Fine, légère et performante, la Galaxy Tab de Samsung est la tablette Android Honeycomb qui nous a fait la meilleure impression. Pas encore la tablette parfaite, mais une sérieuse concurrente à l'iPad 2.

Très bon
Pour :
Design et finition
Légèreté
Retouches efficaces d'Honeycomb
Plateforme qui a fait ses preuves
Contre :
Bridage via le dock
Prix des accessoires
Support du Flash pas optimal
| Les meilleurs prix : | |
| ACHETER | |
| Rue du Commerce | 359,90 € |
|---|---|
| La Boutique du Net | 367,99 € |
| Fnac.com | 371,81 € |
Faisons fi des démêlés juridiques entre Samsung et Apple qui se battent à grands coups de brevets pour nous intéresser au produit de la discorde : la Galaxy Tab 10.1. Plus rien à voir avec le modèle annoncé en février dernier, cette tablette de 10,1'' à base de Tegra 2 est, on va le voir, la plus sérieuse concurrente à l'iPad 2 et sans doute la meilleure tablette Android disponible à l'heure actuelle. Une tablette qui fait partie de ces produits qui font forte impression dès le déballage. Ne comptez pas sur nous pour en rajouter à la polémique qui dit que cette Galaxy Tab « copie » l'iPad 2, même s'il est impossible de ne pas reconnaître au moins quelques inspirations puisées chez Apple.
Pour nous, l'essentiel, c'est de constater que le packaging soigné cache une tablette à l'assemblage soignée et aux finitions travaillées. La Galaxy Tab 10.1 est extrêmement fine (8,65 mm contre 8,8 mm pour l'iPad 2) et très légère (565 g contre 601 g pour l'iPad 2), et bénéficie d'un design idéal avec ses bords arrondis et son esthétique aussi sobre que raffinée. Les matériaux utilisés sont agréables et inspirent confiance, tandis que l'écran intégré d'une définition de 1280 x 800 pixels offre un rendu saisissant entre des couleurs bien vives et des angles de vision plutôt ouverts. Tactile capacitif multipoints, il ne souffre d'aucun défaut et offre une parfaite réactivité.
Design réussi autour d'une configuration classique
Sous Android Honeycomb en version 3.2, cette Galaxy Tab 10.1 est bien équipée. Le SoC double cœur de Nvidia cadencé à 1 GHz est épaulé par 1 Go de RAM alors que trois capacités de stockage sont proposées (16, 32 et 64 Go). En revanche, pas de lecteur de cartes intégré. Le capteur dorsal est un 3,2 MP avec autofocus et flash capable de filmer en 720p, tandis que le capteur frontal n'est pas une vulgaire webcam VGA mais bien un capteur 2 MP. La résolution du capteur arrière est certes un peu faible sur le papier par rapport à ceux de certains concurrents, mais il s'en sort relativement bien en produisant des clichés (JPEG de 2048 x 1536 pixels) honnêtes pour une tablette. Pas assez lumineux, mais avec des couleurs plutôt fidèles.
Une photo avec le capteur arrière (à gauche) et avec le capteur avant (à droite)
Quant à la fonction vidéo, le résultat est également correcte. Pour le reste, il faut compter avec une puce GPS, la prise en charge du Bluetooth 3.0 et du WiFi n, sans oublier la présence d'une batterie dont la capacité est de 7000 mAh. Toutefois, les résultats de nos tests de lecture vidéo ne la placent pas en tête des tablettes les plus autonomes. Elle se situe en fait juste au dessus de la Sony Tablet S testée récemment, ayant tenu 5h57 en lisant en boucle une vidéo H.264 en résolution standard, WiFi et Bluetooth éteints, luminosité réglée à 80%. Tandis qu'en utilisation typique (1/3 de surf, 1/3 de jeu, 1/3 d'applis diverses), la Galaxy Tab 10.1 tient entre 6 à 7 heures. Le rechargement complet est assez lent (autour des 5 heures) mais le chargeur fourni a l'avantage d'être un simple bloc sur-prise USB vers dock (c'est mieux que les modèles qui imposent d'avoir à se trimbaler un transfo classique plus encombrant). Le câble USB est en revanche trop petit pour espérer utiliser la tablette lorsqu'elle est en charge, à moins d'aimer l'utiliser recroquevillé vers une prise électrique.
Très sobre, la Galaxy Tab 10.1 n'adopte que quelques boutons sur sa tranche (on/off et volume), deux ouïes bien placées qui cachent les enceintes et un port « dock » 30 pins, comme sur les terminaux Apple. C'est un point important dans la mesure où Samsung a préféré brider l'équipement de base de sa tablette pour confier à ce dock toutes sortes d'accessoires (parfois encore difficiles à trouver en France) permettant de doper ses capacités (35$ le media dock, 80$ le dock clavier, 20$ l'adaptateur USB, 40$ la sortie HDMI). Ce qui est loin d'être la norme chez les tablettes Android. C'est forcément regrettable, surtout quand on sait qu'imposer un écosystème de la sorte est justement un argument qui risque de rebuter ceux qui par nature s'orientent davantage vers une tablette Android par rapport à un iPad pour l'ouverture de la plateforme. Non pas qu'à cause de ce choix Samsung se prive de tous les avantages que peut avoir Android sur iOS, mais cela reste un élément à prendre en compte.
