Roccat, constructeur allemand de périphériques pour joueurs exigeants, propose avec le clavier ISKU un grand frère à son précédent modèle dont la réputation n’est plus à faire : le ARVO. Plus de style, plus d’options, plus de touches, n’en jetez plus, tout a été revu à la hausse sur cet ISKU...
Livré dans un bel écrin noir et bleu, couleurs identitaires de la marque à la panthère rugissante, le clavier ISKU est imposant (50,9 cm x 24,7 cm x 2,2 cm pour 960 g). Avec son repose-poignets non amovible et ses 123 touches rétro-éclairées, il aura besoin de place sur votre bureau. Le style est affirmé, racé, anguleux avec un petit côté TRON qui ne nous a pas déplu. La finition est impeccable, entièrement constituée de plastique de très bonne facture avec une alternance de matières granuleuses et glossy. Le repose-poignets bénéficie d’une texture agréable et confortable quoiqu’un poil rugueuse, attention aux frottements ! Le pourtour des touches est quant à lui brillant et se fera un plaisir de recueillir vos empreintes digitales et autres traces de paumes de mains. Maniaques, à vos chiffonnettes.
Le clavier est parfaitement stable et tient en place à l’aide de larges patins antidérapants en caoutchouc qui équipent également les 2 pattes rétractables permettant de rehausser l’ensemble. Enfin, un réseau passe-câble parcours tout l’envers du clavier afin d’optimiser la position du câble USB de 2 mètres non tressé et malheureusement inamovible. On regrette également que Roccat n’ait pas intégré un port USB à son bébé afin de lui combiner facilement la souris Kone[+] pour bénéficier de l’option ROCCAT Talk que nous aborderons plus tard.
Installation des pilotes
L’ISKU est fourni avec un étui contenant un guide d’installation dépliant en anglais, un CD avec les pilotes pour Windows uniquement et une carte de membre style "carte de crédit" avec numéro de série pour s’enregistrer auprès de la communauté Roccat. Les drivers s’installent rapidement et sans problème et donnent accès à une interface visuellement très soignée, riche et particulièrement complète pour tout paramétrer dans les moindres détails.
Tout est en anglais, mais pas de panique. Lorsque vous passez la souris sur chaque élément de l’interface, une traduction dans la langue de Molière s’affiche au bas de l’écran. Et niveau options, gestion des macros, création de profils et autres paramètres divers, il y a de quoi faire avec l’ISKU. Il faudra d’ailleurs passer un certain temps avant de trouver la configuration idéale de chaque touche en fonction du type de jeu choisi.
Les possibilités sont tout simplement énormes surtout grâce aux 3 zones de touches spéciales qui - combinées à l’Easy-Shift[+] - permettent d’attribuer une double fonction aux touches. Il est même possible d’enregistrer des macros à la volée en appuyant sur le bouton « Rec » du clavier directement depuis un jeu sans avoir à se rendre dans les pilotes.
Utilisation du clavier
On sent avec ce clavier que tout a été pensé dans les moindres détails pour une ergonomie optimisée en cours de partie. Annoncé avec une fonction anti-ghosting avancée et un taux de polling de 1000 Hz, l’ISKU est effectivement très performant et impossible à mettre en difficulté. Ses touches sont de bonne taille, mi-hautes, elles sont réactives quoiqu’un chouïa bruyantes et la typo utilisée est bien large pour laisser passer un maximum la lumière bleutée qui (dans l’obscurité totale) permet de retrouver immédiatement la bonne touche sans faire d’erreur.
Le rétro-éclairage à 6 niveaux peut d’ailleurs se régler, et se désactiver, directement à partir d’un bouton physique situé sur la partie supérieure droite du clavier, à côté des touches de fonctions multimédia. Ces dernières au nombre de huit, situées au sommet du clavier, sont sérigraphiées et reprogrammables mais sont les seules à ne pas bénéficier du rétro-éclairage. Bien vu. Par contre, les 3 touches situées au niveau du pouce sous la barre d’espace donnent un accès instantané aux fonctions les plus usitées. Les 5 profils programmables et mémorisables par le clavier sont signifiés par 5 LED visibles d’un seul coup d’œil et leur activation se fait automatiquement lors du lancement de l’exécutable associé.
Parlons enfin de l’option Roccat Talk qui, en associant la souris Roccat Kone[+] à l’ISKU, décuple encore les possibilités des joueurs, surtout ceux s’adonnant aux MMORPG. En effet, en l’activant, les pilotes du clavier communiquent ainsi avec ceux de la souris et la fonction EasyShift[+] s’applique alors au mulot dotant de ce fait chaque bouton d’une fonction supplémentaire.
Notre avis
Le Roccat ISKU est un excellent compagnon de jeu, impossible à prendre en défaut, il a tout pour lui : stylé, très bien conçu, réactif, paramétrable à outrance et rétro-éclairé. Les seuls points qui pourraient ne pas plaire à tous les joueurs sont son encombrement, son aspect glossy, la sonorité de ses touches et sa multitude d’options qui peut être un poil effrayante de prime abord pour le commun des mortels. Mais pour un tarif officiel annoncé à 79,90€ et au vue de ses prestations plutôt haut de gamme, impossible de ne pas vous recommander l’achat du Roccat ISKU.
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