8800 Ultra, 8800 OC Liquid, 8800 Aquatank

Publié le 02 septembre 2007 , par GuillaumeL - mis à jour le 02 février 2010 à 23h - dans Hardware, Carte graphique

La 8800 GTX est sortie en novembre 2006 et continue de dominer outrageusement le marché des cartes graphiques en termes de performances. Certes il y a l'exclusive 8800 Ultra sortie depuis mais cette dernière est plus une carte overclockée qu'autre chose. Ceci a donné des idées à certains qui overclockent des 8800 GTX tout en les watercoolant. La question est : faut-il leur donner votre argent ? La réponse dans notre article...

Les Radeon HD 2900 XT n’auront rien pu faire contre les 8800 GTX. Avec ce GPU, Nvidia porte depuis novembre 2006 la couronne de la carte graphique la plus rapide (le prestige est certes moins élevé que la couronne de Miss France, mais qu’importe). De quoi donner des envies aux partenaires de Nvidia qui cherchent tous des moyens de se démarquer.

Le plan B



Reste qu’avant le lancement de la Radeon HD 2900 XT, Nvidia se devait d’avoir un plan B au cas où les cartes d’ATI seraient passées devant. Ce plan s’appelait 8800 Ultra. Nvidia indiquait qu’il s’agissait d’une nouvelle révision du GPU du G80, consommant moins d’énergie. Dans la pratique, la consommation semble identique. Ces puces sont des G80 sélectionnés pour leur propension à l’overclocking. Nvidia a ajouté un radiateur pour le moins massif. Il est à la fois performant tout en maintenant le silence que l’on connaît aux radiateurs de référence équipant les 8800 GTX. Une bonne chose.

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La 8800 Ultra et son système de refroidissement... Ultra lui aussi...


Techniquement Nvidia a augmenté l’alimentation du GPU de 0.05 volts pour pousser les fréquences. Les puces mémoires ont également été changées puisque l'on passe de puces 1.1 ns à 0.8 ns. Tout ceci permet de pousser plus haut les fréquences. On passe de 575 MHz à 612 MHz pour le core, et de 900 à 1080 MHz pour la mémoire. Il faut noter que Nvidia utilise un système assez particulier de clock domain : les unités de calculs sont cadencées plus de deux fois plus rapidement par rapport à la fréquence du core. On passe là de 1350 MHz à 1512 MHz. Ce clock domain est doublement particulier par le fait qu’il utilise un système de paliers. Il faut augmenter la fréquence du core d’un certain nombre de MHz avant que la vitesse des unités de calcul soit changée. Il est possible de manipuler directement ces valeurs à partir du BIOS, ce que fait Nvidia.

Nvidia propose donc à ses partenaires des 8800 Ultra prêtes à être emballées et affublées d’un autocollant. C’est le cas de la carte utilisée pour nos tests, prêtée par Sparkle (nous les en remercions). D’après plusieurs partenaires, il n’y a eu qu’une livraison de cartes et il n’y en aura pas d’autres. Malgré cela, on trouve encore des GeForce 8800 Ultra sur le marché, en partie à cause de leur prix : alors que l’on trouve des GTX pour un peu moins de 500 euros, les Ultra se négocie aux alentours de 600 à 630 euros.

Le watercooling à la rescousse ?



Au delà des Ultra, Nvidia a permis aux constructeurs de proposer leurs propres solutions de refroidissement. C’est le cas de deux cartes que nous testons aujourd’hui, à savoir la 8800 GTX Aquatank d’Asus vendue un peu moins de 700 euros (!) et la 8800 GTX OC Liquid de MSI, disponible pour environ 600 euros.

Commençons par le modèle d’Asus. Elle utilise un système de watercooling encastré dans un boîtier que l’on enfiche dans un port PCI : il s’agit du Tide Water de Thermaltake. Ce système de watercooling intégré n’est pas nouveau puisqu’on l’avait déjà vu du temps des X800. Il a l’avantage de regrouper la pompe et le réservoir dans un boîtier fermé. Le tout est accompagné d’un ventilateur et d’un radiateur pour en assurer le refroidissement.

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Asus Aquatank


Pour la carte, Asus a jugé bon d’intégrer un bloc de refroidissement complet, enchâssant le waterblock avec un radiateur qui surplombe la mémoire. Pour qu’il soit efficace, Asus a ajouté un ventilateur, ce qui en fait donc deux dans cette solution de watercooling…

Côté fréquences, Asus a été pour le moins généreux avec 630 MHz pour le GPU et 1030 MHz pour la mémoire. Notez enfin que le Tide Water inclut un interrupteur qui permet de sélectionner la vitesse de fonctionnement du ventilateur. On peut choisir entre un mode très bruyant et un mode très très bruyant. Au cas où vous n’auriez pas compris l’allusion… le système de refroidissement de l’Aquatank est TRES BRUYANT.

