique est aussi connu puisqu’il s’agit d’une adaptation
de celui qui équipe la puissante Dreamcast de Sega, à savoir la
technologie PowerVR MBX ici présente dans sa version RS. Sur papier, ce
système cadencé à 120 MHz offre un fillrate de 180 millions de pixels
par seconde (contre 664 millions pour la PSP).
L’un dans l’autre, la puissance de la NDS est estimée comme à peine
inférieure à la Nintendo 64. En comparaison des 333 MHz de la PSP et de
sa puissance similaire à une Playstation 2 (300 MHz, 32Mo de Ram), le
combat marketing de Nintendo ne se fera pas à coups de relevés
techniques. N’oublions pas que la Nintendo 64 fêtera ses 10 bougies
l’an prochain alors que la Playstation 2 n’en a soufflé que 5 cette
année. Il y a donc manifestement un écart de génération entre les deux
protagonistes.
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