Anidées, petit nouveau sur le marché des boîtiers, se voudrait être la contraction de "An idea" traduit à la française pour donner Anidées. L'AI-6 est-il bourré de bonnes idées ? Nous allons le voir. Simple et élégant, l'heure du test a sonné...

Bon
Pour :
Solide et bien assemblé
Montage des disques en Rack
Ventilation efficace et peu audible
La paroi en plexi pour qui aime...
Contre :
... mal usinée sur notre exemplaire
Certains pas de vis récalcitrants
Un scratch inutile pour l'alim'
Boutons un peu cheap par rapport au reste
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Présenté il y a peu dans nos colonnes, le boitier Anidées AI-6 fait son entrée dans notre labo. Commençons pas un tour du propriétaire. Moyen tour, en acier et plastique avec revêtement en aluminium, il fait son poids avec 11 Kg sur la balance dont au moins 2 pour la porte. Avec des dimensions assez classiques (527 x 207 x 509 mm), il possède une porte en façade qui protège, avec des filtres à poussière, les emplacements vides des trois baies 5,25" disponibles. En dessous des lecteurs, un grand filtre protège donc un ventilateur de 140 mm pré-monté en aspiration pour souffler sur les disques durs. Cette porte est d'ailleurs couverte de mousse pour étouffer le son de ces derniers.
Le tour du proprio
La connectique est déportée sur le dessus et propose quatre ports USB 2.0 et deux ports USB 3.0 - sans qu'un adaptateur vers USB 2.0 ne soit livré dans la boîte, dommage. D'autre part, on trouve également deux prises Jack 3,5 mm pour brancher facilement un micro-casque. Les boutons Power et Reset sont alignés avec deux LED, l'une qui sert de témoin de mise sous tension et l'autre qui signale l'activité des disques durs. Plutôt puissantes ces LED, de quoi jouer le rôle de veilleuses en pleine nuit dans la chambre...
A l'intérieur du boîtier, on trouve sept racks pour les disques durs qui sont d'origine pensés pour accueillir des disques au format 2,5" comme les SSD sans avoir besoin de chercher un adaptateur. A travers la plaque en plexi de la porte latérale, on peut voir un scratch (oui, un scratch) prévu pour maintenir l'alimentation en place en plus des quatre vis habituelles. Les passages de câbles laissent entendre qu'un montage facilité et propre est possible. Nous allons voir ça. On retrouve aussi un ventilateur pré-monté en extraction à l'arrière d'une taille de 120 mm.
On découvre alors qu'il vient se brancher sur l'un des deux petits circuits qui permettent de gérer l'alimentation des ventilateurs. Ce système, plutôt simple en soi, propose de brancher tous les ventilateurs (jusqu'à six) sur deux petites cartes électroniques alimentées par une prise Molex. Bizarrement, on ne retrouve pas pour autant de régulateur ou de potentiomètre pour monter ou baisser la tension de tous les ventilateurs et régler leur vitesse de rotation. Le système est uniquement pensé pour les relier ensemble et c'est tout. Une bonne idée qui aurait pu être poussée davantage... Car en l'état, cela oblige à monter un potentiomètre acheté à part entre l'arrivée d'électricité en Molex et ces circuits pour trouver une véritable utilité au système.
Avant de passer au montage, il convient de s'attarder sur une petite faute d'usinage que l'on remarque au niveau de la plaque en plexiglas. Pour le perçage des trous et des traits sur la paroi transparente et pour le support des ventilateurs optionnels, un robot part d'un point zéro (en haut à gauche dans ce cas présent) et dessine ensuite les motifs pour l'aération. Entre chaque motif, le robot doit relever son outil de coupe pour passer au suivant. Or, notre exemplaire du boîtier a gardé les stigmates de ce robot entre chaque trou et entre chaque trait, avec une grande rayure qui part du coin de la plaque vers le premier trou, ce qui démontre bien un souci d'usinage. Espérons qu'il ne soit présent que sur notre modèle de test, ce que nous n'avons pas pu vérifier, d'où une petite réserve.
Un assemblage facile et fluide malgré quelques légers couacs
Le montage de ce boitier se fait sans trop de souci avec des trous pour passer les câbles qui sont assez larges pour y insérer sans mal celui de l'alimentation principale. Un toron part du sommet du boîtier comprenant les câbles de toutes les connectiques du panneau avant, rejoignant le bas du boîtier. Le tout est proprement ficelé et n'a plus qu'à venir se connecter sur la carte mère le plus simplement du monde. Quant aux lecteurs, il suffit de mettre un coup sec sur le bas de la porte pour la retirer, et il n'y a plus ensuite qu'à pousser le périphérique optique dans son emplacement et de le visser.
