OCZ Enyo, le disque USB 3.0 ultra rapide : 270 Mo/s

Publié le 05 août 2010 , par Stephane Charpentier - mis à jour le 09 août 2010 à 09h - dans Hardware, Stockage - Mots clés : OCZ, USB 3.0, SSD

OCZ est devenu ces dernières années un acteur majeur dans le domaine des disques flash, plus communément appelé SSD. Avec l'Enyo, OCZ continue dans cette voie mais une fois n'est pas coutume, il ne s'agit pas d'un SSD à la norme S-ATA mais doté d'une interface USB 3.0. Et le moins que l'on puisse dire c'est que l'association réalisée par OCZ est détonante !

’USB 3.0 est une interface prometteuse mais insuffisamment répandue pour le moment sur les cartes mères et les ordinateurs portables. Les coupables sont principalement AMD et Intel qui tardent à implémenter l’USB 3.0 en natif au sein de leurs chipsets. Ceci n’empêche pas des fabricants de sortir des périphériques compatibles avec cette nouvelle norme de l’Universal Serial Bus. Le principal intérêt est évidemment l’augmentation des débits et il est dès lors normal de ne voir pour le moment que des périphériques de stockage compatibles avec l’USB 3.0. L'intérêt d'avoir une souris USB 3.0 est en effet limité pour le moment.

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OCZ, pourtant toujours en avance sur beaucoup de monde en matière de stockage, aura mis du temps à officialiser et commercialiser son premier périphériques compatible avec l’USB 3.0. Il s’agit de l’Enyo, un disque compact. Il ne s’agit pas d’un simple disque externe USB étant donné que l’Enyo est un véritable disque flash, un SSD donc, et non un disque dur. Pour rappel, les avantages des SSD sont un silence de fonctionnement, une meilleure résistance aux chocs et aux chutes et des performances accrues par rapport à un disque dur mécanique.

Combiner USB 3.0 et SSD, voilà qui est intéressant vu les performances de la troisième itération de l’Universal Serial Bus qui offre de bien meilleures performances que l’USB 2.0, comme nous l’avions constaté dans un précédent dossier. L’Enyo est disponible en versions de 64, 128 et 256 Go à des prix… assommants. Ils sont en effet disponibles aux tarifs respectifs de 190, 350 et 655 euros ! C’est évidemment très cher. En contrepartie, OCZ annonce des débits importants :

  • Enyo 64 Go : 225 Mo/s en lecture et 135 Mo/s en écriture
  • Enyo 128 Go et 256 Go : 260 Mo/s en lecture et 200 Mo/s en écriture

Voilà qui est prometteur mais qui demande à être vérifié en pratique.

Présentation

Extérieurement l’Enyo prend la forme d’un disque plat et allongé, loin des formats standards des disques externes incluant un disque au format 2.5 pouces. Il ne mesure que 1 centimètre de haut pour 12 centimètres de long et 5,6 centimètres de large. Son poids est de 87 grammes, ce qui le rend excessivement léger. Sa connectique est unique : un mini-port USB 3.0, heureusement rétrocompatible avec l’USB 2.0. Un câble spécifique est inclus avec le disque. Cette connectique est un de ses défauts étant donné qu’il ne faudra pas oublier d’emporter le câble avec vous sous peine de ne pas pouvoir l’utiliser. Un câble mini-USB 2.0 n’est en effet pas compatible avec l’Enyo. A ce niveau, nous aurions dès lors préféré un câble solidaire du disque et plus court.

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A l’intérieur de l’Enyo, on a droit à un PCB similaire à ceux que l’on trouve dans les SSD sauf qu’ici il est plus étroit et plus long. Sur ce PCB frappé du logo OCZ, on trouve 16 puces de Nand Flash MLC d’origine Intel. Et ô surprise, le contrôleur est l’Indilinx Barefoot que l’on retrouve dans de nombreux SSD de la marque. Il est accompagné d’une puce de mémoire de 64 Mo Elpida faisant office de cache mais aussi d’une puce Symwave.

