Test : SteelSeries Kana

Publié le 26 janvier 2012 , par Mathieu Chartier - mis à jour le 27 janvier 2012 à 18h - dans Hardware, Périphériques - Mots clés : SteelSeries

SteelSeries complète sa gamme de souris avec la Kana, de taille moyenne, sobre et ambidextre. Objectif, laisser de côté les fioritures pour se concentrer sur l'essentiel. Un pari réussi ?

SteelSeries Kana
72

Bon

SteelSeries Kana

Pour :
Capteur performant
Basique mais efficace
Légère, fluide, maniable et très glissante
Un design ambidextre plus travaillé qu'il n'y paraît

Contre :
Revêtement glossy discutable
Seulement deux profils paramétrables
Et quatre niveaux de réglages DPI
Absence de système de poids

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SteelSeries est une marque bien connue des joueurs, et pour cause, elle s'est depuis longtemps offerte les services d'équipes de Pro Gamers réputées pour promouvoir, mais aussi concevoir, ses produits. Ainsi, sur cette seule Kana – petite nouvelle dans la famille de souris du fabricant – se sont affairés les membres des Fnatic, SK Gaming, Evil Geniuses et Natus Vincere. Des experts des jeux les plus joués en compétition, tels que StarCraft II, Counter-Strike ou League of Legends. Bref, des gens qui savent ce qu'ils veulent lorsqu'ils prennent une souris en main pour jouer. Au bout d'un câble tressé de 2 mètres de long (avec connectique USB 2.0), on découvre donc un mulot en plastique glossy blanc d'une simplicité déconcertante. Une version noire plébiscitée lors d'un concours sur Facebook avec 60.000 « j'aime » est également disponible, avec un revêtement soft-touch sur le dessus (sans doute plus adapté, nous allons y revenir). Comme toujours, chez SteelSeries, on est loin des souris pour joueurs aux faux airs de Transformers. La simplicité, gage d'efficacité ?

Parfaitement symétrique, la Kana est une souris ambidextre, ce qui n'est pas négligeable alors que de plus en plus de fabricants ont une sérieuse tendance à ne s'adresser qu'aux droitiers. Si à la base, nous n'étions pas forcément convaincus par sa forme très traditionnelle et sa recherche ergonomique proche du néant, on doit admettre qu'une fois habitué, la Kana se montre agréable à manier dans toutes les situations à longueur de journée. Ce qui est surtout dû à sa grande légèreté.

En effet, la Kana ne pèse que 72 grammes (et aucun dispositif ne permet de l'alourdir), un poids plume à côté de la Corsair Vengeance M60 qu'elle remplace sur notre bureau, elle-même plutôt légère avec ses 130 grammes. Mais le poids n'explique pas tout dans la capacité de cette souris SteelSeries à se faire aussi agréable qu'efficace. En effet, même si son design est hautement classique, sa forme bombée est bien travaillée, offrant des courbes qui se laissent appréhender facilement, alors que sa taille (12,4 cm de long, 6,4 cm de largeur et 3,7 cm de haut) lui permet de bien tenir en main et de garder de bonnes sensations. Dans la gamme SteelSeries, elle s'intercale directement entre la toute petite Kinzu et la grande Sensei. Enfin, c'est la glisse offerte par les patins en Teflon couvrant 16% de la surface du dessous de la souris qui finit de faire de cette Kana une bonne souris de jeu. A l'aise sur toutes les surfaces, c'est toutefois sur un tapis en tissus que cette souris nous a offert les meilleures sensations.

Quelques spécifications techniques :

Capteur optique 400 / 3200 DPI
Opère à 3600 images par seconde sur une distance de 2 mm
Polling rate ajustable de 125 à 1000 Hz
Accélération maximale supportée de 30G
Autorise un déplacement jusqu'à 130'' par seconde

En bureautique et lors d'opérations de précision (toujours ces fameux détourages dans Photoshop), cette Kana s'adapte à toutes les situations, que l'on aime monter en DPI pour pouvoir naviguer aux quatre coins de son écran HD sans se fouler le poignet (dont la casse est très acceptable avec cette souris), ou au contraire travailler avec un pointeur ultra précis et beaucoup moins sensible. A ce titre, notons que l'obscure technologie de stabilisation employée par SteelSeries fait apparemment bien son travail, le capteur n'ayant jamais la tremblote.

SteelSeries Kana (5).jpeg SteelSeries Kana (4).jpeg

En blanc (modèle testé), la Kana est recouverte d'un plastique glossy. En noir, le revêtement
soft-touch semble plus indiqué pour la pratique intensive du jeu vidéo.

