Après le XPS 15z, Dell récidive sur la diagonale inférieure en intégrant un écran 14" dans un châssis de 13,3". Ultraportable ultime ou déjà dépassé ?

Bon
Pour :
Finitions et design
Équipement
Taille d'écran
Contre :
Ça souffle
Pas d'option SSD
Dalle brillante
Avec son XPS 15z, Dell avait attaqué frontalement le MacBook Pro 15'' d'Apple, finissant de réorienter cette gamme vers les pros en laissant les gamers s'amuser sur les config Alienware. Avec le XPS 14z, c'est le portable pro 13'' de la marque à la pomme qui est visé. Sauf que Dell fait mieux sur la plupart des points. Le châssis de cet ordinateur n'est peut-être pas taillé dans une seule pièce d'aluminium (unibody) et fait aussi appel à un alliage de magnésium, mais il a le mérite d'embarquer, dans une boîte aux dimensions de 13,3'', un écran 14'' à la définition de 1366 x 768 pixels.
Un écran que nous trouvons plutôt bon dans son rendu des couleurs, son contraste et sa luminosité, même s'il adopte une finition brillante que le pénalisera sans doute auprès des pros, justement. L'intégration de cette dalle est de très bonne facture, avec bords fins, sans sacrifier la présence d'une webcam. Un écran qui a aussi pour lui l'avantage d'être extrêmement fin et qui bénéficie d'une charnière atypique, aussi bien esthétiquement avec son look de ressort que dans la manière dont elle s'intègre, laissant dépasser de quelques millimètres le corps de l'ordi. Quelques traces de tenaces de l'expérience Adamo sans doute. Une charnière sur laquelle on trouve une petite diode d'activité indiquant par exemple la charge de la machine.
C'est en partie cet assemblage qui permet au Dell XPS 14z d'afficher des mensurations menues, et une épaisseur de seulement 23 mm, soit 1,1 mm de moins que le MacBook Pro 13''... Ça compte pour la com'. Surtout que le Dell est aussi plus léger, avec 1,98 Kg sur la balance contre 2,04 Kg pour le modèle Apple. Bref, Dell remporte de justesse cette guerre des chiffres sur la fiche technique, mais qu'en est-il du reste ?
Sans surprise, on retrouve le design qui avait déjà fait mouche avec le 15z. Un liseré argenté qui scelle la base en alu à la partie supérieure du portable qui accueille un clavier chiclet rétro-éclairé très travaillé avec ses touches argentées arrondies (offrant une frappe toute en douceur), un large touchpad qui à défaut d'être directement cliquable gère convenablement le scroll à deux doigts, et des évents stylisés découpés en losange qui cachent deux haut-parleurs Waves MaxxAudio au rendu pas assez puissant mais acceptable. Une découpe du châssis que l'on retrouve sur le dessous, signalant un astucieux système de refroidissement qui aspire l'air frais pour refroidir les composants avant d'être expulsé sur les tranches gauche et arrière. Un système qui, couplé aux qualités de dissipation de l'aluminium, porte ses fruits puisque la machine est restée fraîche en toutes circonstances, même pendant les benchs les plus costauds. En idle, le Core i5-2430M (2,4 GHz, 2 cores - 4 threads, 3 Mo de cache) tourne à 43° et ne dépasse pas les 74° en charge, alors que la GeForce GT 520M reste sous la barre des 68° même en pleine séquence de jeu.
Bien refroidi, quitte à ronronner
Conséquence directe, le 14z fait partie de ces portables qui soufflent. Le ventilateur ne s'arrête jamais et reste légèrement audible en toutes circonstances. Chacun a son seuil de tolérance à ce niveau là, mais on persiste à penser qu'avec le faible dégagement thermique du processeur mobile intégré, et lorsqu'en bureautique c'est le circuit graphique Intel HD 3000 qui est exploité, la ventilation aurait pu être éteinte au moins par intermittence ou en tout cas ralentie. Bien sûr, lorsque l'on passe sur la GeForce ou que l'on se met à solliciter fortement le CPU, ça souffle un peu plus fort, mais c'est pour le coup totalement logique et compréhensible.
Un tour du propriétaire que nous terminerons avec les tranches. A droite, un petit indicateur du niveau de charge de la batterie grâce à quatre petites diodes (dénotant de belles intentions dans la finition) et le graveur DVD en slot-in. A gauche, la moitié des ouïes d'aération donc, mais aussi les deux connecteurs Jack et le port SD occupé par un cache parfaitement adapté. Tout se passe donc sur la tranche arrière, avec un USB 2.0, un USB 3.0, un DisplayPort, un HDMI 1.4, un port Ehternet et la prise d'alimentation (vers un transfo un peu trop volumineux à notre goût).