Cette dernière est un contrôleur USB 3.0. OCZ a créé une joint-venture avec Symwave et il est dès lors logique de le retrouver au sein de cet Enyo. Il ne s’agit pas ici du contrôleur SW6315 comme annoncé au CES de Las Vegas mais du SW6316, annoncé en décembre 2009. Il s’agit d’un contrôleur USB 3.0 vers S-ATA capable de débits allant jusqu’à 270 Mo/s. Il s’agit d’une puce SoC (System on a Chip) incluant un contrôleur USB 3.0, un autre S-ATA, un CPU 32-bit et de la mémoire tampon. OCZ propose sur son site un driver spécifique permettant de tirer parti de ce contrôleur Symwave. Comme vous le verrez lors de nos tests, cela peut booster les performances.

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La connectivité USB 3.0 ne permet pas à ce disque d’être compatible avec le TRIM mais OCZ l’a doté de la fonction de garbage collection qui permet en arrière-plan de réorganiser les données afin de limiter les pertes de performance. A noter encore qu’il est garanti 3 ans et pourvu d’un MTBF de 1.5 million d’heures.

Configuration de test

  • Gigabyte EX58-UD5
  • Carte PCI-Express Icy Box USB 3.0
  • Intel Core i7 975 XE
  • Western Digital Raptor 150 Go en disque système
  • RAID0 de 2 Velociraptor 150 Go
  • 3x2 Go de DDR3 Corsair
  • Radeon HD 5870
  • Windows 7 Ultimate 64-bit
  • Driver NEC Renesas 2.0.4.0 pour les ports USB 3.0


PicDet01b_ibac604Nous avons effectué des tests avec une carte PCI-Express x1 Icy Box IB-AC604 (merci Nanopoint) dotée de deux ports USB 3.0 gérés par la puce NEC. A noter qu’avec cette carte, il est nécessaire de l’installer dans un port PCI-Express 2.0 pour pleinement profiter des performances de l’Enyo. Au départ, nous nous serions bien contentés de cette carte pour nos tests mais lors d’opérations de transferts de petits fichiers, nous perdions régulièrement le disque Enyo sous Windows. Avec la carte Asus Crosshair IV Formula et ses ports USB 3.0, cette mésaventure nous est arrivée une seule fois mais par contre les performances étaient moins bonnes qu'avec la Gigabyte, y compris avec la carte Icy Box. Etrange non ? Bref les tests avec les petits fichiers ont été effectués avec l'Asus et ses ports USB 3.0 sitiés au niveau des éntrées/sorties. Il est trop tôt pour dire si c’est le disque OCZ qui a un souci ou non. Histoire d’être complet, nous avons demandé un second exemplaire de l’Enyo et nous vous tiendrons informés si les problèmes se répètent.

Performances


Les performances ont été mesurées avec le driver fourni par OCZ qui booste les performances en lecture. En effet en lecture séquentielle, l’Enyo obtenait 205 Mo/s sans le driver et 270.5 Mo/s avec ! En écriture, les performances sont restées inchangées à 178 Mo/s.

Notre test consiste à utiliser Cristal Disk Mark pour les débits séquentiels. Ensuite nous transférons des fichiers vers les disques à tester et les retransférons ensuite vers le RAID0 de Velociraptor. Ces fichiers sont les suivants :

  • Gros fichiers vidéos : 17.87 Go (18296 Mo) répartis en 4 fichiers - 4.46 Go par fichier
  • Fichiers moyens (4835 fichiers Office, PDF, images) : 2.13 Go (2179 Mo) - 461 Ko par fichier
  • Petits fichiers (56672 fichiers html, txt, png, etc.) : 2.01 Go (2062 Mo) - 37.25 Ko par fichier

