NVIDIA n'est pas à la fête en ce moment. Bafouilles marketing avec la dénomination de ses cartes, bugs sur certaines puces, chipsets voués à disparaître et licenciements. Ajoutons à cela la "mauvaise" surprise ATI qui a sorti des cartes mettant à mal la suprématie des verts et l'obligeant à rapidement casser ses prix. Histoire de rattraper les "rouges", NVIDIA sort une version 2 de sa GTX 260 avec 216 Stream Processors en lieu et place des 192 de la première version. Que vaut-elle ? La réponse dans notre test...
Depuis qu’ATI et Nvidia sont les principaux acteurs du marché de la carte graphique, l’histoire se répète, à savoir des hauts et des bas pour l’un et pour l’autre. Tantôt ATI domine, tantôt c’est NVIDIA qui tient la dragée haute. Depuis la sortie des GeForce 8 en novembre 2006, NVIDIA a largement dominé ATI qui de son côté a eu du mal à assurer la succession de sa période faste qui avait démarré avec l’excellente Radeon 9700. Au moment où ATI lançait péniblement sa Radeon HD 2900XT en mai 2007, NVIDIA en profitait pour enfoncer le clou avec la 8800 Ultra qui offrait un niveau de performances sans égal, le tout dans un silence de cathédrale. L’architecture des GeForce 8, première puce DirectX 10 de la firme au caméléon, a coûté beaucoup d’argent en recherche et développement selon NVIDIA. Est-ce cela qui a justifié les trop nombreuses déclinaisons dérivées du G80 qui ont suivi ou est-ce l’envie de rentabiliser au maximum une architecture qui ne trouve pas d’écho du côté de la concurrence ? Probablement les deux. Sauf qu’ATI n’allait pas rester les bras croisés et mettait à mal les plans de NVIDIA. Le début de la fin de l’hégémonie des verts arrivait avec la sortie prématurée des 8800 GT qui sont lancées juste avant les Radeon HD 3870 et 3850 qui ont fait peur à NVIDIA. Même si ces cartes ne déméritaient pas, elles ne justifiaient pas la sortie d’une véloce 8800 GT vendue à prix sacrifié. Sont ensuite sorties les 8800 GTS 512, plus performantes et plus chères, toujours sans répondant d’ATI... jusqu’à la sortie de la Radeon HD3870X2, solution embarquant deux GPU sur le même PCB. Elle obligea NVIDIA à dégainer la GeForce 9800 GX2, elle aussi composée de deux puces.
Avant elle, NVIDIA avait inauguré la famille GeForce 9 avec la 9600 GT, génération perdue qui allait entamer une période floue chez NVIDIA en matière de dénomination. Officiellement, les GeForce 9 sont lancées pour distinguer les cartes compatibles avec l’Hybrid SLI et l’Hybrid Power. Rappelez-vous cette fameuse technologie permettant d’arrêter la carte en mode 2D pour passer par la solution graphique intégrée. Après un lancement maintes fois retardé et une sortie difficile entachée de nombreux bugs (voir notre article), NVIDIA n’évoque quasi plus cette fonction réservée aux chipsets NVIDIA. Quand on sait que ces derniers sont voués à disparaître, on comprend mieux pourquoi. On a ensuite eu droit à la GeForce 9800 GTX qui n’était qu’une GeForce 8800 GTS 512 overclockée, suivie plus tard d’une version « Plus » aux fréquences plus élevées pour mieux contrer le regain de forme d’ATI avec ses Radeon HD 4870 et 4850 qui frappèrent un grand coup, peu après la sortie des GeForce GTX 280 et 260. Ces cartes NVIDIA sont dotées d’un GPU complexe, performant en tant que tel mais lancés à des tarifs bien trop élevés par rapport à ce qu’ATI allait offrir. Résultat, NVIDIA dut baisser ses prix en catastrophe pour s’aligner sur les excellentes cartes ATI. Les rouges allaient définitivement faire mettre un genou à terre au caméléon avec la Radeon HD 4870X2 qui reste à l’heure actuelle la carte 3D la plus performante du marché même si elle consomme et chauffe beaucoup. NVIDIA ne put répliquer par une carte bi-GPU comme la 9800 GX2 à cause de la complexité de son G200 et de sa consommation.

La GeForce GTX 260 "v2" 216 SP de Zotac
Du coup, voilà NVIDIA dans le rôle d’ATI il y a 1 an, à savoir sortir des cartes qui ne seront pas les plus performantes mais qui se placeront bien en termes de rapport qualité/prix. Moment choisi aussi par NVIDIA pour nous marteler que la performance 3D n’est pas l’essentiel mais que comptent aussi la physique (avec le Physx) et l’exploitation de la puissance du GPU ailleurs que dans les jeux. Histoire d'épicer le tout, quoi de mieux que de semer le trouble chez le consommateur en décidant de renommer des anciennes cartes comme la firme s’apprête à le faire ou de sortir de nouvelles révisions de cartes existantes. C’est le cas de la GeForce GTX 260 « v2 » qui sort le 9 octobre et que nous avons d’ores et déjà pu tester. Quoi de neuf avec cette « v2 » ? La présence de 216 Stream Processors contre 192 pour la première version de ce GPU, les fréquences restant identiques. Comment différencier la GTX 260 v1 de la v2 ? Bonne question. Cela dépendra du bon vouloir de chaque partenaire de NVIDIA de clairement signifier cette différence… ou pas. En attendant, voyons ce que cette GeForce GTX 260 216 SP a dans le ventre…
| La carte, consommation |
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