Livré avec le crapware habituel, ce Dell XPS 14z sous Windows 7 Familiale Premium 64 bits affiche au premier démarrage un widget météo personnalisable et un dock multimédia présentant sans bon goût mais de manière assez visuelle morceaux de musique, vidéos, photos et magazines (via Zinio), en plus d'offrir un raccourci vers les documents ou vers la solution de sauvegarde/synchronisation de Dell, fournie par Roxio. Rien d'incroyable à se mettre sous la dent – excepté l'utilisation de la webcam par FastAccess pour ouvrir une session via la reconnaissance faciale - et l'on va de ce pas désinstaller tout ça (version d'essai de McAfee y compris) pour se lancer dans les tests.
Un GPU dédié qui fait la différence ?
Des tests qui ne tardent pas à nous livrer plusieurs enseignements importants. D'abord en ce qui concerne l'autonomie de ce portable qui est équipé d'une batterie de 60 Wh (pour 4197 mAh). Sous Battery Eater, le Dell XPS 14z tient 1h37 alors que son autonomie est rassurante en bureautique avec 4h41 (en navigation Web et traitement de texte à 30% de luminosité) et potable en lecture vidéo à 3h48 à 80% de luminosité toutes connexions Off. Bien sûr, toutes les options sont là pour prolonger au mieux cette autonomie, comme le rétro-éclairage du clavier qui s'éteint lorsqu'il n'est pas utilisé. Dans le reste des tests, les performances du 14z sont globalement handicapées par l'absence de SSD (pas même disponible en option pour le moment) mais relevées par la présence de 6 Go de DDR3. Les opérations complexes sous Photoshop se font à bonne vitesse sur de grosses images et l'encodage à la chaîne de vidéos (AVI 720p vers MP4 480p via Pazera) est assez rapide, tout comme l'est la compression de notre habituel dossier en archive WinRAR. Dans les tests mono-threadés la fréquence de son processeur à 2,4 GHz lui permet de faire plutôt bonne figure.
Mais c'est bien sûr la présence d'une carte graphique dédiée qui fait la différence sur les tests de Futuremark, permettant à ce 14z de se démarquer sous 3D Mark 06, Vantage ou PC Mark 7 (encore que dans ce test généraliste, le disque dur traditionnel de 500 Go à 7200 tr/min bride un peu le score de la machine malgré ses performances honorables – environ 90 Mo/s en lecture séquentielle). Enfin... à condition d'avoir pensé à aller forcer l'utilisation du GPU à la place du circuit Intel HD intégré dans les pilotes Nvidia, la suite de benchmarks de l'éditeur finlandais n'étant apparemment pas « Optimus Ready » pour switcher automatiquement sur la carte graphique. D'où une petite frayeur au moment de découvrir les premiers résultats.

Reste que l'on peut critiquer le choix de Dell de proposer (comme beaucoup de constructeurs cela dit) ce GPU plutôt bas de gamme en renfort. Sur NotebookCheck, il n'est qu'à quelques encablures du chip intégré au-delà de la 150ème place (!). Et ça se vérifie dans les tests de jeu, le GeForce GT 520M n'étant pas un foudre de guerre. Alors oui, c'est plus confortable pour lancer quelques titres en DirectX 10 sans vouloir trop forcer dans les effets, et cela ne grignote pas à regret dans la batterie en tâches courantes grâce à la techno Optimus, mais quitte à faire l'effort de proposer une belle machine avec la mention XPS et qui souffle déjà pas mal en temps normal, autant faire l'effort de proposer (ne serait-ce qu'en option pour les amateurs de jeux) un GPU un peu plus costaud. Mais il fallait sans doute pouvoir offrir une bonne heure de jeu sur batterie... A moins que ce ne soit la volonté de proposer ce portable à un tarif agressif qui ait dicté ce choix, ce qui est plus que plausible.
Un positionnement logique, mais pertinent ?
Finir sur cette note interrogative ne ferait toutefois pas honneur aux efforts de Dell avec cet XPS 14z qui lui permet de remporter quasi sur toute la ligne sa guerre des chiffres contre le MacBook Pro 13'' vendu à partir de 1150€. Pour moins de 950€, on a une machine mieux équipée, (un tout petit peu) plus fine et (un tout petit peu) plus légère, disposant d'un écran 14'' mieux défini, d'un GPU dédié malgré tout, d'un niveau de finitions au-dessus de la moyenne, et le tout avec une autonomie qui sans être optimale est très acceptable. Ceux pour qui disposer d'un lecteur/graveur optique est important, et que ces diverses options et ce niveau de finition intéressent auraient donc tort de ne pas considérer ce 14z dans leur réflexion pré-achat. Ceux qui ne sont pas convaincus ne manqueront pas de regarder du côté des machines moins chères aux performances un poil en deça sur 13,3'' (genre Acer 3830T à moins de 600€), les pros qui peuvent mettre une rallonge visiteront le rayon X de la boutique Lenovo, alors que tous lorgnent forcément sur les prestations des ultrabooks, globalement moins bien équipés, mais peut-être encore plus sexy et vraiment ultraportables...
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Je parle bien de définition, pas de résolution. Il est tard, la flemme de calculer.
(1280 x 800) vs (1366 x 768 ) c'est quasi équivalent
ya plus de diff entre 14" et 13"
par contre c'est du (16/10) vs (16/9)