Pour évaluer l’Enyo, nous avons testé deux SSD connectés à un disque dur externe USB 3.0 d’origine Icy Box, le IB-318StUS3-B. Ces SSD sont le Vertex et le Vertex EX, tous deux en 128 Go. Pour rappel, ils sont aussi basés sur le contrôleur Indilinx Barefoot. Le Vertex EX utilise des puces de NAND Flash de type SLC tandis que le Vertex se contente de MLC. Nous avons aussi testé l’Enyo sur des ports USB 2.0.

performances


L’Enyo est époustouflant en lecture avec un débit séquentiel de 270 Mo/s. Ce débit se confirme en pratique avec près de 220 Mo/s contre seulement un peu plus de 180 Mo/s pour les Vertex. En écriture, l’Enyo est très bon pour le transfert de gros fichiers mais ralentit le rythme avec les fichiers de taille moyenne et surtout avec les petits fichiers. Mais ce résultat là en particulier demande à être confirmé avec un second disque, comme évoqué ci-dessus. Quoiqu’il en soit, l’USB 2.0 est bel et bien enterré.

Conclusion


OCZ-Enyo-USB-3-2L’Enyo est un disque flash USB 3.0 offrant des performances d’un très haut niveau. Les débits en lecture et en écriture sont tout bonnement excellents et exploitent à merveille les possibilités offertes par l’USB 3.0. Il peut devenir le compagnon idéal du geek nomade qui a besoin de transférer rapidement des fichiers.

A condition d’avoir des ports USB 3.0 partout où il va, ce qui ne sera pas toujours le cas. A condition aussi qu’il n’oublie pas son câble USB à la connectique spécifique et non compatible avec les câbles USB 2.0. Enfin, à condition qu’il ait un portefeuille bien garni vu les tarifs pratiqués pour l’Enyo : 190 euros pour la version 64 Go, 350 euros pour la version 128 Go et 655 euros pour la version de 256 Go. Avec de tels tarifs, il vaut mieux s’acheter un boîtier externe USB 3.0 et y mettre un disque 2.5 ou 3.5 pouces de 500 Go ou plus. Les performances seront en baisse par rapport à l’Enyo mais largement supérieures à l’USB 2.0.

Au final, cet OCZ Enyo est davantage une démonstration technologique montrant les possibilités de l’USB 3.0 et le savoir-faire OCZ. En tant que tel, il est époustouflant mais souffre d’un rapport prix/prestations défavorable qui le rend difficilement défendable commercialement parlant…

Dernières réactions

soa - le 05/08/10 à 00:31
test
A condition aussi qu’il n’oublie pas son câble USB à la connectique spécifique et non compatible avec les câbles USB 2.0

Vous êtes sûr?

Il me semble que la partie USB 2.0 micro du connecteur USB 3.0 micro, est compatible avec les câbles USB 2.0 micro actuelle.

Sinon bon, ce que je déplore c'est que les boitiers/SSD qui supportent l'USB 3.0 ne supportent pas en plus l'eSata, car si c'est pour utiliser l'USB 3.0 que chez soit ben autant acheter un boitier USB 2 eSata, le temps que l'USB 3.0 se démocratise (et ca va mettre du temps vu le parc informatique existant)
Stéphane - le 05/08/10 à 00:35
non, je l'ai essayé. La petite partie du port USb 3.0 est moins haute qu'un mini-connecteur USB 2.0 wink

le problème avec l'esata actuel, c'est qu'il doit être secondé par une alim...
soa - le 05/08/10 à 00:39
Oups, pardon, c'est écrit dans l'article.
Oui je ne lis que les conclusions au début, s'il y a un truc intéressant je lis le test en entier par la suite.
Stéphane
le problème avec l'esata actuel, c'est qu'il doit être secondé par une alim...

Oui c'est juste.
M'enfin perso je serai déjà content qu'il y ait une prise alim sans que l'alim soit fourni, pour réduire les coûts pour le fabricant. Au moins l'utilisateur aurait le choix de la connectique, il n'aurait qu'à se trouver un transfo.
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