En jeu, c'est une toute autre paire de manche et même si la Kana propose six boutons programmables (avec Macros possibles), on la réservera surtout aux amateurs de FPS, de Hack'n Slash ou de RTS, mais peut-être pas de MMORPG. Les joueurs de « Meuporg » préférant souvent avoir davantage de boutons à portée de clic. Ce qu'on apprécie d'emblée, c'est la fluidité de son capteur optique et sa courte portée qui permet de se replacer continuellement sur son tapis sans craindre de faire de faux mouvements. Autre avantage, la grande simplicité du set de boutons et leur qualité. Les clics gauche et droit font un peu plastoc au départ mais se font vite et ont l'avantage d'être très francs. Le large bouton de tranche disponible de chaque côté est super facile à trouver et parfaitement placé. Sous la molette, celui permettant de switcher entre les deux configurations programmées via les pilotes a l'avantage d'être tout seul à cet endroit par rapport à d'autres souris plus sophistiquées. Au moins, on ne se trompe pas. Et la molette crantée recouverte d'un caoutchouc anti-dérapant se montre précise et très silencieuse. Elle est cliquable, mais uniquement sur le dessus.

SteelSeries Kana (1).JPG SteelSeries Kana (5).JPG

Un sans faute ? Presque, car nous avons tout de même plusieurs remontrances à faire à cette SteelSeries Kana. D'abord, son système de molette lumineuse. Une très bonne idée pour donner un look sympa au mulot. Par contre, c'est l'intensité du rétro-éclairage choisi dans les pilotes qui permettent d'identifier quelle est celle des deux configurations programmables qui est active. Si l'on avait pu choisir entre deux couleurs distinctes, pourquoi pas, mais le coup de l'intensité, c'est moyen pour prendre l'info en un coup d’œil en pleine partie. Heureusement, il y a une parade, choisir d'éteindre la diode pour l'un des réglages.

En revanche, là où il n'y a pas de parade, c'est pour le revêtement de cette souris. Le plastique glossy, c'est joli, en blanc ça donne un peu d'originalité au design de la souris, par contre, ce n'est pas le revêtement le plus adapté à la pratique du jeu, surtout de type compet' et sur de très longues sessions. Une fois un peu « grasse », la Kana (qui se salit assez vite) perd en grip (surtout sur les principaux clics), ce qui est assez gênant. La version noire et orange de cette souris dispose pour sa part d'un revêtement soft-touch sur le dessus. Sans doute est-elle plus adaptée. Enfin, pour en revenir aux configurations, on doit avouer qu'il est un poil bloquant de ne pouvoir en pré-régler que deux. Les trois profils qu'offrent la plupart des souris pour joueurs sont en effet bien pratiques lorsque l'on joue à différents jeux nécessitant des réglages particuliers, ou lorsque l'on aime se garder un profil pour son utilisation bureautique de la souris.

SteelSeries Kana (8).jpeg SteelSeries Kana (7).jpeg SteelSeries Kana (6).jpeg

On terminera en glissant un mot sur les pilotes de cette souris, qui – plutôt basiques – font très bien ce qu'on attend d'eux sans s'embourber dans des tonnes d'options inutiles. Prouvant là encore que SteelSeries s'oriente vers les joueurs en quête d'efficacité avant tout avec ce modèle. L'attribution de fonctions aux différents boutons coule de source, tout comme l'enregistrement de macros qui n'a rien de difficile. Tandis que pré-définir ses deux configurations se fait de manière parfaitement intuitive. Par contre, on ne comprend pas bien l'intérêt de pouvoir enregistrer sur une session de jeu la fréquence d'activation des boutons. Pas besoin d'un soft pour nous dire que l'on utilise beaucoup le clic gauche dans Diablo... On aurait préféré se passer de cette fonction et avoir en échange la possibilité de régler les DPI par pas de 100. Là, il faut se contenter de quatre valeurs pré-définies : 400, 800, 1600 et 3200.

SteelSeries Kana - Pilotes (1).PNG SteelSeries Kana - Pilotes (2).PNG

Au final, la SteelSeries Kana est une très bonne souris qui n'est toutefois pas recommandable à tous les joueurs. Ceux qui cherchent une souris de jeu basique mais tout-terrain, facile à paramétrer et orientée vers l'efficacité plus que vers les fonctions sophistiquées seront sans doute intéressés (même les gauchers). Et ils auront raison car dans sa gamme de prix (environ 45 euros), la Kana est un bon choix. En revanche, ceux qui abhorrent les revêtements glossy et cherchent à avoir davantage de possibilités de réglages ou de boutons disponibles passeront leur chemin. En tout cas, on ne peut pas enlever à la Kana son envie manifeste de bien faire, ses qualités de glisse en dépit de son poids plume et les performances de son capteur optique.

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Dernières réactions

fckkk - le 26/01/12 à 21:35
Merci pour le test.
Un autre de prévu pour la kinzu v2 ?
Nagby3 - le 27/01/12 à 07:10
la prochaine version se seras la kanabis?
paflechien - ( 2 approbations ) - le 27/01/12 à 11:41
Review intéressante. La gamme SteelSeries commence à être vraiment étoffée, et ça devient presque difficile de faire son choix, surtout que les différences de prix sont minimes entre certains modèles.
Même si pour l'instant je n'ai acheté que l'Ikari Laser et leur tapis "4HD", j'ai pu dire au revoir à mon syndrome de canal carpien grace à la forme aplatie de l'Ikari dont la glisse est simplement géniale sur leur tapis (extrêmement fin également, un plus pour le canal carpien).
Pour mon confort personnel j'envisage de m'acheter une souris pour le boulot, et dans tous les cas ce sera une SteelSeries.
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