La version OC Liquid de MSI semble beaucoup plus dépouillée au premier abord. MSI s’est contenté d’utiliser un waterblock sur le GPU, la RAM étant refroidie passivement par un radiateur. La pompe est située quant à elle directement sur la carte. Le réservoir est fixé sur un ventilateur de 12 cm très silencieux. Idéalement, on le placera dans le boîtier. Le système de fixation des tuyaux est assez rudimentaire, bien qu’il soit possible de le démonter pour par exemple faire passer les tuyaux par une encoche PCI dans le boîtier (et fixer le réservoir à l’extérieur), l’opération sera à réserver aux habitués du watercooling. Le gros avantage de la solution de MSI est que le système est véritablement silencieux. Le bruit de la pompe pourra certes en gêner certains (il s’agit d’un ronronnement différent de ce que l’on a l’habitude d’entendre) mais globalement la solution est ce que l’on peut trouver de mieux en « tout intégré ».

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MSI OC Liquid



Quelques tests d'overclocking



Nous avons tenté de comparer ce que valaient ces trois solutions par rapport à une GeForce 8800 GTX classique.

Configuration de tests

  • Processeur Intel Core 2 Duo X6800
  • Radiateur Thermalright Ultra 120 Extreme
  • Carte mère Asus P5B Deluxe (Intel P965)
  • 2 x 1 Go Corsair PC6400 (CAS 5)
  • Windows Vista 32 bits

Le premier test était de voir les fréquences maximales que pouvaient tenir ces différentes solutions. Rappelons d’abord les fréquences de base de chaque carte :

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Voici ce que nous avons obtenu :

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Il est intéressant de noter que l’interrupteur de l’Aquatank (qui permet de passer de très bruyant à très très bruyant) n’a aucune influence sur les performances : dans les deux cas nous nous retrouvons avec les mêmes fréquences. La carte de MSI semblait désavantagée par rapport à celle d’Asus en ce qui concerne la mémoire. Dans la pratique, l’écart est ridicule, seulement 6 MHz.

Vous aurez remarqué que les trois GeForce GTX « spéciales » atteignent des fréquences de core relativement semblables, entre 663 et 670 MHz. Seule l’Ultra se démarque véritablement sur la fréquence mémoire avec un impressionnant 1200 MHz.

Performances



Les écarts de fréquences sont assez faibles, malgré tout nous avons tenu à observer l’impact sur les performances. Nous avons mesuré les quatre cartes à leurs fréquences nominales, ainsi que les performances obtenues à 663 MHz pour le core et 1060 MHz pour la mémoire. Cela permet de voir le potentiel maximal des deux solutions watercoolées.

Premier jeu, la succulente Lara Croft dans Tomb Raider Legend !

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Globalement, la 8800 Ultra arrive à creuser l’écart d’une dizaine de pourcents par rapport à la GTX avec et sans anti-aliasing. Il faudra monter plus fortement les fréquences des modèles watercoolés pour obtenir un résultat proche, voir dépassant celui de l’Ultra. Pour le reste, les écarts sont faibles, pour ne pas dire infinitésimaux. Le tout dans une résolution forte, le 2560x1600.

Nous nous sommes ensuite portés sur Quake 4 dans une résolution de 1920 par 1200.

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Sans anti aliasing, les performances sont plafonnées par notre processeur. On se concentrera donc sur les performances avec anti aliasing. La encore, 10% d’écart entre la GTX et l’Ultra, et la version overclockée de nos cartes watercoolées permet de gagner trois petits pourcents de plus.

Conclusion



Nous pourrions continuer les benchs pendant de longues pages mais à quoi bon, vous devriez déjà amplement avoir saisi l’idée. Toutes ces cartes ont un point commun, faire payer très cher un gain d’une dizaine de pourcents sur une carte que l’on peut déjà considérée comme très rapide. Avec un surcoût de 140 euros par rapport aux GTX classiques, les Ultra seront réservées à des clients qui recherchent un signe intérieur de richesse pour leur PC. Notez également que le boîtier plastique qui recouvre la carte tend à bloquer l’accès a certaines fonctions sur les cartes-mères. Sur une P5K par exemple, elle bloquera 4 des 6 ports SATA (les autres cartes n’en bloquent que deux).

Quid des modèles watercoolés ? Première chose, le fait que les G80 ne sont pas réellement capables de tirer profit du watercooling. En plafonnant dans les 660 MHz, ces watercooling ne permettent pas de tirer un gain de performances significatif, ce qui limite leur intérêt.

Le choix d’Asus du Tide Water de Thermaltake n’était probablement pas le bon quand l’on considère le bruit généré. Si l’on ajoute le prix de 700 euros, il est assez difficile de la recommander. Pour ce qui est du modèle de MSI, c’est assez différent. Non seulement son système est beaucoup moins bruyant, pour ne pas dire quasi silencieux si l’on omet les vibrations de la pompe, mais en plus ses performances sont aussi bonnes que celles du modèle Asus, y compris pour la mémoire. Si vous souhaitez absolument goûter au watercooling, la solution de MSI a du sens.

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