Le Solid est le SSD bas de gamme chez OCZ qui fait partie de la section "Value" du fabricant. En version de 30 Go, il se négocie nettement sous les 100 euros et nombreux se sont laissés tenter ou hésitent fortement à le faire. Basé sur le contrôleur JMicron JMF602 associé à de la mémoire de type MLC, on ne peut pas dire qu'il parte avec de solides atouts. Faut-il néanmoins l'envisager comme disque système ? Doit-on craquer pour un SSD low cost ? La réponse dans notre article.
Lors de précédents articles, nous avons envisagé en long et en large des SSD utilisant le contrôleur JMicron JMF602. Il était en effet embarqué au sein des modèles de Transcend 64 Go (puces SLC) et du CSX 128 Go (puces MLC). Nous en avions profité pour démontrer ses carences, notamment lors du traitement de petits fichiers. Plus récemment, lors de notre comparatif de SSD, nous avons analysé la courbe particulière des débits que l’utilisation de ce SSD engendre. Histoire d’en finir avec ce contrôleur (presque puisque nous testerons l'OCZ Apex sous peu), nous répondons avec cet article à la demande faite par des lecteurs de tester l’OCZ Solid que l’on trouve à des prix sacrifiés ci et là. Nous nous sommes donc portés acquéreurs d’un exemplaire de 30 Go acheté à 58 euros sur un célèbre site Internet français casseur de prix.
Le Solid est le SSD bas de gamme chez OCZ qui fait partie de la section "Value" du fabricant. On pourrait aussi le considérer comme le successeur des fameux OCZ Core V1 et V2 car il en reprend les principales caractéristiques à savoir des puces MLC couplées au contrôleur JMicron. Ces SSD Core ont connu un succès rapide car ils étaient disponibles à des prix intéressants mais il ne fallut pas attendre longtemps avant que les acheteurs se manifestent sur divers forums et celui d’OCZ en premier pour exprimer leur mécontentement. Certains étaient incapables de mener à bien l’installation de Windows tandis que d’autres qui y étaient parvenus se plaignaient de gels du système et de performances médiocres lors du lancement de certains programmes. La cause fut vite découverte puisque le coupable était le contrôleur JMicron JMF602, alors en révision A. La version 2 du Core ne changea pas énormément la donne vu que le JMicron était toujours de la partie. Il apporta néanmoins un petit port USB en plus de l’interface S-ATA et les débits ont été revus quelque peu à la hausse. Le Solid utilise toujours le contrôleur JMicron, est lui aussi doté d’un connecteur USB mais a des débits maximaux un peu inférieurs au Core V2.

A côté de ces modèles "low cost", OCZ a multiplié les annonces en matière de SSD. L’Apex vient se positionner juste au-dessus des Core et Solid et propose en réalité un RAID0 interne de deux SSD, toujours piloté par du JMicron. Il utilise en effet deux contrôleurs JMF602 épaulé par une puce JMicron JMB390 qui fait fonctionner les puces MLC en RAID0, ce dans le but d’augmenter les performances. Vient ensuite le Vertex qui a recours à un contrôleur Indilink Barefoot. OCZ va aussi ajouter à son catalogue le Summit qui est en réalité un SSD Samsung MLC de nouvelle génération, le PB22 que nous testerons ultérieurement. En attendant, concentrons-nous sur le Solid.
- Introduction
- Protocole de test et configuration
- Spécifications, courbes de débits
- Courbes de débits face à la concurrence (1)
- Courbes de débits face à la concurrence (2)
- Performances synthétiques
- PCMark Vantage
- Transferts de fichiers - débits en lecture
- Transferts de fichiers - débits en écriture
- Transferts de fichiers - copie interne
- Conclusion
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