Des retouches légères mais bien vues pour Honeycomb
Du côté du système d'exploitation justement, on se doit de noter que les ajustements appliqués par Samsung à Honeycomb sont efficaces. Tout en respectant l'esthétique et la présentation du système à la base, Samsung réussit à peaufiner le visuel comme les fonctions pour offrir l'une des meilleures expériences utilisateur sur tablettes pour l'heure. La surcouche visuelle claire est aérée est une vraie réussite, et l'on apprécie la présence d'un dock paramétrable que l'on appelle à tout moment via le menu inférieur et qui permet d'avoir accès en deux pichenettes à ses applis préférées. Les retouches ne sont d'ailleurs pas uniquement visuelles, puisque Samsung propose des exclus, comme un player vidéo remanié, un bloc note pratique, un hub social bien fichu, un reader de livres et de magazines convainquant (ePub et PDF), ainsi que des widgets divers et variés. Sans compter sur la présence de Samsung Apps, la sélection d'applications du constructeur. Rien de folichon pour le moment, mais cela montre bien l'ambition que brosse le coréen sur les nouveaux produits mobiles.
Chrome Lite fait une fois de plus son office, offrant une navigation par onglets agréable, réactive et précise. Le chargement des pages, même chargées en éléments visuels et multimédia, se fait sans heurt et seul le support du Flash n'est pas optimal. Ce n'est pas nouveau, et nous en faisons le constat à chaque tablette Tegra 2 / Honeycomb qui passe à la rédaction, mais si certains sites et vidéo en Flash ne posent aucun problème, d'autres ralentissent la navigation, imposent une latence sur les zooms (autrement correctement gérés, même si la fonction de zoom en bougeant la tablette n'apporte rien) et gâchent le visionnage de certaines vidéos trop saccadées. Des désagréments assez aléatoires, qui dépendent vraisemblablement de la qualité d'encodage des Flash, un bandeau pub mal fichu pouvant suffire à faire laguer le navigateur alors qu'un très gros site vitrine bien codé peut passer sans le moindre problème. A l'heure où Adobe tend à se désengager du Flash mobile au profit des applications et du HTML5, cela permet de constater les difficultés effectivement rencontrées.
Pour le reste, c'est généralement du tout bon, comme sur les autres tablettes Honeycomb. Client mail léger et très lisible, gestion du compte Gmail séparée, excellente version de Google Maps et bêta concluante pour Google Navigation. On note également la présence dans la boîte d'une paire d'écouteurs intra-auriculaires de qualité passable, mais le geste est suffisamment rare pour être remarqué. En revanche, même avec une version 3G, impossible de passer un coup de fil avec cette Galaxy Tab 10.1. Il faudra éventuellement attendre qu'un client SIP le permette ou l'hypothétique arrivée de Google Voice pour utiliser la VoIP, alors qu'il est possible d'envoyer des SMS. Bref, les écouteurs permettent de profiter du lecteur audio d'Android 3.2 amélioré par Samsung avec notamment un égaliseur digne de ce nom.
Quant au lecteur vidéo, il n'est malheureusement pas compatible avec les formats MKV comme l'est celui des smartphones Galaxy S. Il faut donc toujours faire un tour sur l'Android Market pour trouver un player alternatif (au hasard, Dice Player) pour ces formats. Bonne nouvelle en revanche, plus de limitation de taille des fichiers à 4 Go par le Fat 32 grâce à un formatage qui permet à la tablette d'être reconnue comme un périphérique MTP (ce qui la rend en contrepartie incompatible avec Mac OS X). Reste que la HD pose problème, Tegra 2 oblige vu que la puce ne bénéficie pas d'accélération matérielle pour le décodage. Pour le jeu 3D, en revanche, aucun problème. Tous les jeux de l'Android Market passent sans souci et l'accès à la Tegra Zone de Nvidia permet de tirer le meilleur du processeur de la Galaxy Tab. Certains d'entre eux sont assez impressionnants graphiquement et l'on a vraiment hâte de voir les premiers jeux optimisés Tegra 3 pour constater l'évolution de la plateforme.
Un bel objet, une bonne tablette
Tout cela pour dire qu'en dépit du choix du dock qui limite un peu la tablette sans les accessoires qui vont bien (et alourdissent la facture), cette Galaxy Tab 10.1 est à notre sens la meilleure de sa catégorie sous Android. Elle surpasse ses concurrentes grâce à un design idéal d'une finesse inégalée, en plus d'être très légère. Pour ne rien gâcher, et sans vouloir réinventer la roue, Samsung personnalise juste ce qu'il faut le système avec un parti pris esthétique tout en sobriété et efficacité. Il y a certes encore des choses à améliorer, mais les principaux reproches que l'on peut faire à cette Galaxy Tab sont inhérents à la plateforme Tegra 2 / Honeycomb. A partir de là, on peut dire que Samsung a conçu un produit presque parfait. En attendant l'arrivée de la nouvelle génération de tablettes sous Android 4.0 et équipées de SoC toujours plus puissants, en comptant aussi sur la (lente) démocratisation du HTML5. A noter pour conclure que la Galaxy Tab existe en noir et en blanc, en version WiFi et WiFi + 3G, mais aussi en version 8,9'' (453 g) au même prix, laissant au consommateur le choix entre confort et encombrement.
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5mm serait largement suffisant!
Ou sinon tes doigts sont sur l’écran et cela signifie que tu fais une action comme par exemple basculer sur un autre bureau.