Un autre bon point, le constructeur a disposé chaque type de vis dans des sachets distincts avec la désignation, ce qui permet de savoir immédiatement quelle vis s'utilise à quel endroit et pour fixer quel périphérique. Comme on dit à la rédac', Anidées présente sa visserie "à la Ikea". En parlant de vis, l'usinage semble, encore une fois, ne pas être toujours au top et certaines des vis fournies nous ont posé quelques problèmes. Hop, on en pioche une autre dans le sachet et ça vis à merveille. Nous aimons en revanche le système de rack pour les disques durs. Rien de nouveau mais un système toujours appréciable. Des embouts silicones sont déjà montés pour les HDD en 3,5" et il ne faut que quelques secondes pour les installer.
La carte électronique pour les ventilateurs et le scratch pour l'alimentation
Un boitier bien refroidi ?
Une fois notre configuration de test installée proprement dans cet Anidées AI-6 et ses parois refermées, il est l'heure de faire tourner la machine quelques heures pour observer son comportement lors de la montée en charge et sa capacité à évacuer la chaleur. Le test simule une longue session de jeu vidéo, plus d'une heure de Far Cry 2 dans une pièce plutôt chaude, proche des 25°C. Les relevés de températures sont faits à l'aide d'un thermomètre infrarouge. On constate que globalement, et malgré la présence d'une ventilation classique, cet Anidées AI-6 ne conserve pas trop la chaleur et réussit à l'évacuer assez rapidement en post-burn (des mesures faites 10 minutes après la fin du test).
Bonne nouvelle, les filtres à poussière n'interfèrent pas trop avec la circulation de l'air au sein du boîtier, contrairement à ce que nous aurions pu croire. Idem, la lourde porte recouverte de mousse et les grilles de ventilation également surmontées d'un peu de moumoute synthétique ne gênent pas vraiment les dispositions de l'AI-6 à profiter d'un flux d'air visiblement plus efficace que ce à quoi nous nous attendions comme en témoignent les relevés. Finalement, même à 5 Volts, les deux ventilateurs font leur travail. On aurait toutefois apprécié qu'un second ventilateur vienne pousser un peu d'air frais sur les disques. C'est le seul véritable manquement en terme de dissipation dans ce boîtier, mais rien ne vous empêche d'ajouter une turbine supplémentaire à vos frais pour parfaire ce point, voire une autre en extraction ailleurs pour finir d'optimiser le flux d'air.
Configuration de test :
- Carte mère - Asus ROG Crosshair IV Formula
- Processeur - AMD Phenom II X4 980
- Ventirad - Noctua NH-U9B (en fanless pour les tests sonores)
- Carte graphique - AMD Radeon HD 6850
- Alimentation - Seasonic XSeries 460 Watts (fanless)
- SSD - OCZ Agility 3 120 Go
- HDD - Samsung 500 Go 7200 tr/mn

Nous avons ajouté à notre protocole de test des mesures sonores faites à l'aide d'un sonomètre pour donner un peu plus de relief scientifique à l'appréciation "à l'oreille" que nous faisions jusque-là. Celui-ci posté à 50 cm du boîtier, il nous a permis de mesurer le son émis par la configuration dans son ensemble dans les différentes phases de test. Autant le dire tout de suite, ce petit Anidées n'aboie pas ni ne mord. En pleine charge, pendant notre grosse phase de jeu, on ne constate qu'une montée de 3 dB par rapport à notre environnement acoustique de référence. Il faut dire que notre salle de test est assez bruyante même au repos, avec une pression acoustique de 42 dB. Les ventilateurs au maximum en 12V, on relève 45 dB. Ce n'est donc pas ce boîtier Anidées qui sera une grosse source de nuisances sonores. A 5V, les ventilateurs sont tout simplement inaudibles et il faut coller son oreille sur eux pour les entendre ronronner.
Avec 125€ en poche, est-ce le bon boitier à acheter ?
Ce premier boîtier Anidées fait globalement bonne impression mais des petites fautes ici et là l'empêchent de recueillir tous les suffrages. On ne reviendra pas sur les petits problèmes d'usinage qui, on l'espère, ne concerne que notre exemplaire de test. On regrette l'absence d'adaptateur USB 3.0 vers USB 2.0 pour les utilisateurs qui n'auraient pas une carte mère dotée de ports SuperSpeed. Ou encore celle d'un dispositif de réglage de la ventilation, alors que le plus gros du travail avait été fait en regroupant les connecteurs d'alimentation des ventilateurs sur des petites cartes électroniques.
Si on doit le comparer à un autre boîtier recouvert d'alu comme le LanCool PC-K9 passé par notre labo, on constate que le petit surplus demandé par Anidées paye essentiellement la paroi en plexiglas, des ports USB supplémentaires, la porte insonorisée à l'avant et un assemblage des éléments minimisant les jointures. Pour sûr, ce premier essai est encourageant, l'AI-6 étant un bon boîtier auquel il manque tout simplement des petites fonctionnalités et des finitions exemplaires. En l'état, le tarif demandé nous semble un peu trop élevé. Une légère baisse de prix ne ferait que renforcer l'intérêt de cet AI-6, et permettrait à Anidées de se faire connaître...
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(jle commende bientôt
Maintenant, l'option n'est pas super chère non plus et c'est le petit plus qui fait la différence.
Surtout si ce boîtier est destiné à être posé bien en vue ;-)